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pérature : 89.2 le matin et 39.4 le soir. Pouls toujours rapide. Langue rôtie, lèvres desséchées, haleine fétide, Dans l’après-midi, le malade peut répondre à quelques questions et dit qu'il se trouve bien. Il
meurt la nuit suivante, douze jours après son entrée à l'hôpital.
Autopsie. — Faite 86 heures après la mort. L'asymétrie faciale est moins nette que le jour de l'entrée du malade à l'hôpital ; il n'existe pas d’autres indurations que celles décrites plus haut.
On enlève la petite tumeur cutanée du creux poplité.
Cerveau, cœur et poumons ne présentent aucune altération.
Le foie, un peu congestionné, pèse 1,900 et la rate, ramollie, 395.
Les capsules surrénales sont remarquables par leur poids et leur volume : la gauche pèse 265 grammes et le rein gauche 135. La capsule droite pèse 195 grammes et le rein droit 185.
Au-dessus du rein gauche et le coiffant, tout en empiétant sur la face postérieure, on voit une masse triangulaire aussi volumineuse que le rein et revêtue d’une enveloppe cellulo-adipeuse. On la décolle facilement du rein, auquel la ratlache le pédicule vasculaire. A la palpation, la tumeur est mollasse, avec un noyau plus dur à la partie inféro-interne. Quand on a décapsulé la tumeur, on voit qu'elle a l'aspect d’un caillot organisé, teinte de noir, avec un fond grisâtre.
Sur une coupe médiane, traversant la tumeur, dans son grand axe, on voit que celte tumeur se compose d’un noyau central, blanc, dur, strié et d’une enveloppe épaisse d’un demi-centimètre.
La face interne de cette enveloppe est irrégulière, présente des anfractuosités dans lesquelles viennent se loger de petits caillots de sang noir. La masse périphérique s'écrase sous le doigt ; le noyau central résiste à la pression.
La capsule surrénale droite, plus petite, présente le même aspect extérieur et la même configuration.
Les reins ne présentent aucune lésion macroscopique.
Le maxillaire supérieur contient une sorte de boue gélatineuse qui le remplit entièrement : ses parois ne semblent pas altérées.
Examen microscopique. — Les capsules surrénales, les reins, le foie, la peau ont 6té examinés après fixation à l'alcool, inclusion
dans la paraffine, coloration à l'hématoxyline éosine.
Lt as Li
Sur une première coupe, on voit nettement se dessiner deux masses : l’une représente le caillot, formé de globules irréguliers, pressés les uns contre les autres et ne conservant presque rien de leur aspect primitif. L'autre masse se compose à son tour de deux parties qui se confondent peu à peu. La région périphérique est formée de cellules*disposées en séries régulières séparées par des travées, également en rayons réguliers. Mais bientôt cette régularité disparaît ; les cellules se disséminent, se multiplient, se séparent les unes des autres tandis que s'épaississent au contraire les travées qui les séparent.
Sur une deuxième coupe, les travées régulières manquent partout et les cellules de néoformation ont tout envahi.
Sur une coupe des noyaux indurés de la peau, on aperçoit la partie profonde de ces noyaux, remplie de cellules polygonales. Ces cellules commencent à envahir le derme, mais en petit nombre.
Foie normal et reins légèrement sclérosés.
M. Gombault, après examen des capsules surrénales et des tumeurs de la peau, à conclu à l'existence d’un épithélioma primitif des
capsules surrénales avec localisations secondaires dans la peau.
Observation LIV (Hawor. — Bull. Soc. anat. de Paris, 1873).
Femme âgée de 23 ans, entre le 16 janvier 1876 dans le service de M. Bucquoy. Au mois de septembre 1872, elle fut prise de vomissements, de diarrhée incessante, de douleurs et de ballonnement du ventre, tous symptômes qui persistent au moment de son entrée à l'hôpital. On constate de l’ascite et, au niveau de la région épigastrique, immédiatement au-dessus de l’ombilie, on sent trois tumeurs du volume d’une noisette, lisses et dures.
Le ro février, à la visite du matin, la malade se plaint de petits
boutons qu'elle sent à la paroi antérieure de la poitrine. En effet, à 2 centimètres du bord gauche du sternum, au niveau de ja cinquième côte, on voit cinq nodosités du volume d'un petit pois, groupées en une saillie sur laquelle le tégument a conservé sa teinte normale, sur laquelle aussi il peut glisser. facilement.
