‹ Les mésaventures d'un avocatChapitre 2 sur 6 · Février 1877. — Ri traxit avec dépen · texte numérisé non relu

Février 1877. — Ri traxit avec dépen

No 504

2 Février 1877.

Jamrs Oip.p, Ross.

Louis Piiidime Demers. Action pour lia montmit de ^6(100.

15 Février 1877. — U<t,a,:it avec dépens.

Xo 594.

2 Février 1877.

James GTr.n Ross.

Elisée Reaudet.

Action pour un iiioutniil dr .-^HllOO.

15 Février 1877. — Ih lraxit avee dépens.

Par ces actions; M. Irviiio voulait rendre les directeurs de la compagnie personnellement responsables des pertes éprouvées par les créanciers anglais. M. Bossé, avocat de la coml^agnie et de M. Sénécal, plaida à la forme et soutint qu'on devait s' adresser à la compagnie, corps p>olitique et incorporé, au lieu de s'adresser aux individus qui la composaient.

Les prétentions de M. Bossé furent maintenues ; la requête libellée et le bref de M. Irvine furent renvoyés et mis à néant, avec dépens contre le demandeur, par Son Honneur le Juge Casault.

No 820.

7 Février 1877.

The Rhode Island Locomotive Works.

ÏHE LeVIS & KeNNEUEC RaILWAY COMI'ANV.

Saisie revendication de deux macliincs-loeomotiA es vendues à la compagnie jf; 16000.

Action alandonnée.

No 822.

7 Février 1877.

ÏIIK WaSOX MaNUFACTURING COMI'ANV.

The Lkvis & Kennerkc Railway Company.

Saisie revendication du matériel roulant vendu à la compagnie $20000.

Action abandonnée.

No 958.

13 Février 1777.

John Langiiam Rekd.

vs.

Louis Adélard Sénégal et li Compagnik de Lévis ET Kexnébeg.

Action de $100,000 en réniliation de contrat.

Juin 27. — Plaidoyer ))UÀs d'<<)-rcin continuance de L. A.

Sénécal admis par la cour.

Plaidoyer pui^ d.'ai-r< In coni inHjaicc de la compagnie admia par la cour.

Ces deux plaidoyers îiyant j)lcinemont convaincu M. Irvinc, la cause tut abandonnée.

No y 58.

Joiix Langiiam 11e éd.

vs.

Louis Adélard Sénégal et la Compagnie de Lévis ET Kennébec.

Action de $100,000 on résiliation de contrat et requête pour faire nommer un séquestre par la cour,

lequel devra administrer et exploiter le cheuiin jusqu'à ce que le litige soit rcgl6.

1er Mars 1877. — Réponse en droit de L. A. Sénécal à

la pétition pour séquestre ; 9 Mars 1877. — Réponse en droit de 'la compagnie de

Lévis et Kennébec à la pétition pour séquestre. 27 Juin 1877. — Plaidoyer j^ta's cVarreiii continuume d L. A. Sénécal, produit.

Après contestation, la cour admet le plaidoyer.

Plaidoyer M d'aryem contiimancc de la compagnie de Lévis et Kennébec, produit. x\près contestation la cour admet le plaidoyer.

Ces plaidoyers étant reçus et admis par la cour, il ne restait à M. Irvine d'autre alternative qu'une retraite humiliante ou une défaite certaine.

Cette requête était sa pièce de grosse artillerie, mais elle fit long feu comme les autres ; il s'en vengea en faisant pleuvoir sur M. L. A. Sénécal une véritable grêle de procès en dommages, pour libelle etc. , etc. , qui eurent le sort des autres.

Le système de M. Irvine est deiuiis longtemps connu ; quand il rencontre un adversaire sérieux, il le circonvient de toute manière, il l'accable de procédures, subpœnas, saisies, etc.

Troi^ souvent ce truc a réussi ; l'adversaire ahuri, craignant de voir son patrimoine s'envoler en frais judiciaires et honoraires d'avocat, fait la I)art du feu et s'exécute. Malheureureusement pour M. Irvine, il avait affaire, cette fois, à un adversaire qui avait les reins solides et qui ne s'effraya nullement des airs de matamore de l'ex Procureur G-énôral.

No 1678.

12 Mars.

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