‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 213 sur 251 · Diod.,I · texte numérisé non relu

Diod.,I

4. F. Polie, Ovidius und Anaxagoras, dans les Jahrb. fûrclass. Philologiej GXLV (189a), p. 53. Ce savant n*a fait que pousser jusqu'au bout un rapprochement qui est déjà indiqué dans Tédition de Gierig.

5. Ehwald, dans le Jaliresb. d'Iwan von MûUer, LXXX (1894), p. 44-

6. Busolt, Diodors Verhàltniss zur Stoïcismus, Jahrb. fur class. Philologie^ CXXXIX (1889), p. 297 à 3i5, n'a fait ce rapprochement qu*au point de vue des idées morales.

7. Voyez Zeller (Ed.), Die Philosophie der Griechen, III, i; die nacharistotelische Philosophie, 3« édit. (1880), p. 149.

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Pythagore et qu'on luî attribuait cette théorie? Mais c'était justement là un point sur lequel les stoïciens eux-mêmes, et les plus récents, ne s'accordaient pas entre eux ; on pouvait être stoïcien comme Panétius, et admettre, avec Pythagore et Aristote, que le monde est éternel *. Posidonius le niait, et cependant c'est Posidonius qui, suivant toute apparence, a fo.urni en grande partie la matière du discours de Pythagore. Pour ce qui est de Tâge d'or, on ne saurait contester que les observations de M. Schmekel sont justes en soi^; il est bien vrai que sur la question des origines de l'humanité il y a eu deux théories, absolument opposées l'une à l'autre, et qu'elles se devinent toutes deux chez Ovide; mais il n'en résulte pas entre les deux chants extrêmes des Métamorphoses une contradiction aussi sensible qu'on pourrait croire^ ; il semble même s'être arrangé de façon à la dissimuler de son mieux ; le temps, qui fut proprement celui de l'âge d'or, a été suivi, selon lui, d'une autre période indéterminée, à laquelle il ne donne pas de nom, et qui marqua déjà un déclin ; c'est pendant cette période que l'homme commença à cultiver la terre*; le lecteur est libre de l'appeler, s'il le veut, l'âge d'argent. L'expression reste ici un peu flottante, probablement à dessein, de manière à rendre une conciliation possible. Le même caractère est encore empreint en deux endroits du premier chant : est-ce la divinité qui a fait sortir le monde du chaos, est-ce la nature ? Pour un stoïcien la question ne se pose pas, puisque la divinité et le monde à ses yeux sont identiques ; il n'y a donc pas deux démiurges, il n'y en a qu'un, et par conséquent un des deux termes est de trop ; mais d'autres écoles professent une autre opinion. On dirait qu'Ovide est surtout jaloux de mettre tout le monde d'accord quand il dit :

Hanc deus et melior litem natura diremit^.

1. Schmekel, Stoa, p. 187, note 3; p. 434» note 5; p. 452, note 3. Voyez notamment sur cette question III» partie, A, chap. I, § i, Die Ewigkeit der Welt.

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