‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 22 sur 251 · Anton. Liber., a5 : Ko'pivva 'ETÊpo{wv a'. Cf. g · texte numérisé non relu

Anton. Liber., a5 : Ko'pivva 'ETÊpo{wv a'. Cf. g

Pindare débutant des conseils sur son art\ Mais la plupart des critiques s'y refusent. Quelques-uns admettent que ce recueil a réellement existé ; mais pour eux il s'agit d'une autre Corinne, qui aurait vécu après Alexandre, ou même après Auguste*. D'autres pensent que Libéralis a bien voulu parler de l'amie de Pindare, mais qu'il y a une erreur de copie dans le titre de Métamorphoses donné à l'ouvrage ; ou bien il a été par distraction introduit de toutes pièces, tandis qu'aucun titre n'était nécessaire, l'annotateur entendant citer seulement le recueil général des poésies de Corinne^; ou bien il faut lire à la place un autre mot, qui désignerait une partie de son œuvre, connue par des témoignages plus dignes de foi*. Ces soupçons, que l'état du manuscrit de Libéralis suffirait à expliquer, sont amplement confirmés par tout ce que nous avons déjà dit sur l'origine des recueils de Métamorphoses, Corinne dut naître vers le milieu du VI® siècle, puisqu'elle était plus âgée que Pindare. Si elle avait publié un ouvrage conçu sur le même plan que celui d^Ovide, il serait dans la poésie classique de& Grecs une exception unique ; il n'y aurait eu ni ancêtres, ni postérité. Comment supposer surtout que cette Corinne, qui recommandait de ne pas semer les mythes « a plein sac », ait pu les répandre avec tant de prodigalité dans un même poème ? Si elle a écrit des vers sur les métamorphoses des dieux, elle les a certainement mêlés, avec autant de discrétion que Pindare lui-même, à ses compositions lyriques.

L'auteur des Parallèles, attribués à Plutarque*^, raconte qu'au temps du roi Midas un abime s'ouvrit tout à coup dans une ville de Phrygie à la suite d'une inondation. Un oracle déclara qu'il se refermerait quand Midas y aurait jeté ce qu'il avait de plus précieux ; celui-ci sacrifia vainement une grande quantité d'or et d'argent. Enfin son fils, comprenant que les dieux demandaient

Page 1