‹ Les métaphores et les comparaisons dans l'œuvre de Victor HugoChapitre 72 sur 112 · Z^ /?///«, II, 18 (XXXIV · texte numérisé non relu

Z^ /?///«, II, 18 (XXXIV

Les fleuves sont épars comme des fils d'argent.

La Fin de Satan, 78 (Le Glaive, v).

Je regarde couler au-dessous de mon trône, dans le ravin, quelque admirable ruisseau semé de roches pointues où se fronce à mille plis la tunique d'argent de la naïade.

Le Rhin, U, 113 (XXVIII).

L'eau de Tétang imite les frémissements d'une gaze d'argent.

Théâtre en liberté, 264 (La Forêt mouillée, n).

La mer brillait au milieu du golfe, éclatante et déchiquetée, comme un lambeau de drap d'argent.

France et Belgique, 185 (1837, ^'^'0-

Victor Hugo, jouant sur le double sens du mot lame, compare au yatagan la lame féroce et blanche. Peut-être, même quand rien n'indique Téclat et la couleur, faut-il encore penser que le reflet d'acier contribue à faire comparer Tocéan au glaive, au plat de l'épée de Dieu :

La lame féroce et blanche Luit comme Tyatagan.

Les Quatre vents de V esprit y II, 136 (Liv. lyr,^ XL).

Son onde est une lame aussi bien que le glaive.

Les Châtiments^ 324 (VI, ix).

L'océan calme, c'est le plat de son épée.

La Légende des siècles, III, 322 (XLIV).

Le reflet d'argent ou dacier paraît surtout au crépuscule :

Que de fois, dans des temps plus heureux, je m'étais assis pour rêver sur le bord de ces beaux lacs, à l'heure du crépuscule, quand leur azur se change en une nappe d'argent où le reflet des premières étoiles du soir sème des

paillettes d'or î

Bng'Jargal, 233 (LI).

Quand vient le crépuscule, au fond d'un vallon noir, j*aime un grand lac d'argent, profond et clair miroir Où se regardent les nuées.

Les Orientales, 53 (IV).

Comme j'approchais de Soissons, le soir tombait. La nuit ouvrait déjà sa main pleine de fumée dans cette ravissante vallée où la route s'enfonce après le hameau de la Folie... Cependant, à travers les vapeurs qui rampaient

2)6 LA COULEUR, LA LUMIERE ET l'oMBRE

pesamment dans la campagne , on distinguait encore ce

groupe de murailles, de toits et d'édifices qui est Soissons, à

demi engagé dans le croissant d'acier de TAisne, comme

une gerbe que la faucille va couper.

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