‹ Les métaux dans les inscriptions égyptiennes (volume 2)Chapitre 6 sur 13 · A/WN/W · texte numérisé non relu

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4) L'émail de la figure a la plus grande ressemblance avec Témail dont on se sert encore aujourd'hui dans les fabriques d'objets en pierre. On le produit en jetant du sel de cuisine dans le four où cuisent les vases. Le sel se décompose, en vapeur d'eau qui se combine avec l'oxyde de fer de la glaise pour former un chlorure de fer qui se vaporise à son tour; et en soude qui, se combinant avec l'acide silicique, couvre les vases d'un émail mince. U est fort curieux de savoir comment on produisait les hiéroglyphes violets de la figure. On voit clairement que c'est par une application de couleur, puisque le dessin tracé fait saillie sur la figure en quelques endroits. Il a été facile d'en détacher une quantité suffisante pour en faire l'analyse et pour reconnaître la nature de la substance colorante. C'est un silicate de manganèse très facile à fondre. Pour démontrer l'existence du manganèse, on analyse la couleur violette au chalumeau avec du carbonate de soude et de l'azotate de potasse. La couleur verte de l'oxyde de manganèse apparaît aussitôt.

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pourtant pas Buffisantes en enes-mêmes pour expliquer la forme en briques sous laquelle nous voyons représenté le ;fe«6e^ artificiel. Il n'y aurait en aucune raison d'en couler des amulettes, au lieu de les confectionner avec la substance originaire^ quant aux couleurs des peintres, elles pouvaient être produites par la pulvérisation immédiate du minerai de cuivre, si cette substance beaucoup moins précieuse devait être substituée au vrai lapis lazuli.

En fait une telle substitution a eu lieu dans les temps modernes. Becrmànn^ nous raconte, d'après Tavemier, qui lui-même trafiquait en pierres précieuses^ et par conséquent connaissait leur provenance et les routes par lesquelles elles passaient, que, dans les anciens temps, on n^employait comme bleu que le vrai lapis lazuli qui provenait de la grande Tartarie ; mais, après qu'on eut trouvé en Perse, dans les mines de cuivre, un minerai bleu, qui, pulvérisé comme on faisait pour le vrai lapis lazuli, donnait une belle couleur, on s'en servit à la place du vrai, et on défendit, même aux peintres, d'employer dorénavant la couleur étrangère qui coûtait si cher. Au bout de quelque temps on reconnut que la couleur de Perse à base de cuivre ne résistait pas longtemps à Tinfluence de Vair, qu'elle devenait peu à peu plus foncée et perdait son brillant; on revint à la vraie couleur.

En Egypte, le jfe^ie^ artificiel n'a point passé de la sorte, quoique la base colorante fût aussi le cuivre. Il est étonnant de voir combien le bleu s'est maintenu frais et intact dans les temples et dans les tombeaux, sur des objets de toute sorte. A la vérité la couleur s'est assombrie au cours des siècles, surtout dans les endroits où on l'avait appliquée très-épaisse, mais à la surface seulement : si on enlève cellcrci on trouve encore par-dessous le bleu frais et inaltéré. Dans d'autres cas, sur des monuments du haut Empire, la surface elle-même est restée entièrement bleu-clair. L'invention d'un moyen de conservation aussi important a dû être d'un grand intérêt pour TËgypte, où on avait coutume de revêtir de couleurs très-brillantes tous les objets que contenaient les tombeaux ouverts ou fermés. Aussi bien on rapporte que les anciennes annales conservaient le nom du roi qui avait remplacé le vrai lapis lazuli par une composition douée des mêmes propriétés. Malheureusement le nom ne nous a été transmis, ni par Théophraste, ni par Pline, qui mentionnent le fait tous les deux.

En quoi consistait cette invention? On peut le prouver à coup sûr par l'analyse des substances colorantes qui nous sont restées. Il résulte de l'observation microscopique de toutes les couleurs bleues, qu'elles sont composées de minces parcelles de verre, c'est-à-dire, de verre pulvérisé. J'ai comparé au microscope la poudre antique mentionnée ci-dessus et provenant des raclures de couleurs, avec le sulfate de cuivre bleu pulvérisé ; j'ai reconnu par là entre les deux substances des différences, d'autant plus aisées à reconnaître que les parcelles de ven*e bleu sont souvent mêlées de parcelles blanches, sans doute ^afin de relever et d'éclaircir la nuance de la couleur.

Cette couleur mêlée de verre devait être bien plus durable que la couleur faite avec du minerai de cuivre seul, quoiqu'elle n'ait jamais pu atteindre Fimmutabilité du vrai lapis lazuli: le bleu de lapis lazuli ne renferme pas de cuivre, qui pourrait s'altérer

1) Beitrage etc. III. 179.

