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suis encore ici, comme je le serai partout, qu’un inter prête de l’antiquité. Pollux avait dit avant moi : « Les uns prétendent que les Dactyles Idéens furent (( ainsi appelés à cause de leur nombre, parce qu’ils « sont cinq ; les autres, à cause de leur absolue soumisse sion aux volontés de Rhée, parce que les doigts de s( la main sont à la fois et les artisans et les exécuteurs (c de toutes choses. — Toùç Aa/.Tu7ou; x,£>c77)(70at
(e gI [X£V y-aTa tov àpt.G[JLov, oti tovts, ol y.cc'ik to
« T'^ 'Psa TToevu û'jTOup'ysLV, QTL xal ol ^ax.TuXoi.
U Tejyï'zod T£ >cal ttocvtwv IpyocTaib »
Les Dactyles furent avant tout, et par essence, des mineurs, représentant les rudiments de la métallurgie^ ce qui les distingue des autres mélallurges. Le scholiaste d’Apollonius de Rhodes nous a dit plus haut, avant de citer le fragment de la Phoronide : « On rapporte que les premiers ils travaillèrent le fer et ex- « ploitèrent les mines, Et l’auteur du poème nous a dit ensuite : « Les premiers ils trouvèrent dans les « bois des montagnes l’art de l’ingénieux Vulcain, le ic fer noir, et le portèrent au feu, et produisirent une « œuvre des plus remarquables. »
Les noms qu’on leur donnait, et que nous a fait connaître la Phoronide^ indiquent la nature de leurs opérations ; ils s’appelaient Celmis^ Damnaménée et Aemon, Celmis^ en effet, doit signifier le feu : Hésychius interprète par Glppt.75, chaleur^ le dérivant
de y,'47£oç, chaud^ brûlant^ épithète donnée au feu par Homère®; Damnaménée^ de r^apLvw et (X£voç, signifie
qui dompte par sa vigueur ; Acmon^ deàa(7.wv, désigne \ enclume .
Plus tard,' on leur adjoignit un Hercule, comme nous l’avons vu par un passage de Strabon, et comme nous l’apprend Diodore de Sicile : « 'lorTopoucrL aÙTtov « sva [xàv TcpoaaYopeuO'lnvca 'Hpax.);sa ^ ; » mais cet Hercule n’eut de commun que le nom avec le fils d’Alcmène, comme le remarque Diodore au meme endroit. Dans le temple de Mégalopolis, on voyait une statue d’Hercule aux pieds de celle de Gérés, et Pausanias rapporte qu’Onornacrite, dans ses poésies, assurait aussi que cet Hercule était l’un des Dactyles Idéens : « Tou- (( Tov Tov 'HpaxA'^v etvai tcov ’l^aiwv x.alouixevwv Aax.Tulo)v, a ’Ovo[/.azpt.To; (p'/iaiv h toTç £7T£(>t.^. » Cicéron, parlant des différents Hercules, nous dit : « Tertius est ex Idæis (( Digitis ; cui inferias afferunt^ — Le troisième est « un des Dactyles de l’Ida; on lui offre des sacrifices « funèbres. »
C’est dans la Pbrygie qu’eut lieu la découverte des métaux, et que se firent les premiers essais de l’art métallurgique ; les plus nombreux et les plus graves témoignages font déjà établi. Strabon a meme affirmé que les opinions, si divergentes sur les autres points de l’histoire des Dactvies, semblaient être d’accord sur celui-ci : « Mais tous assurent, dit-il, que ce sont « eux qui ont travaillé le fer pour la première fois « dans l’Ida; tous ont présumé qu’ils étaient des en- « chanteurs employés au service delà mère des dieux, « et résidant dans la Pbrygie autour de l’Ida. »