Le »2 février, apparaissent deux autres nodosilés à quelques millimètres de la saillie primitive.
Enfin, le 28 février, on en sent une autre dans le troisième espace intercostal gauche, à cinq centimètres du bord sternal, et, le 4 mars, trois nouvelles au même endroit.
La malade accuse uniquement des démangeaisons à ce niveau.
Mort le ro mars.
Aulopsie. — Bloc cancéreux occupant tout le petit bassin, englobant l'utérus, la vessie, le rectum et les anses intestinales. Généralisation au péritoine, au tissu cellulaire du médiastin postérieur, aux plèvres, au péricarde.
Lorsqu'on dissèque la paroi antérieure du côté gauche du thorax, la peau s’enlève partout facilement ; dans l'épaisseur du tissu cellulaire sous-cutané, presque immédiatement en dehors du bord gauche du sternum, dans le cinquième espace intercostal, on trouve un groupe de douze petites tumeurs grisâtres, atteignant chacune au plus le volume d’un petit pois et reliées entre elles par des prolongements filiformes. Dans le troisième espace intercostal, il existe trois de ces mêmes nodosités aux mêmes points. On rencontre quelques petites tumeurs semblables engagées dans l'épaisseur des muscles intercostaux et faisant une légère saïllie dans la cavité thoracique. Puis partent des prolongements filiformes grisâtres qui vont se perdre dans le tissu cellulaire du médiastin antérieur. Rien à noter
ailleurs.
Examen microscopique. — Il a démontré que les masses diverses de nouvelle formation, qui ont envahi le péritoine, l’épiploon, le mésentère, le diaphragme, les plèvres, sont constituées, comme les
nodosités de la paroi antérieure du thorax, par du tissu colloïde.
Observation LV (DuBrEeuIzH. — Bull. Soc. anal. de Bordeaux, 1889).
Femme de 56 ans qui, depuis plusieurs semaines, a remarqué sur : la poitrine et surtout sur le sein gauche des petites tumeurs dures, enchâssées dans la peau, du volume d'un grain de chènevis et faisant une légère saillie. Pendant une crise épileptiforme, le côté droit du ventre a été envahi par une éruption de grosses nodosités d’un rouge violacé apparues sinon brusquement, du moins très rapidement. Les plus petites ont le volume d’un grain de chènevis, les plus grosses celui d’une amande. L'éruption gagne le côté gauche et s'arrête à la moitié de la cuisse.
Les ganglions des aisselles, des aines et du cou sont volumineux
et indurés.
Mort dans le coma après de nombreuses crises d’épilepsie sympto-
matique.
Autopsie. — Lésions de tuberculose aux poumons.
Péritonite cancéreuse. Tuméfaction des ganglions mésentériques et lombaires. Hydronéphrose à droite. Noyaux secondaires du foie et de la rate. Néoplasme du col de l'utérus. Thrombose du sinus
longitudinal supérieur ; ramollissement hémorragique du cerveau.
L'examen histologique a montré qu'il s'agissait de généralisation
d'un cancer de l'utérus.
Observation LVI
(Wacxer, BLau et Dysoswxr. — Zeitschrift f. Geb. u. Gyn., 1895,
Ne Dre 0 tone
Malade atteinte de cancer de l'utérus. Il existe des métastases au niveau du foie, des poumons, de l'estomac, de l'intestin, du cerveau,
des muscles, des os et de la peau.
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Observation LVII (W.-A. FREuND. — Hegar’s Beitraege zur Geb. u. Gyn. 1898, v. r, p. 3).
Femme présentant un cancer du corps de l'utérus et de l'ovaire. Il y a des métastases sous-culanées dans la paroi abdominale antérieure.
Observation LVIII (GeBHaRD. — Zeitschrift f. Geb. u. Gyn. 1901, v. 45, p. 4o5).
Malade chez laquelle existe un cancer utérin. On observe des
mélastases sous-culanées dans la paroi abdominale antérieure.
Observation LIX
(Petersen. — Archiv f. Dermat. u. Syph., 1904, v. 70, p. 3x3).