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au contact de Foxygène de Tair. Comme le prouvent les expériences les plus récentes, la coloration en est produite par une combinaison de fer et de soufre.

Ce procédé de fabrication des couleurs par le Terre explique la forme de briques que le x^^^^^ artificiel affecte dans les anciennes peintures et qu'on ne saurait comprendre autrement. La masse de verre était coulée sous cette forme, pour servir de matière première à. la couleur ; elle passait ainsi dans le commerce et dans la circulation^ et était gardée avec d'autres objets précieux dans les trésors.

Une substance à laquelle les Égyptiens attachaient autant de valeur depuis les anciens temps, qui était importée de l'étranger et qui trouvait un débouché aussi général, devait être connue des Hébreux et des Grecs et prisée par eux. Les Hébreux lui donnaient le nom de n'^&D, et mentionnent expressément les points d'or qu'elle renferme (Job. 28, 6) : hb ant r'-^yi n'usas I'^O^DÎM « Ses pierres sont la demeure du saphir , qui renferme de la poudre d'or». Chez les Grecs, Théophraste, notre source principale, cite deux noms qui lui conviennent. Au § 23^ il nomme^ parmi les pierres qu'on taillait pour en faire des sceaux, la pierre oaiccpetpoç et dit d'elle: auTT) Sèfnl cSoitep ^P^^^^^^^c? «elle est comme semée d'ôr», et, à un autre endroit, aSrT) fiiXatvâ oùx aYav ir6j^[)tt> toù xuavou TOU aj^|)evoç, «elle est noire, c'est-à-dire bleu foncé, semblable au xuavot; mâle». Ceci suffit pour faire reconnaître le lapis lazuli. H ne saurait être question de notre saphir qui a toujours une teinte unie. Le lapis lazuli au contraire, seul parmi les pierres bleues, est constamment semé de petites parcelles de soufre qui, au regard, simulent parfaitement rpr; aussi croyait-oif que c'en était, comme le dit Théophraste lui-même. Selon C. Schneider^ «tt>(7irsp devant xp^9oicaoTo<; nous apprendrait que Théophraste n'a pas tenu ces points pour de l'or». Mais (Scnrsp s'applique évidemment à la deuxième et non pas à la première partie du mot xp^^^^^^^x?- Pline ^ (37, 120) s'exprime plus nettement encore, quand il dit du cyanos: aOn y trouve parfois aussi de la poudre d'or comme dans le saphir; le saphir en effet renferme des étincelles d'or». Il n'y a qu'un seul fait qui m'étonne dans ce passage; c'est que le saphir y soit distingué d'un autre minéral, le cyanos, auquel on attribue aussi des points d'or.

Théophraste a déjà parlé du xuavoç et il résulte de ses paroles que Pline l'a mal compris. Le xuavoç, qui n'a jamais désigné un métal, pas même l'acier, comme on a voulu le comprendre dans certains passages d'Homère et d'Hésiode, comprend chez Théophraste diverses pierres et des substances minérales qui avaient une seule propriété commune: elles servaient à préparer une couleur bleue. Dans le § 50 il énumère les minéraux que les peintres employaient à faire des couleurs. Il dit qu'on les trouve dans les mines d'or et d'argent, quelques unes même dans les mines de cuivre : parmi les derniers, il nomme le xoavoç. Il rassemble les différentes variétés de xuavoç au § 55 et parle comme il suit: «De même que le minium se trouve en partie dans la nature et en partie se fabrique, de «même le xoavoç est en partie naturel, en partie artificiel comme en Egypte. Il y a trois «espèces de xuavoç, l'Égyptien, le Scythique et, troisièmement, le Cypriote. Le meilleur pour «les couleurs sombres est l'Égyptien, pour les teintes claires, le Scythique. L'Égyptien est «préparé artificiellement, et, ceux qui ont écrit sur les rois, citent aussi le premier d'entre

1) Dans sa traduction allemande du «Traité des pierres».

2) Cf 37, 139. 33, 68.

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)>eux qui fabriqua le xuavo; fondu, à rimitation du xuavo^ naturel; ils ajoutent que «la Phénicie entr'autres envoyait un tribut de xoavo; en partie passé, et en partie non «passé au feu». Ce passage classique sur le xuavo; nous enseigne tout ce que nous pouvions désirer.

