‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 18 sur 248 · V. ^Ecpsffia Ypocf/.p.aTa · texte numérisé non relu

V. ^Ecpsffia Ypocf/.p.aTa

dieu du jour, qu elle caractérisait encore mieux que le métal lurge.

Mais si l’invention était invoquée comme un gage de salut, à plus forte raison devait-on réclamer le secours des inventeurs. Aussi implorait-on le secours des Dactyles, et leurs noms prononcés tout bas, ou meme dits mentalement, passèrent pour de tout-puissants préservatifs. « Ceux qui ont appris par cœur, dit « encore Plutarque , les noms des Dactyles Idéens « s’en servent comme de préservatifs contre les ter- « reurs, en les parcourant tout bas l’un après l’autre. « — Ot £)C[/.£pLaG7i>toT£(; TOC Twv ’l^aiwv ovop.aTa Aa>tTu);cov <( 5(p(ovTaL TUpo; touç ^oêouç auTOÎç wç dle^iTcccTioiç , aTp£[/.a « xaTa7^£'yovT£ç £X,acTOv’. »

Ce caractère protecteur les fit rapprocher plus tard, bien plus tard, des dieux Lares. Je dirai ici un mot, pour n’y plus revenir, d’une tradition purement latine, ou propagée par des Grecs latinisés. Comme les Dactyles , les Curètes et les Corybantes avaient été chargés de la garde de Jupiter enfant, et qu’en outre les Dactyles joignaient à ces fonctions leurs attributs magiques, on eut l’idée d’assimiler ces Génies aux Lares , qui étaient eux aussi les gardiens du foyer et les protecteurs de la maison. Arnobe nous montre ce rapprochement tiré des écrits de P. Nigidius : (( In diversis Nigidius scriptis Lares dicit modo « tectorum domuumque custodes, modo Curetas « illos, qui occultasse perhibentur Jovis æribus ali- « quando vagitum , modo Digitos Samothracios , « quos quinque indicant Græci Idæos Dactylos nun-

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