V. TsXyîç
venait ce nom ? Eustathe répond : « Sicyone fut aussi « jadis appelée Telchinie^ à cause que les fameux Tel- « chines habitèrent aussi en cet endroit. — ’E>tV/]0vi c( TTOTe xal TeT^^ivta, ^là to toi>; a^o[A£vouç Tsl^îvaç zai aÙToÔt « »
Tous ces noms sont significatifs, on le verra bientôt ; passons au rôle que jouèrent les Telchines. Diodore de Sicile nous dit : « D’après les traditions mythi- « ques, les Telchines élevèrent Neptune avec Caphira, « la fille de l’Océan , Rhée leur ayant confié le dépôt fc du petit enfant. — MuÔQT^oyoGvTat p(.£Tà Koc(peipa;
« ’Ox.£avou OuyaTpoç êzOps^oa IlOCTSt^wva, *P£a<; aÙTOtç 7rapay.a- « TaÔ£[X£VV]Ç Pp£<pOÇ »
Cette tradition est assurément plus vraisemblable que celle qu’a suivie Nonnus, si le poète n’a pas voulu faire une pure métaphore, en faisant les Telchines fils de Neptune. Mais une tradition plus autorisée, c’est celle qui donne les Telchines pour nourriciers de Jupiter, et non de Neptune. Strabon nous a déjà dit : « D’autres prétendent que, comme il se trouvait neuf « Telchines à Rhodes , ceux d’entre eux qui accornpa- « gnèrent Rhée en Crète, et qui élevèrent l’enfance de « Jupiter, furent appelés Curètes. » Aglaosthènes nous a dit de son côté, selon le scholiaste de Germanicus, « Que Cynosura% nourrice de Jupiter, avait habité en « Crète, dans un certain endroit, avec les Telchines, « que l’on appelle Curètes Idéens. »