Varron. De Lingua Lat,^ VII, ïi
Lemnos, à cause du crime dont s’étaient souillées les Lemniennes , lorsque , par suite de la vengeance de Vénus, dont elles avaient négligé les autels, ces femmes en vinrent à égorger les hommes de leur île. Photius, dans son Lexique, nous dit : « Kaêsipoi*
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« y^Oevxeçh — Cabires, Génies qui s’en allèrent de « Lemnos, à cause du crime audacieux des femmes. »
Pour ce qui est d’Imbros, Étienne de Byzance nous dit simplement quelle était consacrée aux Cabires et à Mercure, que les Cariens appellent Irnhramus^ ce qui fait songer au mystique assesseur des Cabires, appelé Casmilus', que Mnaséas a interprété plus haut par Mercure: « vtigoç îepoc Ka^etpcov xal 'EppLoG, ôv
K ’lpLêpapLov )^eyou(7tv ot Kapeç^. » Nul ne nous a parlé des productions d’Imbros ; mais la conformité du sol de cette île avec celui des deux îles voisines et , pardessus tout, la présence des Cabires nous autorisent à penser qu’il y avait là aussi des mines et des forgerons.
D’après leur descendance et la nature des pays où la tradition les faisait résider, les Cabires s’annoncent évidemment comme des hommes livrés au travail des métaux. Toutefois, nous n’avons encore produit aucun texte qui nous les montre formellement à l’œuvre; mais Nonnus, dans son inépuisable répertoire de traditions mythologiques, va nous offrir ce que nous cherchons.
Lorsque Rhée lève l’armée que Bacchus doit conduire contre les Indiens, les premiers soldats qu’elle