‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 153 sur 248 · TOV T(/.W>>OV · texte numérisé non relu

TOV T(/.W>>OV

J’ai traduit tout d’abord cette phrase comme elle doit, je pense, être entendue. Casaubon n^y a trouvé à redire que la répétition, oiseuse, selon lui, de : (c To « xa)^ou[;.£vov x.poc[JLa, o Tiv£ç opgiy^aXxov xa’Xoijoi. — Elle de- « vient ce qu’on appelle le mélange, que quelques-uns « appellent orichalque; » et il croit qu’après xaXou(i,£vov il y a un mot de passé, ou qu’il faut au moins supprimer TO 3ca7^ou(j!.£vov. « Quis hanc battologiam in oplimo « scriptore ferat ? Equidem non dubito vel post xaT^oo- « p.£vov aliquod deesse verbum, vel tollenda certe esse « hæc TO xa‘Xoupt.£vov. » La remarque portefait à faux, si les Grecs avaient employé y,pà(j!.a tout seul pour désigner l’alliage du cuivre et du zinc , comme ils le faisaient pour désigner le mélange du vin et de l’eau ; or, c’est ce qu’indique la façon de parler de Strabon, laquelle , à ce titre , mérite d’étre enregistrée dans les lexiques. Quoi qu’il en soit, la répétition ne forme point obstacle, et dans un passage où se rencontrent de si graves et de si nombreuses difficultés , le grand philologue s’est arreté à une vétille.

Beckmann , qui n’était pas un philologue , mais qui s’entendait assez bien en histoire naturelle , a eu occasion de s’occuper du même passage, dans son

L XIII, p. 610,

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commentaire sur le livre des Rçcits mermlleuxy faussement attribué a âristote. Au sujet du cuivre des Mqsyiioeques, dput nous parlerons tout à l’heure, et qui n’était qu’une espèce de laiton obtenu par la cenientalion de la cadmie fossile ou de la calamine, Beckmann rappelle la phrase de Strabon, pour observer que cette terre , ajoutée à la pierre d’Andira, était sans doute la cadmie fpssile : « Loquitur noster de ç( terra, qua ^ris seu cupri color mutabatur in candi- ^ dum, quæ zinci qchra, quæ bodie vocatur cadmia çç fossiiisj fuerit necesse es|.... Neque unus Aristoteles c< terræ cuprum Ungentis meminit, etiam Strabo auctor fc est ejusdem generis terrain ad eandem rem esse ç( adiû64^hi ab aliis populis. Nimirum circa Andeira, (c urbeuî Lelegum, reperiebatur terra, quae cupro adç( di|a , efficipbat to npa'jLa, o tivsç 6p£iy^al/«ov

c( » C’est une erreur qui rendrait toute la

phrase inintelligible ; nous allons voir que ce n’était point la terre ajoutée à la pierre d’Andira, mais bien la pierre elîe-ntèn^e, qui devait être ici la cadmie fossile ou la calamine. Du reste, Beckmann ne s’est attaché qu’à cette seule circonstance , laissant ainsi toutes les difficultés du passage intactes , pe qu’il semble reconnaître lui-même, puisqu’il ajoute : « Ita jntelligenda « esse verba Strabopis palam est, etsi quæ ea excise piunt, intellectu difficilia sint. »

Venons à un bomme qui avait des connaissances en histoire naturelle^ et qui fqt surtout un grand Grec; je yeu^ parler de. Coray. Dans la 'traduction française de blrahon, vpici comme il rend le passage qui nous oc-

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