‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 56 sur 256 · Antonin. Liber., 17 = Ov., IX, 665-796. Iphis · texte numérisé non relu

Antonin. Liber., 17 = Ov., IX, 665-796. Iphis

5. Antonin. Liber., 29 = Ov., IX, 281-828. Galanthis. Voyez les vers 806-808. Plaehn, p. 35.

ait rien emprunté àNicanclre*; ils se sont demandé s'il n'aurait pas plutôt fait usage des manuels, des recueils d'extraits, en un motdes ouvrages en prose, destinés à l'enseignement, où les fables de la mythologie étaient réunies et classées par familles. Ces écrits ont pu former deux groupes distincts : Ovide a pu d'abord avoir à sa disposition une ou plusieurs compilations d'un genre spécial, où l'auteur, comme l'a fait plus tard AntoninusLibéralis, aurait rapporté uniquement des histoires de métamorphoses, groupées dans un ordre plus ou moins factice ; ou bien le poète latin aurait lui-même extrait un choix de matières à sa convenance des traités d'un caractère plus général, qui embrassaient la mythologie tout entière. Nous ne connaissons point d'écrivain qui se soit avant lui appliqué au même sujet dans un ouvrage en prose ; mais ce n'est pas une raison pour qu'il n'y en ait pas eu, et pour que l'hypothèse soit à rejeter. En tout cas les manuels de mythologie ne manquaient pas; nous avons conservé ceux de Conon et de Paléphate, qui sont arftérieurs au début de notre ère, et il, y en avait de plus anciens, par exemple celui de l'anonyme qui a servi de source à Conon ^. Les Alexandrins avaient beaucoup produit dans ce genre ; personne ne croit plus aujourd'hui que le fameux grammairien ApoUodore d'Athènes soit le véritable auteur de la Bibliothèque, qui nous est parvenue sous son nom ; elle a dû être rédigée sous les Antonins,. et peut-être à une époque plus basse encore^; mais nous avons là le type des recueils de mythographie, où avaient pu puiser les poètes du temps d'Auguste. Tous ces ouvrages, authentiques ou non, anciens ou récents, ont été destinés aux écoles: l'enseignement du grammairien portait, en majeure partie, sur les poètes, par conséquent sur la mythologie ; de onze à seize ans, l'enfant remplissait sa mémoire dès fables où figuraient les dieux et les héros; de là toute cette littérature scolaire; elle était d'un secours journalier,

1. Ainsi Rohde, Griech. Roman^ p. 127, note i. Plus récemment Eitrem, De Ovidio Nicandri iinitatore, dans le Philologus, LIX (1900), p. 58, l'a nié formellement. Au contraire Bethe dans Y Hermès, XXXIX (1904), p. 4, s'efforce de prouver qu'Ovide a imité Nicandre lui-même ; sa démonstration se fonde surtout sur la comparaison d'Anton. Liber. 9, avec Ovide, V, 294-678 (les Muses et les Piérides). Ehwald, Progr. des gymnas. Ernest, zu Gotha, 1892, p. i3, admet une imitation partielle. Tous se débattent également dans l'hypothèse ; seulement les uns sont plus frappés des différences, les autres des ressemblances entre les deux auteurs.

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