Bergk, Lyricor. graecor. fragin,; Corinna, fragm
2. Mellmann; Gierig, dans la Préface, J.-G. Jahn dans l'Introduction de leurs éditions d'Ovide. Voyez Suidas, Kopivva.
3. Nt"/.av8po? 'ET£poiou[A£viov 8' -/.al Kdpivva ['Etepoltov] a. La faute a pu se produire à cause du voisinage d"ET:spoiou[j,éva)V ; c'est l'opinion de Bernhardy, Geschichte der grieeliischen Liiteratur, § m, i.
4. riapOsvELcov, Bergk, /. c. La correction est difficile à justifier; le dernier éditeur Martini, d'après Hercher (^Hernies, XU, p. 3i5), écrit repoiwv ; de fait, le manuscrit, examiné plus attentivement par Oder (p. ôg), porte (fol. 202^) ETE- POIÛN avec un obel pointé J- dans l'interligne au-dessus du premier E et avec un r au-dessus du T.
5. Ps. Plut;, Parallèles d'hist. gr. et rom., 5 ; Stob., VU, 69.
une vie humaine, offrit généreusement la sienne ; il monta h cheval et se précipita dans le gouffre, qui se referma aussitôt sur lui. Midas fit élever sur le lieu même un autel d'or consacré h Jupiter; depuis ce temps chaque fois que revenait l'anniversaire de la mort du prince, l'autel se changeait en pierre ; on le voyait, le lendemain, reprendre la couleur de l'or. Ce récit, d'après l'auteur des Parallèles, vient des Métamorphoses d'un certain Callisthène^ On a pensé que ce pourrait être Callisthène d'Olynthe, le disciple d'Aristote ^. Rien n'est moins vraisemblable. Ce personnage fameux est un de ceux que les anciens ont le plus facilement gratifiés d'ouvrages apocryphes^ et il ne serait pas impossible que le faux Plutarque ait pris pour authentiques des Métamorphoses qui ne l'étaient pas : il y a bien d'autres erreurs dans ses Parallèles^. Mais il n'est pas nécessaire de lui en imputer une de plus ; on peut admettre que l'auteur des Métamorphoses est un certain Callisthène de Sybaris, auquel il a fait encore quelques emprunts dans d'autres passages''. Evidemment ce Callisthène, lorsqu'il rapportait le dévouement du fils de Midas, connaissait, au moins par Varron et par Tite Live, celui de M. Curtius"; il y a entre leurs récits et le sien une étroite ressemblance, qui se trahit jusque dans le détail de l'expression. Une hypothèse reste encore possible, c'est que ce Callisthène de Sybaris aussi bien que ses Métamorphoses soient également de l'invention de l'auteur des Parallèles ; il est prouvé que celui-ci a vécu en Italie vers le temps de Trajan et que de pareilles supercheries sont dans ses habitudes ^
En réalité, le plus ancien recueil de Métamorphoses, sur lequel nous ayons des renseignements précis et certains, est celui de Nicandre ; tout nous porte à croire qu'il fut le premier à embrasser le sujet dans son ensemble. On place la date de sa naissance en 202 ; il mourut aux environs de l'an i3o. Il était de Colophon, en lonie ; mais il séjourna aussi dans la Grèce propre,