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dans Homère, pour affirmer que ramalgame des métaux fut connu du poète, c’est la description du bouclier d’Achille. Voyons donc s’il est dans ce tableau quelque circonstance qui pût favoriser une telle opinion.
Pour fabriquer le bouclier du héros, Vulcain se sert de quatre métaux, le cuivre, l’étain, l’or et l’argent; et dans toute la description, ce sont les seuls métaux qui reparaissent, sans la moindre indication qu’ils aient été alliés entre eux, ou qu’on les ait altérés d’une façon quelconque. Il est vrai qu’en un endroit, le poète, parlant d’un champ qu’on laboure, nous dit que le sol de la terre, qui était d’or, se montrait noircissant par derrière, à mesure que le soc de la charrue le déchirait :
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a Et la terre noircissait par derrière, et ressemblait à « une terre qu’on aurait labourée, bien qu’elle fût en- « tièrement d’or. »
Et c’est de cet endroit qu’on a voulu particulièrement s’autoriser, pour soutenir que l’âge homérique connaissait l’art d’allier les métaux, et savait faire des ors de couleur, Millin, dans sa Minéralogie Homerique^ nous dit avec assurance : « A l’art de fondre « les métaux , on joignait celui de les allier. Les « différentes couleurs des objets représentés sur le « bouclier d’Achille, sans le secours de la peinture, w semblent indiquer que cet art était alors trèsa avancée » Et plus loin : a Nous avons vu que les an-
!. IL, r, 548 sq.