‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 199 sur 251 · Ov., XV, 3o7 à · texte numérisé non relu

Ov., XV, 3o7 à

LA MllLOSOPHIE ET LA SCIENCE ÎÏO<)

œuvres en effet s'y prête en plus d'un endroit et nous savons qu'aucun sujet ne les avait attirés davantage; il formait une des subdivisions de leur domaine. Callimaque, le v<'M'itable père du genre, avait, dans ses Men^eilles^^ rassemblé un grtnicl nombre de traditions, vraies ou fabuleuses, qui se rapportaient îuix phénomènes des eaux; quelques-unes venaient du llgp' uSiTtuy dt* Théophraste ; la plupart avaient été récoltées çà et la chez les historiens et les géographes du iv® et du iti'^ slt^cle*. Puis Philostéphanos de Cyrène, élève de Callimaque, Hvuit détuché cette branche de la paradoxographie et il avait composé un traité spécial sur les fleuves et les sources merveilleuses. Plus tard encore, vers le temps de Cicéron, Isigone de Nicee avait grossi de quelques faits nouveaux cette matière déjà si riche. De tant d'ouvrages il nous reste des extraits dans les fragments des paradoxographes, mais il n'est pas douteux que les écrivains du temps de l'Empire, grecs et latins, ont profité aussi de leurs recherches d'une manière plus ou moins directe^- Ovide les a-t-il lus ? Est-ce à cette source qu'il faut rapporter le passage des Métamorphoses ?

Au premier abord on est bien tenté de le croire, tant il y a d'apparente analogie entre les Paradoxa de nos manuscrits et le catalogue d'exemples qu'il a versifié ; rien ne ressemble mieux que ce morceau à un recueil d'extraits, à une compilation préparée pour l'enseignement. La plupart des merveilles citées par le poète se retrouvent dans les Paradoxa, Il semble naturel qu*il ait eu sous les yeux notamment l'ouvrage d'Isigone de Nicée, d'autant plus que Pline, avec qui il se rencontre sntiventj procède d'Isigone *. Si nous soumettons le texte d'Ovide à un examen attentif, nous constatons qu'en effet il offre certaines ressemblances avec nos paràdoxographes ^ ; mais sur d'iintres points il en diffère notablement ; tantôt il est plus complet, tiintol il

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