‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 2 sur 256 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Ovide, si goûté au xviii" siècle, a été jugé sévèrement par les critiques du XIX^ Il semble bien que l'on ait dit tout le mal que l'on en peut dire^ sans injustice; on perdrait son temps à démontrer qu'il n'a ni la profondeur de Lucrèce, ni la sensibilité de Virgile. Mais le moment est peut-être d'autant plus favorable pour entreprendre une nouvelle étude sur cet écrivain, si séduisant malgré tout ; car il n'y a plus à énumérer ses défauts que chacun connaît ; assez d'autres s'en sont chargés; c'est un plaisir, quand on l'aime, de pouvoir s'en dispenser. Une question s'offre aujourd'hui à notre curiosité. En général, on a jugé Ovide d'après les principes absolus du goût, on l'a comparé aux grands génies de l'art classique et pour d'excellentes raisons il a été trouvé inférieur ; mais voici que de laborieuses recherches reconstituent peu à peu l'histoire de la poésie alexandrine, au moins ce que nous en pouvons atteindre ; on a déterminé les genres et les sujets qui eurent ses préférences et classé par groupes tous les réprésentants de l'école, depuis les maîtres jusqu'aux disciples les plus humbles. On s'est alors aperçu que la véritable famille d'Ovide était là. Que doit-il dans les Méiamorpfioses à cette lignée de poètes.»^ N'a-t-il pas hérité d'eux une partie des caractères qui le distinguent parmi les Latins .►^ Et même ne s'est-il pas étudié à cultiver spé-

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