Il divise les différentes espèces en xoavo; naturel et xoavo; artificiel, ce qui, surtout dans un chapitre consacré aux couleurs exclusivement, ne peut se rapporter qu'à une couleur vraie ou fausse. Le xiiavoç artificiel, dit-il explicitement, devait imiter le xiiavoç naturel. Le vrai xuavo; n'est donc autre chose que le lapis lazuli, et la vraie couleur qu'on en préparait, de même que^ dans les Hiéroglyphes^ le vrai x^^^^^ ^t aussi le lapis lazuli. On aurait pu conclure la même chose d'après un autre passage de Théophraste, si toutes les éditions n'avaient pas adopté un texte très-différent sans doute du texte original. Nous lisons maintenant § 39, xoavo; aÙTocpoi^ç, l^cuv âv âaot({> ^(po^oxdAAav. XpoooxoÀAa n'est autre que la soudure d'or, et, comme on se servait surtout de vert de gris pour souder l'or (Pline nous le raconte longuement 33, 86. 29), on appella cette dernière substance du même nom , ainsi que Théophraste l'avait déjà* fait § 26. On aurait tort de dire que le xoavo; aoToçoi^ç doit contenir du vert de gris. Il s'agit du reste de pierres qui contiennent des métaux. C. Schneider pense donc que xp^^oxoÀÀa doit avoir ici un sens différent du sens habituel, et qu'il doit signifier la «gale» avec laquelle les anciens liaient la soudure d'or, et qui en était l'élément le plus visible. Nous n'avons pas besoin de cette explication ingénieuse; il est indubitable que Théophraste avait écrit non pas yfi^^^^^^^^'^i ^^^ Xpuaoxovtav. Les traits de A A et de NI sont exactement les mêmes et n'ont besoin que d'être lus convenablement. On lut xp^^^^o^^^^v sans y penser, parceque ce mot avait déjà paru plusieurs fois dans l'ouvrage: xp^^'o^^^'» ^st un très-bon mot «pour poudre d'or», mais il est très rare; on trouve en composition xP^^^^^^^^ formé du mot xovic, employé plus rarement en prose que xov(a. Pline lisait encore dans cet endroit xp^^^^oviav, car, dans le passage sur le cyanos cité plus haut, le membre de phrase «inest aurons pulvis» est la traduction exacte des mots de Théophraste. Il ne l'a mal compris qu'en un seul point: Théophraste restreignait l'application des mots lx«>v èv âaotcp yfinoono'^lav au xoavo; aito- 901^;, par quoi il entend le 9air9sipo<;. Pline nous montre, par l'incise «qualis in sapphiris», qu'il croit avoir à faire ici à deux pierres différentes.

On comprend maintenant les différentes significations du mot xoavoç. Théophraste distingue: 1® le xoavoç aoToçoiQ; (le vrai lapis lazuli); la couleur qu'on en tirait se composait de lapis lazuli pilé. 2^ le xoavoç axeuaatoç }iifjLY)9ap£V0(; tov autocpur^. C'est le lapis faux dont la fabrication devait remplacer, en partie le lapis lazuli lui-même , en partie le bleu d'outre-mer. On substituait au vrai lapis lazuli un minerai de cuivre avec lequel on colorait une masse de verre en bleu; ensuite on se servait de ce verre pulvérisé eomme d'une couleur bleue. On attribue cette invention ingénieuse à un monarque Égyptien, dont le nom était consigné aux annales royales. Il nous est inconnu, mais il paraît avoir appartenu aux premiers temps de l'ancien Empire, car le bleu et le vert des anciennes dynasties Memphites sont faits en verre pulvérisé, comme l'ont prouvé des recherches approfondies. Ce lapis imité devait passer par le feu: c'était, comme dit Théophraste, un xoavoç x^^«> ^^ ^^.pis fondu au feu et coulé sous forme de briques, comme sur les monuments. 3®. le xoavoç imité et non brûlé qu'il oppose comme airopoç au ireiropcopivoç, était le minerai de cuivre brut. Pulvérisé, il donnait aussi un bleu fort beau, mais peu

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durable'. Les Perses l'éprouvèrent dans les temps modernes et durent en revenir an vrai la^is laznli, faute de connaître le procédé employé par les Égyptiens, et de fabriquer préalablement un verre bien. Quand on dit qne les Phéniciens livraient anx Égyptiens aussi bien du KÛavo; non fondu que du xûavo; fonda , on peat admettre que la première des deux espèces était fondue après coup en Egypte. C'étaient sans doute des raisons de transport qni faisaient préférer cette forme au verre bleu, dont la fabrication était connue en Phénicie.

