‹ Les métamorphoses du jourChapitre 23 sur 49 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Précédents; le baron FRINGANT, le comte ALEZAN,

portant une botte de pistolets.

LE BARON FRINGANT ET LE COMTE ALEZAN, parlant ensemble.

JVladame, la singularité de notre démarche se justifie par la situation exceptionnelle où nous sommes vis-à-vis de vous. L'un et l'autre nous prétendons à votre main ; Tun et l'autre nous sommes décidés à remettre au sort des armes le prix qu'il nous est impossible de partager, et qu'aucun de nous ne veut céder à l'autre. L'un de nous deux mourra aujourd'hui, Madame, et puis...

MADAME CARPIER, en proie à la plus vivo agiution.

Au nom du ciel, Messieurs, par pitié pour moi, déposez ces armes et abandonnez votre fatal projet. Moi seule suis coupable; je ne lé vois que trop; j'ai eu tort peut-être de vous laisser concevoir certaines espérances. . . Mais votre combat serait inutile : mon parti est pris ; je veux rester veuve ! . . .

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