‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 32 sur 251 · I. M6Ta(jLOp5)oj<jei · texte numérisé non relu

I. M6Ta(jLOp5)oj<jei

3. Meineke, Analecta Alexandrina, p. 269; Parthen., fragm. xvi et xvii.

3. Meincke, fragm. xxiv. Cf. Knaack, dans les Jahrbùcher fur Philologie^ 1887, p. 619. Du même passage provient peut-être le fragm. xxvii, comme le veut Rohde, Griechische Roman, p. 94, note a. Knaack rapporte aussi aux Métamorphoses le fragm. xxxi. Le fragment xxxii, étant écrit en hexamètres, doit être rattaché à un autre ouvrage.

ainsi qu'Ovide a souvent rappelé incidemment^ en trois ou quatre vers, une histoire sur laquelle, pour une raison ou pour une autre, il ne lui convenait pas d'insister; on a vu que Nicandre, lui aussi, avait parfois usé de ce procédé commode. Mais il est possible que Parthénius, écrivant en distiques élégiaques, c'est-àdire dans un mètre vif et rapide, ne se fût pas abandonné aux longs développements qui sont de mise dans une épopée; on remarquera combien, dans ce morceau sur les amours de Cydnus, il a hâte d'arriver au dénouement : il fait tenir en cinq vers toute l'histoire d'une passion. On a relevé dans son style quelques indices manifestes de son goût pour Callimaque ;' peut-être n'estil pas téméraire de supposer qu'il avait imité aussi la concision systématique du maître, ordinairement qualifiée de sécheresse par ses ennemis.

Théodore a certainement écrit ses Métamorphoses avant qu'Ovide entreprit les siennes^; c'est tout ce que nous pouvons dire de lui^. Est-il identique à un certain Théodore de Colophon, cité par PoUux'? Faut-il les confondre l'un et l'autre avec un personnage du même nom, qui adressa un poème épique à Cléopâtre*?Quel est le Théodore, dont nous avons une épigramme dans V Anthologie grecque^'} Ce sont là des questions sur lesquelles la critique est actuellement impuissante à faire la lumière. Ce que nous voyons seulement, c'est que l'auteur des MétamorphoseSy venant après Nicandre, s'était efforcé quelquefois de présenter autrement les fables qu'il avait reprises. Ainsi son prédécesseur avait dit l'amour touchant d'Alcyone pour Céyx, son époux : celui-ci ayant péri dans un naufrage, elle s'était donné la mort et tous deux avaient été changés en oiseaux de mer. L'imagination de Théodore s'était mise- en frais pour étonner le lecteur, et vraiment il est difficile de croire qu'il n'y eût pas réussi. 11 faisait d'Alcyone la fille d'un brigand de l'Attique : son père l'ayant invitée à chercher un mari, elle le comprit mal et se donna successivement à tous ceux qui s'offrirent; saisi de colère il la jeta dans la mer®. L'Attique n'a jamais vu une fille de brigand

1. Probus sur Virgilci Géorg., I, Sgg : a Sequitur Ovidius... Theodorum. » Cf. le ps. Plut., Parallèles, 22 ; Stobée, Floril, LXIV, 34.

Page 1