Oder, p. 36, 4o et
LES RECUEILS DE MÉTAMORPnOSES AVA!«T OVIDE 25
lui, ils n'en sont pas moins précieux*. On y peut relever les noms de quatorze auteurs grecs, dont le récit présentait des rapports avec celui de Libéralis; mais, comme Ovide seul nous intéresse ici, nous avons à faire un choix dans ce nombre. Parmi les écrivains que cite Tannotateur de Libéralis plusieurs n^avaient traité des métamorphoses qu'incidemment, et par conséquent nous n'avons pas à nous en occuper ; cette catégorie comprend des historiens, des érudits, des auteurs d'épopées, de poèmes lyriques ou d'élégies*. D'autre part il y a des recueils spéciaux de métamorphoses qui ne Bgurent pas dans ses références ^. Ainsi il nous en apprend trop et pas assez ; mais nous devions parier de lui tout d'abord, parce que nous aurons souvent à discuter son témoignage, qui n'en reste pas moins très utile. Voici donc quelles sont, d'après les recherches les plus récentes, les conclusions, auxquelles on peut s'arrêter, sur les écrivains qui passent pour s'être exercés avant Ovide dans le genre des métamorphoses.
L'annotateur de Libéralis attribue a Corinne un ouvrage spécial sur ce sujet*. Ce serait de tous le plus ancien, si on pouvait croire la citation parfaitement exacte; il faudrait alors inscrire en tête de la liste le nom de la célèbre béotienne, qui donna à
I. Oder, p. 42, les considère en bloc comme ajoulcs de seconde main vers le iiie ou le ive siècle; Martini, p. xliv-lxiv, n'en attribue qu'une partie à Libéralis lui-même; Bethe, dans VUermes, XXVIII (igoS), p. 608, les lui attribue tous. Voyez encore Knaack. dans la Berlin, philolog. Wochenschrift, 1900, p. 71a.
3. Hésiode (Anlonin. Liber., § 28), Phérécyde (33), Simmias (20), Apollonius de Rhodes (33), Hermésianax (89), Ménécrale de Xanthe (35), Athanadas (4) et Aréus de Laconie(i2). Il faut exclure aussi Pamphile (23), parce qu'il est postérieur à Ovide ; il s'agit là certainement du grammairien Pamphile d'Alexandrie, qui a vécu à la fin du i*»* siècle de notre ère ; il est très probable du reste qu'il n'avait pas publié un recueil spécial de Métamorphoses. Voyez Urlichs, dans le liheinisches Muséum, XVI, p. 347-358; Oder, Antonin. Liber., p. 44-48; Susemihl, I, p. 903-904.
3. Tels sont, pour la période antérieure à Ovide, ceux de Théodore et de Parihénius.