‹ Les métaux dans les inscriptions égyptiennesChapitre 14 sur 121 · DONC · texte numérisé non relu

DONC

OT, ra tob-u nu nub D hat tehen $esteb mafek $enemem 5 000000 000 000

ä-tu'neb; > Apport de briques en or, argent, fehen, yesbet, mafek, #enemem, hers et toute sorte de minéraux précieux». Ici, on pourrait croire d'abord qu’on n’employait pas seulement l'or et l'argent, mais toutes les pierres, sous forme de briques: dans 66 088, il ne peut être question que d‘imitations en verre. Il ne manqgne ici que le xe$em la plus rare de ces matières précieuses. Voici du reste qui prouve la couleur jaune du éeken. Le mot s’est conservé dans le Copte enn5, qui désigne le souffre et la foudre, sans doute à cause de leur couleur. En Thèbain on trouve ;אק‎ mais c'est une corruption pour ronn.

Le scribe avait pris ce mot pour un féminin, +. pan. Le hertes est nommé en dernier. C'est sans doute la pierre nommée - 000 à Dendéra et dont le nom s'écrit aussi - => herset 7. Sous cette ‘forme nous le trouvons

mentionné parmi [68 ingrédients d'une eomposition particulière, formée de 24 substances

minérales, et qu’on décrit à Dendéra$. On distingue le 2078 blanc du 2078 rouge: la couleur estimée était le blanc, car il est dit d’une résine odorante 26666 ?, R( ê קש‎ änem-f herset, «sa couleur est le hersef»: ce devait donc être une couleur connue. Il est

souvent question du herfes blanc à Dendéra ' où on apporte [6 207/08 blanc du pays de

Setet כ‎ Ce pays de Setet était en Éthiopie, car on trouve à Edfou la variante 5 TA M @ "

Î 11, Ce semble avoir été un beau quartz laiteux, comme on en trouve CRI <> = 000 ÀC7

1; .אטע‎ Kal.-Inschr. 100. 109: 113. Cf. 6.

2) DÜx. Resultate. PI. 44. 3) Düm. Kal.-Inschr. 22.

4) MarierTe, Dendera. E 22. 5) ZoruA, Cat. 630, 48.

0( TATTAM dans sou Lexique fait erreur en désignant gun comme féminin. 1) .אטכ‎ Rec. IV. 86, 5.

8) .ועט‎ Rec. IV. 9, 50. 24, 139a.

9) DÜm. Rec. IV. 86, 5.

10) Dim. Rec. IV. 72, 12.

11) .אטע‎ Rec. IV. 63, 7. cf. 64, & 70,8. herset 14, 12.

40 MArrExK.

dans le Sud de la forêt Noire‘, et comme il n’est pas rare d’en trouver parmi les bijoux Égyptiens.

La série des pierres vraies ou imitées en verre se présente donc à nous dans l’ordre déjà indiqué ci-dessus :

® JS 2650067 , lapis lazuli, bleu sombre,

ל ג‎ 100% , rubis, rouge,

. . 0 \ששצ/יא/ K O nesem, turquoise, bleu-clair,‏

O Ko. O

K © mafek. émeraude, vert.

EE tehen, topaze, jaune,

9 2 hertes, quartz-laitenx, blanc.

On peut maintenant demander comment il se fait que, dans cette série, le mafek ait perdu son ancienne place d’honnenr derrière le yesbet et n’arrive qu’en quatrième lieu. Une palette qui se trouve au Musée de Berlin répondra peut-être à cette question. Elle contient les sept couleurs rangées de la plus sombre à la plus claire. Les deux premiers godets contiennent maintenant du noir tous les deux et ont été barbouillés par la touche du pinceau. Il est vraisemblable que la deuxième contenait non pas du noir mais du bleu foncé. Les autres godets contenaient, comme j’ai pu m’en convaincre, du rouge, du bleu clair, du vert, du jaune et du blanc; c’est l’ordre d’après lequel sont rangées les pierres précieuses plus haut. On [68 classait, non d’après la qualité et la valeur. mais d’après la couleur.

Dans le trésor de Ramsès 111, il y a trois monceaux ?:

רע nub nofre en set, bon or de la montagne,‏ , 1% ₪

20, 11 0), xesbet ma, vrai yesbet, DD A à 0-=א‎ il!

Nous trouvons [6 yesbet mentionné sous la forme de gengennu, c’est à dire, en DO anna = 3, mafek en ₪0. Àr.

Xe. 000 ><

muni du déterminatif de la pierre, ne peut être que le Copte ₪, n /apis, calculus, grando : mäfek en är est donc [6 «mafek en petites pierres».

Ce qui montre le mieux le parallélisme avec le Yesbet, c'est que le mafek est représenté # en briques, à côté des briques en xesteb, dans le trésor de Ramsès 11]. Nous avons trouvé que les briques de yesbet avaient dû être coulées artificiellement : il faut en conclure que le mafek aussi devait être transformé en verre, et pulvérisé après.