Ces trois espèces de xûavo; ou j;e«dâf furent appelées d'après les pays d'où elles provenaient. Théophraste nomme d'abord le xûavo; Éi^yptien ; celui-ci , dit-il , est artitieiel et la fabrication en a été inventée en Egypte, mais on tirait de pays étrangers la matière brute. Il donnait le bleu le plus sombre, tô «xpara /£iiôjj.aTa. Comme le verre blanc est déjà teint en bleu très-foncé par 1 5 ou 20% d'oxyde de cuivre, on pouvait obtenir avec facilité toutes les nuances voulues. En second lieu, il nomme le xûavo; de Scythie, le meilleur pour les teintes claires. Pline an contraire déclare que la meilleure qualité est celle de Scythie ; suivent, d'abord le xiiavoç de Chypre, et, en dernier lieu, celui d'Egypte. Je ne doute pas qne le xûavot Scythe lût été le vrai lapis lazuli et le vrai bleu d'ontremer qu'on en prépare, car la Tartarie semble avoir été, aux temps les plus anciens comme an Moyen-Age et encore aujourd'hui, la vraie patrie du lapis lazuti. De nos jours, c'est le Badakschan, en Bactriane, au milieu des régions à l'est de la Mer Caspienne, qui s'étendent au loin, et qu'on désignait sons le nom comninn de Scythie ^ aux époques postérieures à Hérodote. De là, cette pierre préciense parvenait à Babylone et aux côtes de la Mer Méditerranée, à travers la Parthie et la Médie. Parmi les trésors que Thoutmosis III enlève anx Kotennou dans le XXXVII'*"* année de son règne, le prince de Sangaro apporte une quantité [le nombre est effacé) de vrai /esic(, pnis, 24 ten de );esôe( artificiel, enfin un antre poids (le nombre est encore effacé) de %esbet de Babylone. Cette dernière espèce est aussi mentionnée ailleurs dans le butin Assyrien de l'année XXIV, quand le prince d'Assour apporte quelques blocs de lapis de grosseur extraordinaire, puis dn j^esiei pulvérisé, puis enfin css U o T J B*^^ , «du bon j;esôei de Babylone». C'était dn

vrai lapis lazuli sons des formes différentes, et, le tont ensemble venait des montagnes éloignées de la Bactriane. Le nom de Babylone, donné à. la dernière qualité, ne prouve pas qu'on en trouvât dans les pliûnes de la Chaldée. Peut-être avait-on à Babylone une manière spéciale de traiter la pierre importée , peut-être\ la triait-on de nouveau , ou bien la rédaisait-on en poudre, pour en faire une couleur de peintre. Sur les bourses du trésor de Ramsës UI^ dans lesquelles ne pouvait se trouver que du lapis lazuli rendu plus menu ou bien réduit en pondre, on lit <;z^3 » = , «vesteb de Teflel ou

de Tefrer». Ce doit être du vrai lapis, mais le pays même de Teflel ne doit pas en avoir été le lien de production : c'était plutôt, comme Babylone, une station intermédiaire d'où on faisait venir le x^^f'^f vrai. Il se trouvait sans doute sur la limite extrême du commerce Égyptien, paisqu'à mon su le nom ne s'est trouvé, jusqu'à ce jour, qu'en relation avec le

1) QuENBTEDT, Hinentl. p. 406.

2) D'après Pline (3.t, 6S) le upphirusétincetaut d'or, c'est-à-dire le lupls lazuli, ^ 3j DCu Hist. IiiB4:hr. PI. 32.

32 Xesbet.

Xesbet, Plusieurs variantes Hiéroglyphiques rappellent : *, ^^ rv^ ^^

i\£\a 3 ••• 4 ^^'^^ 5. C'est , au temps des Ptolémées et des Romains,

le pays par excellence du x^^^^^- U est toujours cité dans les listes des pays d'où les Égyptiens tiraient leurs minéraux précieux. Une fois seulement je trouve le lieu Teflel^ remplacé par ^ ^-^^ cs^^ ' xentiet^ que Bbugsch ^ incline, non sans raison, à placer dans

la Palestine, car on en tirait aussi le bois de Tarbre ai ^. C'était peut-être le lieu d'envoi pour la Palestine du x^^^^ de Scythie.

Dans Théophraste, la troisième espèce de xiiavo; est le Chypriote. Chypre avait été de tous temps le pays du cuivre par excellence et nous a légué le nom de ce métal. H est difficile d'admettre qu'on trouvât en Chypre le vrai lapis lazuli, qui n'a rien de commun avec le cuivre, ni la composition, ni la couleur: les anciens nous l'auraient dit, et du reste on ne le trouve pas sur l'île aujourd'hui. Nous devons donc comprendre, sous le nom de lapis de Chypre, le minerai de cuivre et la couleur faite avec le verre coloré au moyen de ce métal. Le xooivoç dont Théophraste dit qu'on le trouvait dans les mines de cuivre (§ 5S), est le xuavo; de Chypre. Dans le passage principal que nous avons cité plus haut, il ne le nomme pas spécialement , comme le xoavo; d'Egypte et de Scythie, sans doute parceque le oxsoaTro; Égyptien à l'état brut n'était autre chose que le xuavo; de Chypre. Quand on pjilvérisait ce dernier sans le brûler, il donnait une couleur peu coûteuse, maiâ qui passait vite et qu'on employait peu. Le même passage dit expressément qu'on rexportait aussi sans être brûlé. Comme il y avait des minerais de cuivre non seulement à Chypre, mais dans beaucoup d'autres régions, bien qu'en moindre quantité et de qualité inférieure, nous ne devons pas nous étonner de voir les peuples du Sud et de l'Ouest apporter ^^ aussi du x^*^^^ ^^ monceaux bleus, et en vases bleus de verre foudu ou de lire chez Aristote ^* qu'on trouvait le xoavoç et la xp^^^oxoXXa dans l'île de At^jiovyjoo;, c'est-à-dire & Chalkitis, dans la Prbpontide. Cette île était très-riche en cuivre.

