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Eustathe : « Il est beaucoup question , dit-il , des « Telchines, et dans beaucoup d’écrivains. Il y en a, (( en effet, qui assurent qu’ils sont Cretois et qui les « appellent Thelgines, de Os'Xyet.v (charmer^ fasciner)^ « et qui disent qu’ils sont charlatans et enchanteurs. (( — nolùç 6 TOpl T^oyoç y-al xapà izQXkQXç.
« Eial yap ot y-al K^^Taç auTOuç y.cà ©s'Xyîvaç 6vo[xa'Cooai, « xapà To Gelyeiv, y.oà yoviTaç elvat <paal zal cpap[;.a/w£Tç^. »
On le voit, c’est bien en Crète que les Telchines font leur première apparition. Ajoutons même qu’ils y laissèrent des traces si profondes, que la Crète s’en appela Telchinie , et les Cretois, Telchines^ au rapport d’Étienne de Byzance : « Kal Kp7)V/i T£7^y^i.v(a âlsyETo, xal (( 01 RpYiT£ç T£■Xy.tv£;^ » Maintenant, étaient-ils véritablement Crétois? Malgré l’affirmation d’Eustalhe, j’inclinerais à leur donner la Phrygie pour berceau , non-seulement à cause de leur identification avec les Curètes, mais encore et surtout à cause de leur soumission à Rhée, la souveraine de tous les métallurges. Quoi qu’il en soit, et en l’absence de tout renseignement positif, admettons simplement la Crète comme point de départ des Telchines. De là ils se rendent à Chypre et à Rhodes; mais ils visiteront encore une autre contrée des plus anciennement célèbres. Étienne de Byzance nous apprend que Sicyone s’appelait aussi Telchmie : « Telyivia Sà xal /'j Sizuwv £za)^£tTo^. » D’où lui