‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 17 sur 248 · Ad ^rgonaut., I · texte numérisé non relu

Ad ^rgonaut., I

nombres des Dactyles ; mais elle laisse subsister le fait que nous voulions montrer.

Ces sortilèges, qu’ils pouvaient envoyer et rompre à volonté, firent attribuer plus tard aux Dactyles l’invention des lettres Ephe'siennes . « On rapporte, « dit Clément d’Alexandrie, que parmi les Dactyles « Idéens il y en eut quelques-uns des premiers « qui furent habiles, auxquels on attribue Finvencc tion des lettres dites Ephésiennes . — Ttvèç tûv cc ’l^aiwv AazTuT^wv <jo(poé; Tivaç TrpwTOuç yeveaOai. Twsyoudiv, c( elç oiiç 71 T£ Twv ’E<p£Gt(ov XsyopLSvcùv ypa(/.(/.aTwv eupsctç (( ava^£p£Tai\ »

Les deux superstitions se valaient. Les lettres Éphésiennes étaient des caractères ou des mots magiques, dont la vertu détournait ou arrêtait les malheurs, et que l’on portait comme des amulettes, w Les magi- « ciens, dit Plutarque, ordonnent à ceux qui sont « possédés des mauvais Génies, de parcourir et de « nommer en eux-mêmes les lettres Ephésiennes . — « Oi p.ayoi Toùç ^atp.ovi^op.fivouç >C£7;£you(7t Ta ’E^ficta ypocpL- « [i-aTa TTpoç auToùç )caTa‘X£y£iv zal ovo[j!.a^£tv^. »

Hésycbius , qui nous a conservé les six noms, dont la réunion formait les lettres Ephésiennes^ en cite un, qui est celui d’un Dactyle, Damnaménée, qu’il interprète par le soleil', a Aap!.va[;.£v£uç ^è, 7]li.oç®. » La présence de ce nom est le cachet de la découverte. Pour ce qui est de l’interprétation, on conçoit que les symbolistes des âges postérieurs aient attribué , en vertu de l’étymologie, la qualification de Damnaménée au

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