Nous avons trouvé aussi que les Égyptiens connaissaient le cobalt et en coloraient le verre. Théophraste semble opposer ce verre au x^^^^ à base de cuivre (§ 31). Après avoir dit, au sujet du aapSio; (cornaline) et du Xo-pcoupiov semblable à l'ambre, que ces pierres se divisent en deux espèces, l'une claire et l'autre foncée, appelées mâle et femelle, il ajoute : le xuavo<; s'appelle tantôt mâle, tantôt femelle, le plus noir est le mâle. Quand il parle du xoavoç sans le désigner plus expressément, il veut parler du xuavoç ordinaire d'Egypte sous forme de verre, et non pas du xoavoç aÔTO(pof|Ç ou de Scythie, dont le vrai nom était oaircpetpoç. C'était surtout le cas ici, comme le prouve le § 37, où il distingue le oaircpsipo; du xoavoç a^[>7jv, car il dit : « le lapis lazuli est sombre, sa couleur se rapproche de celle du xoavoç ai!)|)r^v». On ne peut dire qu'il s'agisse d'une espèce de

1) DuM. Rec. IV. 75, 2. 71, 4. 2) Ibid. 69, 4. 3) Ibîd. 63, 5.

4) DÛM. 71, 4. 73, 4. 63, 5. 5) Ibid. 69, 4.

6) On devrait penser à Tîflis, on même à Tebris, viUes au Sad de la Mer Caspienne et centres de commerce importants entre l'Asie de TEst et de l'Ouest, si on pouvait prouver une ancienne origine pour ces villes et Fidentité de Tune ou de l'autre avec le Tephlis de Cedrenos, près de la Médie, ou avec la Tephrikê du même, près de l'Arménie.

7] 1. 1. 73, 4. 8) Géographie, III. p. 72. 9) DOm. Hist. înschr. IL 56.

10) HOSKINS p. 330.

11) De mirab. anscult. 58.

lapis laznli pins claire on plnB sombre , qnoiqu'il Boit géoéralement pins on ^tnoios piqué de quartz, et en paraisse plu.'i ou moins foncé. On ne voit pas non plus pourquoi Théo-

. phraste afRmie qne le xûavo; Égyptien, autrement dit la poudre de verre bleu, vaut mieux pour les teintes sombres, et le Scythiqne, c'est-à-dire le vrai lapis lazuli, pour les teintes claires, car il est question en ce passage de couleurs et non pas de pierres précieuses. On ne voit pas davantage pourquoi, immédiatement après (§ b5], il dit que les marcbands de couleurs savaient fabriquer quatre teintes différentes, sombres et claires. Il semble bien plus exact an contraire d'admettre, que le verre teint au moyen du cobalt, car il ne peut s'agir ici qne de verre, était a|)pelé mâle , tandisque le verre teint au moyen du cuivre était ap])elé femelle. En effet, les deux diffèrent à l'oeil nu. Le cobalt teint toujours en bleu trés-foncé, et communique an verre un bleu profond, semblable au sapbir on an vrai lapis lazuli pur et qui n'est pas piqué de quartz : les deux substances peuvent à peine êti'e distinguées l'une de l'antre, surtout quand le verre est opaque et sons forme de petits amulettes, comme c'est le cas au musée de Berlin. Le bleu de cuivre passe au bleu clair, et, de là, au bleu turquoise avec tendance au vert : ses teintes , même les plus sombres ne peuvent jamais déguiser leur origiire. Si nous avons trouvé seulement du bleu de enivre, et non pas du bien de cobalt dans les couleurs des fresques , cela vient sans doute de ce qne les minerais de cobalt dont on se sert pour teindre étaient peu connus. Le précieux verre de cobalt fut donc employé plutôt pour la fabrication d'amulettes et de perles. Ainsi toutes les données

