Zeller (Ed.), /. c
5. Varron, Sai. Ménippées (Bûchcler), fragm. 84, De salute: « Varro aït mundum haud natum esse, neque mori. » Fragm. 268, Manias: « Nec natus est nec morietnr, viget veget ut pote plurimum. »
6. Varron, Antiqu. humaines, \IX, i, Mirsch. Cf. Antiffu. div. I, fragm. 11, Aghad. 'Varron, du reste, avait indique lui-même dans son traité sur L'Agriculture y II, I, 3, la solution à laquelle il s'arrêtait : « Et homines et pecudes cum semper fuisse sit necesse natura — sive enim aliquod fuit principium generandi animalium.
LA PHILOSOPHIE ET LA SCIENCE â3l
même réserve, quand il parle de la création de Thomme. Ainsi il a dû prendre pour modèle, non pas un philosophe, mais un historien qui avait vulgarisé les doctrines des pliiliisopliés Uih plus célèbres, autant dire Varron lui-même. Au premier livre des Antiquités divines il aura emprunté son explication dt-s oiif^ines du monde*; le premier livre des Antiquitéi^ hnmtnnes lu! :iura inspiré le récit de la création de Thomme et la peinture des quatre âges de Thumanité *.
En définitive, le résultat de cette étude est, coimne on voitj de rapporter à Varron tout ce qu'Ovide a connu de la science du Portique et du néo-pythagorisme^ ; de même il doit a Lucrèce, non seulement un beau tableau, des pensées et des ininges, mars probablement aussi tout ce qu'il a jamais su de la doctrine d'Epicure*. En sorte que dans le domaine de la philosophie el de la science l'Invention, chez lui, se réduit à rien, ou peu s'ei* faut, et que même il n'a pas lu les ouvrages originaux écrits par des Grecs, pas même les plus récents. C'est là, diru-t-on, une affirmation qui paraît bien hardie, quand on songe (ju'il ne nous reste de ces ouvrages grecs que des bribes et que ceux de ^'arron5 qui nous ont guidé dans cette enquête, ne soni pas en meilleur état. Assurément; mais ou il faut s'abstenir de paieiiles reclier-
ut putavit Thaïes Milesius et Zeno Gitieus, sive contra jirinaipiiim lioruiii rxlitil nullum, ut credidit Pythagoras Samius et Aristoteles Stagerik-:^, iifcessc csl immafiae Titae ab summa memoria gradatim descendisse ad hanc aoblrnn ^it ."^criLU Dicuoarchus. » Même dans l'hypothèse de Zenon, Varron semble :ivoir aiJmis i|ur 1rs i!tlri?s préexistaient en germe au sein de la matière confuse; il n'j n ps d'aulrr oxiilîratioii possible; ce serait encore une tentative pour rapprocher \v V%^\Û\\\\v v\ iHlIifigort. Mais il y a sûrement une grave lacune dans nos textes.