CHAPITRE II
Dètiîidéîke éjjoqüej Bü âge teel de l’bHcliàique'. — Il désigne : 1° le cuivre pur; 2° l’âlliage dii cülvt’e et dxi zinc. — Dikcdssloh du jlâssâgB dè Strabon qui étâblit ce fait. — 3° L^alliàge du cuivre et de l’étain. — Ëè gle à suivre pour démêler ces irois aceeptioiis dans les auteurs ; applicatioii de la règle â |ildsibufs exemples grées et latins. — Détails sur l’origine èt sût ThistBire des libibs dû bûivrè, du laitoii et du bronze.
Ici fibit bë tJÜ’dh àppëlel' !’ëj)bqlië pHmiîive de l’orichalquë, sBri âge exclusivement jlëëtique et fabdieliki k pâHir dë ce mdrti'eni, hôüs l’âllbns voir dësignëfnob plüs keüléhfiëBt üii ëorps irhàginaire, mais lihe réâlitë, tout en rfestaiit le signe fictif dé la creâtibii de^ poètés : il sigtiifiePa tantôt le cüivrè ordinaire, tantôt tm alliage 'de cuivre ët de ziric , et quelquefois un àlliagé dfe cuivre et d’ëtain. C’est sbiis les Alexandrins ique paraît s’étrë OpePe ce changement dans sà destinée; mais- déjà lë discréditâvait commencé sous les disciples d’Àristbte, et ici, 'comnie en tout le reste, le maîtré lui-niêrhë dbilHa T exemple. Vers ce temps, l’ëSpHt d’examëh et de dbiit'e, i’bhservàtibn attentive des faits étaient ëiitrés dahs la science, dans les études gramiifiaticàles, dàns rllistdirë ; ët rorichâlque ne résista point à ces épreuves. Suivons-le à travers ces vicissitudes.
Tout nous porte à penser que CallimaqüëJ dàns
l’exemple cité, en interprétant par yoCky.o^ la substance qu’il venait d’appeler o^eiyoCky.oç , a voulu désigner le simple cuivre, mais avec Tintention secrète, si je ne me trompe, de jeter sur ce dernier métal un reflet de l’ancien oricbalque.
Pollux , au chapitre où il énumère les métaux , range l’orichalque après l’argent, et sans parler du cuivre : « Xpuco;, apyupoç, opsiy^a'Xzoç, ctS'/ipoç, xaTTirgpoç,
« \ — L’or, l’argent, l’oriclialque, le fer, l’é-
« tain , le plomb. » Ce qui prouve évidemment que l’oricbalque tient ici la place du simple cuivre.
Hésycliius, entre autres sens du mot, nous apprend qu’on entendait aussi par oricbalque une matière semblable au cuivre : « y-al uXv], 6|j,ota
Cependant lorsque les anciens connurent l’alliage de ce métal avec le zinc, ce qui arriva d’assez bonne heure, et que l’expérience leur eut montré la supériorité de cette composition sur le cuivre pur, ils désignèrent le plus souvent le cuivre jaune ou le laiton par oricbalque. Sur ce point, l’autorité classique, comme on dit, est Strabon ; mais le passage est assez difficile pour n’avoir point encore été compris, et il mérite par conséquent de nous arrêter. Le géographe est dans la Mysie, et à propos d’Andira , ville de cette contrée , il nous dit : ce 11 est aux environs d’Andira une pierre qui , cc brûlée, devient du fer ; ensuite, après s’étre calcinée cc au fourneau, avec une certaine terre, elle distille du « faux argent. La même pierre, s’adjoignant le cuivre, « devient ce qu’on nomme alliage de cuivre, et que