. de Théopbraste concordent avec celles des monuments Égyptiens et s'éclaircissent par la comparaison. Les erreurs de Pline doivent être rectifiées de tem])s en temps, comme nous l'avons déjà fait en partie; sous le nom de «sappliiruso il désigne aussi le lapis lazuli, puisqu'il mentionne les petits points d'or < et l'origine orientale dn produit. Ce qu'il dît du cyanus'' a été simplement emprunté à Théopbraste, qn'il n'a pas bien compris dans cet endroit. Il ajoute an sujet dn snppbims: «On en trouve chez les Médra d'excellents, omaia qui ne sont jamais transparents et qui ne se prêtent pas bien à la gravure, à cause «des noyaux de cristaux qu'ils renferment.» Ce renseignement, il l'emprunte à une autre source, dans laquelle on donnait au lapis lazuli la Médie pour patrie, c'est-à-dire, pour pays d'intermédiaire, au lieu de la Scythie, comme les Égyptiens faisaient pour Babyloue. iSonvent en effet des granulations de Feldspath s'opposent à ce qu'on donne au lapis lazuli une taille fine, mais Pline ignorait qu'on s'en servait beaucoup en Egypte pour des travaux trèsélégants. Enfin il ajoute : «Celles des pierres qui sont bleu de mer passent pour être mâles». Le phrase est encore empruntée à Théopbraste, mais Pline a tort de la rapporter au vrai lapis lazuli, quand il s'agit dn verre fondu, teint en bleu. Ku somme, nous croyons que tout ce qu'il dit au sujet de cette pierre a été maladroitement emprunté à des sources Grecques. Le vrai nom Latin pour xûavoî est caemleum, dont il s'occupe en d'autres endroits, sans mentioDuer alors le cyanos on le sappbîrus, quoique tont ce qu'il en dise dérive indirectement de Théopbraste : " Dans les minerais d'or et d'argent se produisent deux coaleurs, l'or- «piment et le caerulenm. Le caeruleum est en pondre. Il y en avait trois espèces: l'É- «gyptien, le meilleur de tons; le Scythiqne, qui se dissont facilement, et fournit quatre cou- «leurs par le broiement, l'une plus claire, l'autre plus sombre, l'une plus épaisse, l'antre «pins tenue. On préfère même à celui-ci le Chypriote». Tout est encore pris à Théopbraste:

â4 %BSBET.

seulement, en parlant des mines, Pline néglige de me^itionner les mines de cuivre où ron trouvait le caeruleum de Chypre. Les trois espèces, qu^il a renversées en parlant du cyanos, il les donne ici dans Tordre exact de Tbéophraste^ mais, au sujet de la dernière, il ajoute, contre l'intention de Théophraste, qu'elle est préférée à la Scythique. n continue : «Il y a de plus le eaeruleum de Pouz74oles et celui d'Espagne, car là aossi on s'est mis à fabriquer cette poudre». Il passe alors à la préparation des couleurs de son temps et aux différents prix, ce qui n'a rien à faire ici.

Si nous résumons les résultats auxquels nous sommes arrivés au si^jet du x^^^^ des Hiéroglyphes, nous trouverons ce qui suit:

P. Le mot désigne à Vorigine le lapis lazuli, qu'on importait, comme aujourd'hui encore, de l'extrême Orient, par la Médie à Babylone, où il recevait son nom et l'emportait avec lui jusqu'en Egypte. Ici, on s'en servait pour faire de petits amulettes. On le distingue dans les inscriptions par le nom de jie&bet en ma, ou «vrai %esheiy>^ et la qualité supérieure, de %esbet nofre en Babera, «bon x^^^ ^^ Babylone», ou bien encore par le nom d'un lieu inconnu, x^i^^ en Tefiely nxesiet de la ville ou du pays de Teflelo.

On le pèse, en partie sous la forme de morceaux extraordinairement grands, en partie concassé et préparé pour la fabrication du bleu d'outre-mer. Le poids dont on se sert est le ten^ comme pour l'or, l'argent et les antres substances précieuses. On le représente sur les monuments, rassemblé en monceaux, ou bien encore, renfermé dans des bourses. Les Grecs l'appelaient, d'un nom] probablement Sémitique, le aàicfsipoç semé d'or, et, comme bleu d'outre-mer, le xoavoç aÙTo^oi^;, ou xuavo<; ^xu&ixo;. Les Romains l'appelaient aussi, comme pierre, sapphirus> et comme couleur, caeruleum Scythicum.

2^. Le x^^^^ désigne le sulfate bleu de cuivre, qui se rencontre en cristaux ou sous forme de poudire terreuse près des minerais de cuivre: on le trouvait surtout à Chypre. De ce bleu de cuivre, qui ne se prêtait guères à la taille d'amulettes, on pouvait obtenir, par la pulvérisation, une belle couleur bleue, imùs de peu de durée. Quenstajdt * dit : «Autrefois la confection du bleu de mine par des cristaux était très-importante, car on n'avait aucune autre belle couleur bleue j>. C'est le xuavo; Kuirpio; de Théophraste, le caeruleum Cyprium des Bomains. Il servait surtout, comme d'autres minerais de cuivre, à la confection du verre bleu.

