Ov., I
LA PHlLÔSÔPHtË ET LA SCIENCE
épicurien, Lucilius Junior, ami de Sénèque, l'appelle « son Ovide * » . Sénèque, un stoïcien, a la tête pleine de ses vers et le cite de mémoire^, quand il compose son grave traité sur les Questions naturelles ; à tel point que pour décrire certains phénomènes, il ne croit pouvoir mieux faire que de reproduire le texte des Métamorphoses^, quoiqu'il eût dans sa bibliothèque et peut-être sous les yeux les auteurs qui en avaient parlé avant Ovide. Et ainsi, grâce à ce poète léger, de nobles conceptions, empruntées par lui aux philosophes, leur ont fait retour, enchâssées dans de beaux vers, dont elles sont devenues comme inséparables.