Polfhist., XI
en Crète; c’est la même rivalité qui se continue, comme .on voit , en tout et partout. Mais Solin s’est tenu plus près de l’étymologie, c’est-à-dire de la vraie raison qui fit les Dactyles inventeurs de la musique. Ce rapport va se trouver plus clairement encore indiqué par Clément d’Alexandrie et par le grammairien Diomède. Le premier : « Kal tî xaToc {jloucixviv sGpsdiç « pu9[/.wv, auTouç avacpépETat* aiTtav oi xapà Totç
« (jLoucrtxoîç ^àxTtjT^ot ttiv TcpoaviYopiav eikriCi^xai ^ — On leur « attribue aussi l’invention des rhythmes en musique; « et c’est de là que les dactyles, chez les musiciens, <c ont pris leur nom. » Diomède, donnant l’étymologie du mot dactyle : a Ou bien encore , dit- il , le mot « vient des Dactyles Idéens, que les poètes appelaient « Curètes ou Corybantes. Ceux-ci, en effet, pendant « qu’ils gardaient Jupiter dans l’île de Crète, allant à (c la rencontre les uns des autres avec de petits bou- (( cliers d’airain, dissimulèrent la voix du jeune enfant « par le son bruyant de l’airain entre -choqué en (( même temps que par l’exécution rhyllimique du (( pied qu’on appelle dactyle. — Vel ab Idæis Dactylis, (( quos Curetas sive Corybantas poetæ appellabant. « Hi namque in insula Creta Jovem custodiendo, cly- (( peolis æneis inter se concurrentes, tinnitu æris illisi, « rhythmica etiam pedis dactyli compositione celaa vere vocem infan tis^ »
Un autre grammairien. Marins Plotius, pense que c’était le pied appelé amphimacre ou cre'tique, composé d’une brève entre deux longues, que faisaient