30. Xesbet signifie toutes les espèces d'émaux ou de verre bleu fondu, ainsi que la couleur bleue pulvérisée qu'on préparait au moyen de ce verre. Par ce procédé, le bleu de cuivre, autrement très changeant, devenait fort durable^ et se prêtait à remplacer le bleu d'outre-mer, fait de vrai lapis lazuli. Dans les annales Égyptiennes, on nommait le vieux roi à qui on attribuait cette invention si importante. Elle remontait jusqu'aux premiers temps de l'ancien Empire. Dans les inscriptions, ce verre fondu est désigné expressément sous le nom de x^^^^^ ^^^ a^x^sbet artificiel», en opposition avec le /«£&e^ €71 mâj ule vrai x^^beh. Dans les peintures, il apparaît en forme de briques, qu'on gardait à côté du vrai x^^^^^ dans les trésors. On n'imitait pas seulement la couleur du lapis lazuli; la pierre elle-même était imitée au moyen de verre bleu, et on fabriquait, par la fusion ou par la taille, beaucoup d'amulettes et d'objets de parure. Plus fréquemment, on revêtait d'une couverte des objets de glaise et de pierre. Théopbi*aste appelle ce verre

1) Minerai, p. 406.

MArEK. . 35

x(>avo< X^^' ^^ ^^^^ ^^^î iieiro|Ki>(iivoc, en oppositJûn avec le vrai lapis de (mvte qall appelle xoavo<; aicopoç. Comme on avait fait cette invention chez les Égyptiens où on avait le pins besoin de s'en servir, on appelait ce verre et la conlenr qu'on en tirait xoavoç A^YoïcTioç, chez les Romains, caerulenm Aegyptinm. On avait appris à préparer cet émail en Phénicie et en Assyrie; aussi, dans le tribut des Assyriens, sous Thoutmosis III le x^b^^ artificiel apparaît à côté du vrai xeabet, et Théophraste a pu tirer des annales Égyptiennes la mention de ce fait, que les Phéniciens envoyaient en Egypte du xeshet^ en partie non brûlé, c'est-à-dire de Chypre, en partie brûlé. Bien que le cuivre servît généralement de matière colorante, on a signalé un certain nombre de petits amulettes de grandeur très-diflférente et de formes variées, dont la couleur bleue-foncée provient d'un mélange de cobalt. Les nuances qui en résultent sont distinguées chez Théophraste par les expressions S^^r^v et d^Xu;, mas et femina chez Pline.

o mafek.

me

9(iapa78o(;, xp^^o^^oXXa; smaragdns, molochites, chrysocolla; Témeraade, la malachite, le vert de cuivre; le verre de couleur verte; les couleurs vertes.

Le mafek est toujours mis en relation avec le xesbet^ comme dans l'Ancien Testament le saphir et Fémeraude: «Jérusalem sera bâtie de saphir et d'émeraude» (Tobie, 13, 16). Cela seul suffirait à nous faire conclure que ce sont des substances à peu prés semblables. Le nom même du mafek se rattache à celui du x^^^^^ ^^ ^ q^'il est féminin et désigne une pierre plutôt qu'un métal. La plus ancienne orthographe, que nous trouvons sur les rochers de Ouadi Maghara et de Sarbout el x^dem, est constamment S^ ^ >

efke-t ou ^^ "^ U D ^ mefaket. Le bras est mis plus tard en ligature avec le m, ^ \ 5^ '^'^"â 4. Il ne doit pas se lire ici à comme le prouvent les

DOO ^ V * »i

variantes ^ ^^^^-^5 ^^^~^^^^o^. D est un déterminatif phonétique de |k\ mis

pour a d'.

Comme pour les minéraux précédents, de temps en temps, à l'époque Ptolémaïque, on employait un autre mot ^^^ *', ^^317 '♦*, heb sans raison à nous connue. Le déterminatif de la pierre se trouve ici, comme aux époques les plus anciennes, à côté de celui des trois grains.

Le mafek était vert. Un monceau de cette substance, avec l'inscription ° °Uo, est peint dans les tombeaux de Thèbes déjà mentionnés si souvent. Chaiipollion (T. I, p. 509], dans ses Notices, dit expressément: «grande corbeille pleine d'une masse verte»,

1) Denkm. H. 116 a. 137 c. d.f.

2) Denkm. U. 137 t. g. h.

3) Todtb. c. 39, 13. 109, 3. DÛM. Rec. IV. 9. 4} Todtb. c. 80, 7 et temps des Psametik.

5) DûM. Reo. 9. 49.

6) Denkm. III. 127*. DûM. Rec. IV. 21, 126 a.

