‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 56 sur 112 · IV, 165 (LUI · texte numérisé non relu

IV, 165 (LUI

L'aube et ses pleurs, le soir et ses grands incendies.

Les Contemplations, I, 176 (III, xxi).

Le couchant me regarde avec ses yeux de flamme. Les Quatre vents de l'esprit, II, 187 (Liv. lyr.j XLVIII, m).

Le soir étend sur le ciel une moire ardente, et le vent qui déchire les nuages balance des lambeaux de pourpre :

Quand le soir tend le ciel de ses moires ardentes.

Les Voix intérieures, 306 (XIX).

Le soir^ quand luit la brume informe.

Quand les brises dans les clartés Balancent une pourpre énorme De nuages déchiquetés.

Les Chansons des rues et des bois, 411-411 (II, iv, 4).

A la couleur de Tor a succédé la couleur du cuivre, du cuivre rouge ; le ciel est de plus en plus d'un rouge sombre, et bientôt on ne verra plus que de longues bandes lumineuses, des barres de fer rouge dont la nuit éteindra lentement Téclat :

L*AUBE ET l'aurore, LE COUCHER DU SOLEIL 189

Ces nuages de plomb, d'or, de cuivre, de fer.

Les Feuilles d'automne, 388-389 (XXV, i).

L'arabesque des bois sur les cuivres du soir.

Les Contemplations^ I, 151 (III, viii).

Reprenez cette noire silhouette (du Paris du xv' siècle), ravivez d'ombre les mille angles aigus des flèches et des pignons, et faites-la saillir, plus dentelée qu'une mâchoire de requin, sur le ciel de cuivre du couchant.

Notre-Dame de Paris, I, ao8 (III, 11).

Cependant le jour tombait, et, au moment où les derniers

rangs défilèrent, le soleil ne jetait plus qu'une teinte de

cuivre rouge sur le front granitique des montagnes de

Torient.

Bug'JargaU 179 (XXXVII).

Aujourd'hui, pour Versaille et pour salon d'Hercule Ayant l'ombre et l'airain du rouge crépuscule.

Les Quatre vents de l'esprit, I, 57 (Liv. sat., XIII),

Dans l'intervalle, le crépuscule était survenu. Le soleil

semblait s'être dissous vers Toccident en trois ou quatre

grandes barres de fer rouge que la nuit éteignait lentement

à l'horizon.

Le Rhin, I, 44 (III).

Le couchant, dorant mon bouge.

Ferme sur l'ombre où je suis, Comme un verrou de fer rouge, La porte énorme des nuits.

Les Quatre vents de l'esprit, II, 48 (Liv, lyr., XII, n).

A cette heure, le couchant a quelquefois un aspect lugubre. Le soir de Waterloo, Victor Hugo nous montre, dans un écartement des nuages, <c la

,190 LA CQULEUR, LA LUMIERE ET l'oMBRE

grande rougeur sinistre 2^ du soleil qui se couche*.

Jl semble parfois que le soleil nage dans le sang et jette partout un reflet sanglant :

C'était un de ces sinistres soleils couchants où le soleil

semble s'abîmer à jamais dans Tombre, écrasé sous des

nuages de granit^ informe et nageant dans une immense

mare de sang.

Le Rhin, II, 116 (XXVIII).

Il voit là-haut, tout en marchant, S'allumer ces pourpres sanglantes, Splendeurs lugubres du couchant.

Toute la lyre^ I, 140 (II, xxiv).

Les circonstances, l'impression éprouvée, une idée dominante favorisent cette comparaison. Dans les Châtiments^ Victor Hugo parle du martyre des peuples, et des massacres qui désolent l'Europe :

Italie ! Allemagne î ô Sicile î ô Hongrie î

Europe, aïeule en pleurs, de misère amaigrie,

Vos meilleurs filssont morts; l'honneur sombre estabsent.

Au midi l'échafaud, au nord un ossuaire,

La lune chaque nuit se lève en un suaire,

Le soleil chaque soir se couche dans du sang.

., i, Les Châtiments^ 81 (I, xn).

Le soleil couchant éclaire les cheveux d'un enfant et le visage d'un forçat : il met des fils d'or da,ns les cheveux de Petit-Gervais , et une lueur sanglante sur la face de Jean Valjean :

L'enfant tournait le dos ausoleil qui lui mettait des fils d'or

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