Antonin. Liber., 8, i3, 26, 36 et 4o
6. Voyez les rapprochements de Plaehn, p. 3i à 48. Ces passages sont les suivants :
Nicandre dans Antonin. Liber. = Ovide.
2 VIII, 260-545. Les Méléagrides.
28 n, 676-707. Battus.
25 XIII, 674-700. Orion.
27 XII, 1-38. Iphigénie.
28 V, 346-358. Typhoeus.
3o IX, 417-665. Byblis.
34 X, 298-789. Myrrha.
35 VI, 3i7-38i. Latone et les bouviers.
87 XIVi ^ii-5ii. Les compagnons de Diomède.
38 XI, 346-409. Le loup de Pelée.
4i VII, 661-865. Céphale et Procvis.
Nicandre. Or quelques-unes de ces fables, aussi bien que celles de Boéus, sont indiquées sous la forme la plus sèche, comme tout à fait accessoires ^ ; les autres s'écartent des versions de Nicandre à tel point qu'on doit nécessairement supposer qu'Ovide a pour le moins combiné les récits de ce poète avec des éléments provenant d'une source à nous inconnue^. Enfin il n'est pas jusqu'aux passages cités par M. Knaack, comme les plus concluants de tous, qui ne puissent donner lieu à des objections. Là nous voyons Ovide tantôt supprimer les noms des personnages ^, tantôt les remplacer par d'autres''. Galinthias chez lui s'appelle Galanthis ; elle n'est plus, comme chez Nicandre, une amie d'enfance d'Alcmène, une ancienne compagne de ses yeux, mais une fille du peuple, employée dans la. maison en qualité de servante''.
Bref il n'y a pas dans le recueil latin un seul morceau, même parmi ceux qui se rapprochent le plus de Nicandre, où l'on ne puisse reconnaître à quelque indice qu'Ovide s'écarte de son devancier. Dans le choix des fables il s'accorde avec lui plus qu'avec aucun autre ; mais ou bien ces fables ont été traitées avant Ovide par plusieurs poètes, et nous voyons clairement qu'elles peuvent avoir une tout autre source que le poème de Nicandre; ou bien nous les trouvons pour la première fois chez cet auteur, et celles-là mêmes sont plus ou moins modifiées par Ovide : d'où la nécessité de conclure que s'il s'y est inspiré de Nicandre (et c'est encore une hypothèse), il ne s'est pas plus astreint que dans les précédentes à ne suivre que lui.
Frappés de ces raisons, quelques critiques ont douté qu'Ovide
1. Antonin. Liber., i = Ov., Vil, 368-870 (3 vers). Ciésylla.
4 XÏII, 718-714 (i vers). Cragaleus.
22 VII, 358-356 (3 vers). Cérambus.
2. Antonin. Liber., g = Ov., V, 294-678. Les Muses et les Piérides.
10 IV, i-4i5. Les Minyades.
12 VII, 371-881. Cycnus.
3i XIV, 5i2-526. Appulus.
82 IX, 324-389. Dryope.