7) La raison en était de di8tlBg;uer le son mê, ma, comme dans ma, donner, dti son ém, mx^

8) DûM. Rec. IV. 73, 3. 9) Ibid. 75, 6,

36 Mafek.

quoique chez Hoskins, le monceau soit peint en bleu, par une erreur facile à comprendre: rinscription, entièrement omise, se retrouve dans WiUiiNSON. C'est pourquoi au Todtetibuch ^ un arbre, auquel arrive le défunt, est dit de mafek :

Je connais cet arbre en mafek.

Dans un autre endroit'-^ on parle d'un bassin d'eau couleur wxifek. Je ne trouve mentionnes nulle part des amulettes de mafek ; pourtant, il entre dans l'ornementation d'une harpe, faite d'argent, d'or, de xesbet^ de mxifek^ et de toute sorte de pierres précieuses ^.

ChampoUion prenait le mafek pour le cuivre et pour le fer, parce que, dans

la série habituelle, il croyait devoir trouver le fer avant le plomb, et le cuivre avant le fer. Ce qui semblait confirmer son opinion, c'est que la déesse locale du Sinai, Hathor, est appelée, sur les roches de Ouadi Maghara^ sur les stèles de Sarhout el x^dem*, et même, dans les inscriptions postérieures de Dendéra, maîtresse du mafek, et dame des pays à Mafek ^: on sait que la péninsule renferme beaucoup de cuivre et beaucoup d'anciennes mines de cuivre.

Mais, quand un Anglais, le major Macdonald, trouva dans le Maghara, sur les murailles des grottes, de petites turquoises engagées dans le grès, Brugsch** crut que les anciens Égyptiens avaient exploité la turquoise en ce lieu, et traduisit mafek par turquoise. Gensler' a essayé depuis de réfuter cette opinion. Il fait ressortir que Macdonald lui-même décrit les très-petites turquoises qu'il avait trouvées dans le Otiadt Maghara, comme étant à peu près sans usage: elles se décolorent après un court espace de temps. Il dit aussi que les vraies turquoises se trouvent, non pas dans le grès, mais dans l'ardoise à base de silice.

A ces raisons s'en ajoutent d'autres. Si on avait exploité la turquoise dans la péninsule avec assez de suite pour qu'il devînt nécessaire d'envoyer des colonies d'Egypte dans ce désert, et cela, pendant de longs siècles, sous l'ancien Empire, depuis la IV**"® jusqu'à la Xir*"* d)aiastie, et sous le nouvel Empire, pendant toute la durée des grandes dynasties Thébaines, où sont donc passées toutes les pierres précieuses qu'on a dû en retirer? Ni le musée de Berlin, ni le musée Britannique ne possèdent d'objets en turquoise, et, s'il s'en trouve dans d'autres musées, ce ne doit être qu'en bien petite quantité. La turquoise, qui meurt si vite, n'aurait eu aucune valeur pour les anciens Égyptiens, qui prêtaient une grande importance à la durée de leurs couleurs. Du reste, la vraie turquoise, la seule qui soit estimée, est bleue; la couleur du mafek est le vert, et toutes les teintes bleues se rassemblent sous le nom de xesbet, xoavoç.

Quand Gensleb cherche à prouver que mafek désigne le cuivre métallique ou le bronze, et revient ainsi à l'opinion de Champollion, je ne puis m'associer à lui. Le mafek n'était pas un métal , mais une pierre ou un minerai : il prend de temps en temps

1) Todtb. c. 109, 3. 2) c. 39, 13. 3) Brugsch, Rec. I. 26,3.

4) Denkm. II. 137. 5) Dum. Roc. IV. 34, 3 «.

6) Wanderung nach den TUrkisminen uod der Sinai-Halbinsel. Leipz. 1866, p. 66 et suiv.

7) Aeg. Zeitschr. 1870, p. 137 ff.

Mafek.

le déterminatif de la pierre omn , n'est pas, comme les métaux, de genre masculin, mais de genre féminin, et correspond encore au x^^^^^ dans ces deux points. Il ressemble aussi au x^^^^^ en ce qu'il désigne souvent une couleur , le vert. Hathor n'est pas seulement appelée «celle à couleur de x^^^^^ ^^^^ auBtà «celle à couleur de mafek a)

et

"lîi.

Il est encore dit ^,

est en fête (brillant), la terre est réjouie (verdissante)», ou bien encore

, «le ciel

ooo

<jj o 4, oie ciel est brillant (jaune), la terre est en joie (verte)». En effet, Hathor

est souvent représentée en bleu, mais encore plus souvent en vert. Une belle tête d'Hathor revêtue d'un émail vert se trouve au British Muséum ^.

Comme pour le ;ife«ie<, il y a un mafek vrai. A Dendéra*^, on mentionne sous

un titre commun les huit minéraux précieux qu'on connaissait alors: ^^''^c::^ i

AAAp/NA ^ ^i ^^j em ma m ran sen, «les vrais minéraux précieux avec leurs noms» :

o oo

A/vsA^^

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