‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 211 sur 256 · LA PHILOSOPHIE ET LA SCIENCE 21 S · texte numérisé non relu

LA PHILOSOPHIE ET LA SCIENCE 21 S

les étangs, les puits et les mers'. On retrouve cette division dans Pline et dans Ovide, quoique Pline ait adopté l'ordre inverse et que la marche d'Ovide soit assez capricieuse. Quand Varron parle « du bras de mer qui sépare l'Italie de la Sicile, entre Rhégium et Messine»^, on songe aussitôt aux vers d'Ovide:

Zancle quoque juncta fuisse Dicitur Italiae, donec confinia pontus Abstulit et média tellurcm reppulit unda'.

Varron avait aussi, comme Ovide et Pline, enregistré des observations sur les plantes, les poissons, les oiseaux et les quadrupèdes*. L'influence des paradoxographes dans tout cela est évidente, et il semble bien que l'intermédiaire que nous cherchions entre Posidonius et Ovide est enfin trouvé.

Mais nous n'avons pas encore une édition complète du Galliis ; aux fragments certains, recueillis pdr M. Riese, il y aurait lieu d'en ajouter un grand nombre, qui sont cités par les anciens sous le nom de Varron, sans indication du titre de l'ouvrage ; à coup sûr une notable partie des euiprunts que Pline a faits à Varron n'a pas d'autre origine, comme Ritschl l'a depuis longtemps reconnu''. Seulement nous sommes dans un grand embarras : les merveilles isnregistrées par Pline, d'après Varron, peuvent se rapporter h la géographie, à l'histoire naturelle et à la médecine, aussi bien qu'à la littérature des Paradoxa. Or il y avait dans \e?> Antiquités humaines de Varron quatre livres sur la géographie de l'Italie et des provinces ^ D'autre part il avait aussi laissé une sorte d'encyclopédie des arts libéraux, intitulée Disciplinae, dont un livre était consacré à la médecine. Les merveilles citées par Pline sont-elles tirées 'des Paradoxa, des Antiquités, ou des Disciplinae ? Des Antiquités, répondra le dernier

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