‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 49 sur 248 · AdÆn., III · texte numérisé non relu

AdÆn., III

cuivre. La tradition nous dit à demi-mot, mais assez clairement, que, comme dans l’Eubëe, les Gorybantes forgèrent à Chypre leurs armes et leurs instruments d’airain, et que cette terre leur en fournit amplement la matière.

Voilà ce qui sort du passage de Servius, et ce qui nous rend cette phrase de son Commentaire si précieuse. Que penser, après cela, du jugement si dédaigneux et si peu critique de Lobeck, qui , après avoir condamné quelques gloses de grammairiens et de lexicographes , ajoute : « Nec Servii ratio habenda ad « Æn. III, 111, etc. ? ‘ » Sans doute Lobeck ne se préoccupait point de l’idée générale qui nous sert de guide dans ce travail ; mais de quel droit dire absolument d’un texte, qui peut être si diversement utile , quon n en doit tenir aucun compte : Nec ratio hahenda ? Pour moi, je suis heureux du renseignement inespéré qui m’est venu apprendre le séjour des Corybantes à Chypre, cette terre, patrie du cuivre, appelée cuivreuse par excellence, ærosa’^^ et dont le nom est devenu celui du cuivre même.

Que les Corybantes aient visité aussi la Crète, c’est une conséquence inévitable de leur inséparable union avec les Curètes. Mais du reste Nonnus le dit expressément, en appelant cette île Corybantide^ séjour des Corybantes :

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