‹ Les métaux dans l'antiquitéChapitre 48 sur 248 · Ad II. S · texte numérisé non relu

Ad II. S

et que son nom lui venait ou de la couleur de son plumage cuivré^ ou de ce que Theroïne , pendant sa vie humaine, avait habité Chalcis^ en Eubée.

L’allégorie est transparente ; tout nous parle ici du cuwre ^ joLkmç, et nous y voyons une allusion manifeste aux armes et aux instruments ^airain dont se servaient les Corybantes, et dont ils étaient les inventeurs, comme il sera montré tout à Theure. Nous y trouvons surtout une preuve que les Corybantes, aussi bien que les Curètes, séjournèrent dans l’Eubée, l’île la plus richement pourvue de cuivre après Chypre.

Ce nom de Chypre nous conduit à une tradition moins connue et plus curieuse encore que la précédente. Servius, dans son Commentaire sur Virgile , rapportant les étymologies que Ton donnait du mot CoryLantes , dit que les uns le dérivent de >cop7] [jeune fille') ^ surnom de Proserpine; « D’autres, continue- « t-il, prétendent que les Corybantes sont ainsi nom- (c més du cuivre, parce qu’à Chypre il y a une monte tagne riche en cuivre, que les Chypriens appellent « Corium. ‘ . — Alii Corybantes ab ære appellatos, qUod « apud Cyprum mons sit æris ferax, quem Cyprii Co- « rium vocant^ »

De cette dernière opinion il faut conclure que les Corybantes furent regardés comme ayant habité Chypre ; car autrement on ne concevrait pas que, le cuivre se trouvant si abondamment dans tant d’autres pays, on eut précisément songé à tirer leur nom d’une montagne de Chypre parce qu’elle était abondante en

L Lisez plutôt Corion^ du grec xopiov {jpetite fille), diminutif de xdpy),

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