VII, 433-450 ; X
Crocus et smilax, 282.
Changement de sexe, 285-388.
Chauves-souris, i-4i5.
Apothéose, 538-54i.
Rochers, 543-56o.
Serpent, 562.
Rochers, 608-661.
Serpent, 617.
Rochers, 740-762 et 780-781.
go LES METAMORPHOSES D OVIDE
lettre.de Byblis à Gauhus*, qui pourrait aussi bien figurer dans le recueil spécial où Ovide a publié ses autres productions du même genre. Voulons-nous une de ces chansons d'amour que les jeunes gens chantaient à la porte de leur bien-aimée-? Voici celle d'Iphis en l'honneur d'Anaxarète 3. Voulons-nous même des épigrammes ? Voici les épitaphes de Phaéthon et de Caiète*. Mais il y a plus encore ; Ovide a tenu k nous laisser jusqu'à un spécimen de ces vers dits « échoïques », où, par des répétitions de mots ou de syllabes artistement rapprochés, on cherchait à imiter les effets de l'écho"; il avait eu dans ce jeu un prédécesseur fameux, Callimaque^.
Le même besoin de variété a déterminé Ovide à donner une étendue très inégale aux fables dont il a composé la trame du récit. Il a établi entré elles une sorte de hiérarchie, où les places sont attribuées en vue de l'effet que chacune doit produire dans l'ensemble. Pour lui, si toutes les métamorphoses se "valent, il n'en est pas de même des drames qui les précèdent, et c'est à tirer un bon parti de ces drames que s'emploie tout son talent. L'histoire des sœurs de Phaéthon, changées en peupliers, tient en quarante vers^; il en consacre plus de trois cent cinquante à celle de leur frère, qui ne subit aucune métamorphose*; la première n'est là que pour lui fournir le prétexte de conter la seconde. Ainsi, quand il resserre où qu'il étend le développement, il est toujours guidé par une raison d'art ; surtout il évite de se répéter ou d'en avoir l'air. Il y en a un exemple frappant au septième livre; Médée, après le meurtre de Pélias, s'enfuit d'Iolcos à travers les airs pour gagner Corinthe ; en quarante vers le poète énumère quinze métamorphoses, accomplies dans les lieux qu'elle franchit". Nous sommes arrivés à Corinthe, où elle va égorger