‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 158 sur 251 · Rohde, Griech. Roman, p. 3o · texte numérisé non relu

Rohde, Griech. Roman, p. 3o

4. Elle n'a là qu'un rôle insignifiant : Ov., XII, 5 (enlèvement d'Hélène) ; 189 à 300 (Neptune et Csenis) , 210 à 226 (noces d'Hippodamie, les Centaures ravisseurs de femmes); XV, 482 à 55 1 (Égérie) ; 497 à 5o5 (Phèdre).

l68 LES MÉTAMORPHOSES d'oVIDE

en souveraine. N*eût-il lu qu'Euripide et les derniers tragiques grecs, Ovide aurait eu probablement assez de modèles pour la partie erotique de son poème ; même parmi les drames d'amour, qu'il énumère dans les Tristes, il s'en trouve plusieurs auxquels il a au moins touché dans les Métamorphoses^ ,

Mais depuis l'époque alexandrine un genre est plus spécialement consacré à l'expression de l'amour : c'est l'élégie. Pendant une quinzaine d'années Ovide avait dû lire et relire les poètes qui s'y étaient distingués ; ils lui ont inspiré tous les ouvrages qui ont fait sa réputation avant qu'il entreprît les Métamorphoses, Il est clair, malgré la différence de la forme métrique, que ce poèntie procède du même art que les précédents et qu'Ovide n'a pas pu chasser de sa mémoire des modèles qui lui étaient familiers entre tous. Callimaque et Philétas sont pour lui des classiques de la poésie amoureuse ; comme tels il les nomme à la suite d'Ânacréon et de Sapho^. On doit supposer aussi qu'il avait lu Antimaque, dont eux-mêmes se réclamaient comme d'un précurseur ^ ; d'autres, dont il n'a rien dit, Phanoclès, Hermésianax, ne sont pas sans avoir exercé sur lui une certaine influence. Il faut essayer d'en retrouver les traces dans les Métamorphoses, quoiqu'il soit bien hasardeux de raisonner sur les débris des élégiaques alexandrins, qui souvent sont moins des ruines que de la poussière. Dans ce genre de poésie on peut distinguer deux sortes d'ouvrages : ceux oii l'auteur chantait ses propres amours, et ceux où il chantait les amours des héros de la fable. Il est vraisemblable qu'Ovide dans les Métamorphoses a dû s'adresser plutôt aux seconds : ainsi il serait chimérique d'y rechercher la trace des élégies d'Euphorion ; les seuls emprunts qu'il a pu faire à ce poète paraissent se rapporter plutôt à ses epyllia. De ses élégies nous ne savons absolument que ce qu'en ont dit les Latins, et puisqu'elles ont été imitées par TibuUe et par Properce, aussi bien que par Gallus *, il est probable qu'elles exprimaient surtout

I. Ov., Tristes, II, 383 (Hippolyle) ; Métam., XV, ^92 à 546.

— 389 (Térée); — VI. 4i2 à 674.

— 399 (Atalante) ; — X, 56o à 707.

— 4oT (Sémélé); — m, 253 à 3i5.

3. Ov., Am.^ I, i5, i3 ; II, 4, 19 ; Art d'aim., III, 329 ; Hem., 38i,

747,759; Tristes, l, 6, 2; II, 367; V, 5, 38; Pont,, III, i, 58; IV, 16, 32 ; Ibis, 55.

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