‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 216 sur 251 · Ibid., 76 à i5o · texte numérisé non relu

Ibid., 76 à i5o

3. Voyez encore I, 4i6 à 437 (generatio aecfuivoca, Zcllrr (ICd.), i*hilos. dcr Griech., III, P, p. i5o, note i), et dans Thistoire de Pha^lh^Hi i fllliisîmi îi lii Mirurio stoïcienne de l'exTcupajai;, qui doit amener la fin du mojjilu* fl, 'à^'^ h !l^l^*). Dons l'histoire de Deucalion (ï, 260 à 4i5) le récit du déluge a binri di-fs riipporU sivoa ce\\i\ du catacLysmus dans Son., Quest. nat.y III, 27-'3<f^ Pn^îilrunut^ ici ciH'orn pourrait bien avoir été leur source commune, Varron .'iorvîint iriiilcpiiunlinire à Ovide. Gensorin, Jour natal. ^ XVIFI, 11 ; Zellcr, III, 1', p, i.j(5, iinlti l\.

4. Voyez la Peste d'Egine, Ov., VII, 517 à 6i3 et Luerrt'(\ VL 1 \W \ i'i>>^ fi. ni pour le surplus A. Zingerle, Ovidius und sein Verhaltftisfi zfi titft Vnr^iiiti^ir/t roni. Dichlern^ Innsbruck, II (1871), p. 12 et 18.

9îiïi tKS METAMOnPHOSES D OVIDE

ches, ou il faut accepter la méthode, quelles que soient les ressources dont elle dispose, sans se dissimuler que les résultats auxquels elle conduit ne peuvent jamais avoir qu'une valeur conjecturale. On reconnaîtra seulement qu'ici ils sont complètement d'accord avec ce que nous savons des goûts et du caractère d'Ovide.

Mais s'il y a une souveraine injustice à exiger d'un poème narratif et merveilleux la rigueur, l'ordre et l'enchainement que les philosophes mettent dans leurs déductions, il n'y en aurait pas moins à y chercher le fruit de lectures savantes et longuement méditées. Dans les parties des Métamorphoses où il touche à la philosophie, Ovide ne semble pas être remonté au delà de Varron et de Lucrèce; que nous importe, s'il a revêtu leurs pensées, ou plutôt celles qu'ils ont eux-mêmes empruntées à d'autres, d'une forme où s'unissent l'éclat, la variété et l'élégance ? Et cela qui en peut sérieusement douter, puisque ses vers sur les origines du monde sont dans toutes les mémoires? C'est que ce poète, qui n'a point la tête philosophique, sent h merveille la dignité et la grandeur de la philosophie : c'est la chez lui un des heureux effets du « decens ingenium * ». Le témoignage d'admiration le plus chaleureux que l'antiquité nous ait laissé sur Lucrèce est celui qu'Ovide a inséré dans un de ses poèmes galants^. Chrysippe avait vanté la dignité de la forme humaine, en faisant remarquer que seul de tous les êtres vivants l'homme avait la tête élevée vers le ciel^ ; cette pensée aurait-elle eu la même fortune, si Ovide n'avait écrit :

Os homini sublime dédit coelumque tueri Jussit et erectos ad sidcra tollere vol tus*.

Mais si nous nous défions de notre jugement, interrogeons les anciens. Nous verrons chez eux qu'Ovide a fait les délices des philosophes et qu'entre toutes les parties de son œuvre aucune ne les a plus séduits que le premier et le quinzième chants. Un

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