HÉROÏDES MÉTAMORPHOSES
Médée 12 VII, 394
Ariane 10 VIII, 176
Déjanire, 9 IX, i4a
4. Ov., VII, 661 à 865. Sur la jalousie voyez encore IV, 190 à 255 (Clytie).
5. Anton. Liber., 4i ; Oder, p. 5i ; Martini, p. lvii de son édition.
6. Plaehn, p. 25 à 26. Sur la rivalité entre hommes voyez Hercule et Achéloûs. Ov., IX, là 97.
Nous avons encore bien d'autres lacunes à regretter dans la littérature dont il s'est inspiré. S'il y a un sujet fait pour tenter les élégiaques, c'est assurément la peinture de l'amour partagé, que la mort vient brusquement interrompre ^ On a bien de la peine à croire qu'Ovide n'ait pas imité un autre Alexandrin que Niçandre dans la charmante histoire de Céyx et Alcyone^, un chef-d'œuvre de grâce et de pathétique, qui mériterait la place d'honneur dans cette analyse, si le point de comparaison qui nous est nécessaire ne nous faisait défaut^. Dans le même genre les aventures d'Atalante et de Méléagre'' se prêtaient aussi bien à l'élégie qu'à la tragédie et le récit qu'en fait Ovide semble être un mélange de l'une et de l'autre. Entre les différents morceaux où il a représenté deux amants séparés en plein bonheur par une fin tragique **, il faut accorder au moins une mention à la fable d'Hippomène et Atalante •*. Nous avons conservé un distique de Philétas, où il est question des pommes que Cypris détacha de la couronne de Dionysos, pour les donner à Hippomène '. Philétas est donc dans ce sujet un des devanciers d'Ovide; on s'en est autorisé pour prétendre qu'Ovide l'avait imité ^ Mais d'abord nous ne savons pas si cette fable remplissait toute une élégie de Philétas, ou si le fragment conservé n'y figurait qu'à titre d'allusion ou d'exemple. En outre il se trouve justement qu'Ovide attribue aux pommes qui séduisirent Atalante une tout autre origine : elles ont été cueillies par Vénus à Chypre, dans son champ sacré de Tamase®; il est donc possible que le fond du récit soit emprunté plutôt aux Grandes Eées d'Hésiode *". On a fait encore une suppo-
1. Pour l'amour heureux voyez Iphis et lanthé (IX, 666 à 797) ; Pygtnalion (X, 243 à 297); Philémon et Baucis (VHI, 611 à 724); [Vertumne et Pomone, XIV, 609 à 771, source latine],