‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 210 sur 256 · Voyez le tableau de concordance à l'Appendice G · texte numérisé non relu

Voyez le tableau de concordance à l'Appendice G

4. Sext. Empir., Math., IX, 363 ; cf. VU, 03. La première citation est attribuée aux Histoires (= fragm. 61, G. MûUer), la seconde au IlEpt zpiT7)p''ou de Posidonius par Bake, dans son édition des Posidonii rcliquiae (1810), p. 177 et 23i.

5. <i>uar/:6i; Xô^or, et Ilepl xoa|j.ou. Voyez dans Bake, p. 54, un fragment sur la

faut arrêter ici nos inductions, d'autant plus que la question est secondaire. Ovide n'a pas plus étudié dans Posidonius la génération des animaux que les convulsions de la nature; mais un autre avait pu les y étudier pour lui, et c'est cet intermédiaire qu'il nous faut enfin découvrir.

Lorsqu'Ovide entreprit les Métamorphoses, il y avait en latin deux ouvrages imités des Pavadoxa des Grecs : l'un, composé par Cicéron, avait pour titre Admiranda ; l'autre faisait partie des Logistorici de Varron ; c'était un traité philosophique, probablement dialogue, qui du nom du personnage principal s'appelait Gallus de admirandis ^ Pline l'Ancien cite à plusieurs reprises les Admiranda de Cicéron ; même nous ne les connaissons guère que par lui ^. Il est difficile de. prouver qu'Ovide en a tiré parti ; nous voyons bien que Cicéron avait noté des singularités merveilleuses concernant la nature des eaux, l'homme, les quadrupèdes et les insectes; mais nos fragments n'offrent pas de rapports avec le texte des Métamorphoses. Nous avons plus de chances de ne pas nous tromper en affirmant que le Gallus de Varron a servi de source à Ovide comme h Pline l'Ancien.

D'abord si l'on parcourt les fragments certains de ce dialogue, on constate que Varron y traitait de l'invention des arts^, sujet devenu banal chez les mythographes et les historiens. Il devait s'étendre assez longuement sur les merveilles des eaux, comme le montre un fragment où est conservée sa division*; il passait d'abord en revue les eaux courantes'', et en second lieu les lacs.

théorie stoïcienne de la génération, qui provient très probablement du premier livre du IIspl /co'aaou, Pline cite PosijJonius parmi les auteurs qu'il a consultés pour son livre XI; l'emprunt qu'il lui a fait doit se trouA'er au delà du § 88 (cliap. 3o), dans la partie où il expose l'anatomie comparée de l'homme et des animaux. Voyez les observations de Posidonius sur les animaux dans ses Histoires, fragm. lo, 5i, 56, 6o, 66 (C. Millier). Sur la couleur jioétique dans cet ouvrage voyez le fragm. 48.

I. Sur le titre Gallus [Fundanius] voyez Louis Havet, dans la Revue de philologie. Vil (i883), p. 177. Lés fragments se trouvent dans l'édition des Satires Mcaippées de Riese (i865), à la p. 253.

3. Voyez les fragments, avec les renvois à Pline l'Ancien, dans l'édition de Cicéron donnée par G.-F.-W. Mûller, IV, 3, 3/io. Il est fort possible du reste que Pline n'en ait eu connaissance qu'indirectement par l'intermédiaire de Varron, comme le veut Miinzer, Beilràge zur Quellenkritili der Naturgeschichte des Plinius, p. 172-176.

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