OBSERVATIONS
Observation 1 (VezPpEAU. — In ze Denru et Derser, Trailé de chirurgie, tome VIT.)
En 1847, femme présentant un petit squirrhe partiel du sein droit, refuse de se laisser opérer.
En 1850, même femme se trouve criblée de plaques ou de masses cancéreuses de la tête aux pieds. Elle en a dans la peau, les muscles, les ganglions lymphatiques : à la tête, au cou, à la poitrine, à l’aisselle, dans l’épaisseur des cuisses et des jambes ; tous les organes
contenus dans le ventre semblent en être eux-mêmes comme lardés.
Observation II
(Hurwez. — Bulletin de la Sociélé anatomique, Paris, 1874).
Femme pâle, cachectique, âgée de 62 ans, présente au niveau du sein gauche une tumeur bosselée, dure, irrégulière, fortement adhérente aux tissus sous-jacents et semblant tirer énergiquement sur les téguments du cou, de la poitrine et de l’aisselle, par des brides saillantes.
Au creux épigastrique, au-dessus de l’aine droite, à l'hypocondre
an ie à
droit, au-dessus de la clavicule gauche, on trouve dans la peau plusieurs noyaux durs, de même nature que la tumeur du sein.
Signes de pleurésie, du côté gauche de la poitrine, sans fièvre ; œdème des jambes depuis quinze jours ; pas d’ascite.
Autopsie. — Présence, sur la portion de plèvre qui correspond à la tumeur du sein, d’un épaississement notable formant une plaque rosée, mal limitée, un peu mamelonnée à sa surface. Le corps de l'utérus est parsemé d'’irrégularités, et lorsqu'on le fend, on tombe sur des noyaux arrondis, durs, d’aspect carcinomateux, qui occupent
le fond de l'organe et sa paroi antérieure.
Observation III
(Ménérrer et CLuner. — Archives de médecine expérimentale,
Année 1908, XX, p. 159.)
Femme dé 6o ans, entre en mars 1906, à l'hôpital Tenon, dans Île service de M. Ménétrier, présentant des récidives multiples, cutanées et sous-culanées, d’un cancer du sein. Début du cancer, remonte à 1889. Opéré par le professeur Segond, en 1892, récidive en 1900 au niveau du sein et, 3 ans après, apparaissent des métastases multiples du cuir chevelu.
Au moment où le malade entre dans le service, les métastases craniennes datent de 3 ans ; on voit alors, au niveau de la convexité du crâne, 4 grosses tumeurs à peu près hémisphériques, présentant à leur base un diamètre de 4 à 5 centimètres, dures, peu sensibles à la pression, non mobilisables sur les parties sous-jacentes et paraissant même profondément adhérentes à l’os ou à l’épicrâne ; la peau, amincie à leur surface, est lisse, luisante, rougeâtre, avec de fins vaisseaux en arborisation superficielle ; elle est complètement adhérente à la masse néoplasique et fait corps avec elle. Une de ces tumeurs est ulcérée et recouverte en partie de croûtes jaunâtres avec un peu de sécrétion.
Outre ces tumeurs principales, une vingtaine de nodosités plus petites, dont le volume varie des dimensions d’un pois à celles d’une
noisette, sont disséminées autour d'elles et dans toute l'étendue du
RIT pl
cuir chevelu. Au niveau du sein droit, la première récidive forme une tumeur des dimensions d’une pomme d’api, adhérente à la peau et mobile sur les parties profondes, dure, non douloureuse et située à quelque distance de la cicatrice de l'intervention. Dans l’aisselle correspondante un noyau-cancéreux plus petit est adhérent à la peau. ;
Biopsie. — Lésions d’épithéliome typique.
Traitement radiothérapique : les tumeurs craniennes diminuent progressivement, sans aucune modification apparente des téguments, semblant fondre sous la peau, qui, à aucun moment, n’a présenté de trace de rougeur ou d’érythème, ni d'un trouble irritatif quelconque. Elles n'ont pas paru davantage se ramollir avant de disparaître, mais elles ont diminué peu à peu tout en gardant la même consistance. Après sept mois et demi de traitement, les grosses tumeurs hémisphériques ont à peu près complètement rétrocédé, laissant à leur place une peau blanche amincie. Mais en même temps d’autres tumeurs se développaient à la nuque, sur les côtés du cou, au pubis.
Le 20 décembre, on cesse le traitement à cause de la faiblesse de la malade.
La cachexie alla ensuite progressivement de jour en jour et la malade fut finalement emportée par des accidents de bronchite capillaire, le 19 février 1907.
Autopsie. — Quelques nodules pleuro-pulmonaires ainsi que dans
un rein
Observation IV
(Personnelle, — Recueillie dans le service de M. le professeur agrégt