Nat. Hist., XXXIII
(( rapporte que le palais de Ménélas resplendissait d’or, c( d’électre, d’argent et d’ivoire ; » ce qui prouve bien qu’il n’entend parler que du métal composé d’or et d’argent.
Eustalhe, sans se prononcer ici positivement, incline cependant vers Félectre résineux. Eustathe recon-
naissait trois sortes d’électre, comme nous le verrons plus bas : l’alliage d’or et d’argent, et un alliage de cuivre et de zinc, ou l'orichalque. âprès avoir signalé les deux premiers, il ajoute, au sujet de celui qui ornait le palais de Ménélas : « Mais celui qui me paraît c( être indiqué en ce moment, c’est l’autre espèce d’é- « lectre que la fable appelle une larme des Héliades, « à cause de sa couleur, qui la rapproche du soleil. — (( Aozsi xal 6 loiTTo; ^v]7ouc»6at vuv ‘/i'Xe'^Tpoç, ôv 6 [au9oç, ^t.à to cc olov ypoaç, ^azpuov £lvat to)V 'HXiar^cov
Mais disons tout de suite, pour trancher dans le vif cette difficulté, de quelque part qu’elle nous soit suscitée, qn’Homère et Hésiode n’ont pu parler ni de Félectre résineux ni de Félectre métallique. L’arnbre jaune, en effet, ne fut connu que plusieurs siècles après eux, nous le prouverons un peu plus bas; et quant à la composition d’or et d’argent, la haute antiquité ne s’en douta jamais : l’alliage des métaux ne fut pratiqué qu’à une époque postérieure; montrons du moins qu’il n’y en a point trace dans les écrits d’Homère et d’Hésiode.
Spanlieim, dans sa traduction des Césars de l’empereur Julien, croit fermement qu’Homère a parlé de l’alliage des métaux : « Il est vrai, dit-il, qu^Homère,
Ad Od/ss., A', 73, p. i483.
« dans un autre endroit, où il parle de cette science de , a fondre et d’allier ensemble de l’or et de l’argent,
(( dit qu’on la tient de Vulcain et de Minerve b »
Le passage d’Homère n’a pas été entendu ; il n’y est nullement question de l’alliage, mais de la juxtaposition des métaux; il s’agit de la dorure de l’argent, dorure qui s’effectuait avec une mince lame d’or appliquée sur l’autre métal. Le poète voulant rendre sensible, par une comparaison, l’effet des changements que Minerve a opérés dans la personne d’Ulysse, dit :
« De même que répand l’or autour de l’argent un « homme habile, que Vulcain a instruit, ainsi que Palcc las Minerve, dans toutes sortes d’arts, et qui exé- « cute des œuvres élégantes ; de même aussi la déesse « répandait la grâce autour de la tète et des épaules « d’Ulysse ^ »
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Mais le morceau sur lequel on se fonde principalement