IV
4. Sainte-Croix, dans. ses Mystères, rappelant ces deux vers d’Ovide, nous dit : « Ovide représente les Corybantes occupés « avec les Curètes à fabriquer des armes défensives. (P. 57, cc édit., et t. T, p. 79, 2® édit.]. »
Que nous parle-t-il là d’armes à fahiquer? elles sont fabriquées
Sënèque , au contraire , place^ la même scène et les mêmes personnages dans la Crète :
Fleat Alciden cærula Grete ;
Nunc Guretes, nunc Corybantes,
Arma Idæa quassate manu * .
« Que la Crète, baignée de la mer azurée, pleure « Alcide ; maintenant, Curètes, maintenant, Coryban- (c tes , de votre main Idéenne agitez vos armes. »
Aristide, on le conçoit, revient à l’Asie Mineure et fait de sa ville de prédilection le théâtre de l’événement : c’est à Smyrne qu’il place les Curètes, qu’il fait naître Jupiter. Parlant de l’ancienne Smyrne sur le mont Sipyle : « C’est là certainement, dit-il, que l’on a rapporte que sont et les demeures des dieux et les (c chœurs de danse des Curètes autour de la mère de (( Jupiter. — 06 ^yi tocç ts Oswv euvàç sivai leyoucri /.cà to6ç « Koup'/iTCt)v yopouç irepl ttiv to6 Aïoç (/.viTspa^. » Et ailleurs, s’adressant à Commode , qui faisait son entrée à Smyrne : « Tu te souviens donc, dit-il à l’empereur, c( d’avoir entendu les antiques récits touchant notre c( ville, cette naissance de Jupiter et les chœurs de « dansé des Curètes. — Ta pi.àv o6v Tualatà pLsjAVTiGat aitou- « <7aç, Aïoç Tiva ysvecjiv zal yopstaç KoupviTWv®. »
Cet antagonisme d’exemples qu’il serait aisé de pro-
depuis longtemps ces armes ; il a pris tiindit pour fabriquer. Est-ce que le baron de Sainte-Croix n’aurail pas mieux su le latin que le grec par hasard ? Dans tous les cas, je le demande, quelle confiance méritent des recherches où ron trouve de pareilles mé^ prises ?