AE
Femme M.., âgée de 5o ans, vient à l'hôpital le 1° décembre 18099. Elle présentait un cancer de l’utérus inopérable. La voûte du vagin était envahie par une énorme ulcération cancéreuse. La vulve et les régions qui l’environnent, rouges, enflammées, étaient le siège d'un écoulement abondant et puriforme. Parmi cette peau rosée et jusque dans toute l’étendue de la cuisse, on trouve un très grand nombre de petits nodules de la grosseur d’une tête d’épingle à celle d’un pois.
À l’autopsie, on trouve encore des métastases dans les gangtions iliaques et mésentériques et jusque dans les poumons.
Examen histologique. — Carcinome.
Observation LX (SPIEGELBERG. — Monalschrift f. Geburtskunde u. Frauenkrankheilen, HO DO AV TUE Femme atteinte de cancer de l'ovaire. Il y a des mélastlases sous-
culanées dans la paroi abdominale.
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Observation LXI (BRIEGER. — Charité Annalen, 1881, v. 8, p. 118).
Betty L.., 19 ans, couturière, a été ovariotomisée à gauche cette année en janvier, A ce moment, pas d’ascite, péritoine intact. Quelques semaines après l'opération, ventre douloureux. Le 27 juin, on retire, par ponction, 7 litres de liquide hémorragique.
Antécédents tuberculeux chez la malade ; parents morts de tuberculose. Elle-même présente, à l’examen, des signes de tuberculose. Ventre énorme contenant de l’ascite.
Le 9 juillet. — Ponction de 6 litres. Foie légèrement augmenté de volume ; rate normale.
Le 19 juillet. — Ponction de 5 litres.
Le 27 juillet. — Ponction de 6 litres.
Le 29 juillet. — Exitus.
Aulopsie. — Cancer généralisé du péritoine. Mélastases à la peau, au poumon. Pleurésie double.
Dans la paroi de l’abdomen, nombreuses tumeurs du volume d’un pois à celui d’une cerise ; elles se rangent le long de la cicatrice, allant de l’ombilic à la symphyse, et rayonnent de cette cicatrice vers
toute la paroi abdominale.
Observation LXII (FRANKk. — Prager medic. Wochenschrift, 1891, p. 255).
Malade âgée de 24 ans, vient pour la première fois à l'hôpital le 4 juin 1889. Il y a un an, elle a eu un enfant bien portant. Dix semaines après la naissance de cet enfant, augmentation de volume de l’abdomen et douleurs dans le bas-ventre.
Actuellement, la tumeur abdominale remonte jusqu’à quatre travers de doigts de l’appendice xyphoïde. Cette tumeur est élastique, mate à la percussion.
Diagnostic : kyste de l'ovaire droit.
Le 1% juillet. — Ovariotomic.
Le 9 février 1891, la malade revient pour la seconde fois. Elle a eu un enfant vivant l’année précédente. Elle présente à l'examen une tumeur abdominale remontant à quatre travers de doigts audessous de l’ombilic. On remarque, de plus, des nodules sous-culanés situés, les uns le long de la cicatrice opératoire, d’autres, du volume d’un pois, disséminés dans la paroi abdominale et, enfin, un autre, de la grosseur d’une prune, siégeant à la partie interne de la rotule droite.
Examen histologique d'un de ces nodules : adéno-carcinome.
La tumeur est inopérable.
Observation LXIII (EmManuEL. — Zeitschrift f. Geb. u. Gyn., 1893, v. 27, p. 68).
Le 24 août 18977. — Malade en bonne santé jusqu’à cette époque. Réglée depuis l’âge de 18 ans, régulièrement, sans douleurs. Depuis trois ans, l’abdomen semble plus gros, mais n’est pas douloureux. Depuis huit semaines, il existe dans le côté gauche des douleurs, qui depuis deux semaines sont particulièrement fortes. La malade remarque aussi une tumeur à droite.
À l'examen, on trouve une tumeur qui s'étend jusqu'à trois tCravers de doigts au-dessous de l’ombilic, plutôt large que haute.
Le 6 septembre. — Ovariotomie. La malade est guérie le 20 octobre.
Toujours bien portante après l’opéralion jusqu'en septembre 1892. À ce moment, fistule au niveau de la cicatrice.
Examen du 25 septembre. — La cicatrice est infiltrée, sur toute sa longueur, et sur une largeur de trois doigts. Fistule au milieu. A droite de l’ombilic, dans la paroi abdominale, on trouve un nodule de la grosseur d’un haricot, dont l’examen histologique révèle l’ori-
gine cancéreuse.
on —