Les analyses que nous avons faites sur les originaux Égyptiens concordent assez avec ces résultats. Les différentes couleurs vertes, celle des murailles des tombeaux

royaux à Thèbes, comme celle des sarcophages en pierre et en bois, m'ont laissé apercevoir

39, =, mafek mä, vrai mafek.

petits morceaux: il semble correspondre au

1) QUENSTEDT, p. 169. 2) Düm. Hist. Inschr. PI. 34. 3) .אסכ‎ Rec. IV, 9. 4) DÜx. Hist. Insechr. PI. 32.

Mare. 41

sous le microscope de petits éclats d'un verre teint en vert et mêlés de temps en temps à un peu de verre blanc. Si nous cherchons les minerais qui, torréfiés ou non, donnent une belle couleur verte, le choix est des plus restreints.

L'intensité du vert montre qu'on s'est servi d'un oxyde de cuivre; en effet, toutes les masses de verre fondu que nous avons analysées ont offert des traces de cuivre. De même pour la couleur verte qu’on a prise directement aux monuments. La perle de borax, réduite ou non réduite, quand on ג[‎ fond avec ce vert, nous apparaît dans les nuances voulues. La substance qui sert de base à la couleur n'est pas méconnaissable: c’est, ou la malachite pulvérisée, ou le vert de cuivre. QuEnsTEDr ' dit de la malachite: »Ce minéral est extraordinairement prisé pour des travaux d'ornemen- «tation à cause de 88 belle couleur et de sa facilité à recevoir le poli. Pulvérisé, il sert «de couleur (le vert de mine). Il est plus durable que le bleu de mine, car le lapis à base «de cuivre se transforme aisément en malachiter. Le bleu de cuivre et la malachite sont les deux minerais de cuivre les plus importants. Ils ne renferment ni soufre ni fer, deux substances qui augmentent beaucoup les difficultés de fonte et de purification. La nature les rapproche autant l'un de l’autre, que les inscriptions le esbet et le mafek. Le premier est le plus précieux; on le trouve plus rarement, et il suffit d’une transformation moléculaire insignifiante pour le changer en malachite. Voilà pourquoi le mafek cède le pas au 65266. On ne saurait donc s'étonner que ces deux minéraux, 16 dernier surtout, 6 trouvent sur la péninsule du Sinaï si riche en cuivre. Ils y furent exploités depuis les temps anciens, en partie pour faire du cuivre métallique, en partie pour être transformés par un procédé particulier en les deux couleurs et en les deux qualités de verre les plus précieuses. J'ai trouvé moi-même, devant les galeries de Ouadi Maghara, dans la poussière des roches, un petit rognon de malachite que j'ai rapporté à Berlin, comme preuve de l'exploitation de ce minerai sur la péninsule. A l'analyse de cet objet placé dans la collection Royale, on reconnut aussitôt la malachite. C'est un échantillon du mafek Égyptien qui fit donner à la péninsule son nom de Pays à mafek. Avec un peu d'attention on ne manquera pas de récolter sur les lieux beaucoup d’autres échantillons analogues à celui qui m'est tombé par hasard sous les yeux.

Le nom Grec du vert de cuivre était ypusoxoAka. Les auteurs Grecs et Romains établissent le même rapport entre le xovavos et la ypuaoxola, que les inscriptions hiéroglyphiques établissent entre le yesbet et le mafek, et la nature entre les sulfates de cuivre bleu et vert. Le mot ypusoxoka veut dire d'abord soudure d’or, parce qu'on se servait du cuivre pour souder l’or. D’après Pline, on le pilait avec un peu d'or et un cinquième d'argent, dans un mortier de cuivre: on y joignait de l’urine d’enfant à cause de l’ammoniaque qu'elle contient. On obtenait ainsi un alliage un peu plus fusible que l'or et fait à souhait pour 16 souder. Théophraste nomme la ypusoxoAla et le xvavos parmi les matières colorantes qu'il range dans une catégorie particuliére. Après une longue digression au sujet des différentes espèces d'émeraudes, il dit de la fansse émeraude > 600% ouapayôos » qu'on la trouve dans les mines de cuivre de Chypre, mais en si petits morceaux qu'on ne peut s'en servir que pour souder l'or. Elle s’y prête aussi bien que la ypusoxékha et, d’après l'opinion de quelques uns, ce serait la même substance. La couleur est identique

1( Mineralogie p. 40%.

42 | | MArex.

des deux côtés. La ypuooxoAla 8e trouvait en grandes quantités dans les mines d'or, et eacore plus dans les mines de cuivre ou dans le voisinage.

Ces mots se rapportent sans doute au malachite et au vert de cuivre. Le dernier était à vrai dire [2 soudure d’or: les cristaux opaques du premier paraissaient appartenir à une autre substance. On l'avait reconnu pour identique au vert de cuivre: on en broyait les petits morceaux qui ne pouvaient servir à autre chose, et ils servaient à souder l'or.

Pline dit, que la xpvooxél a se trouve dans les mines d'or et d'argent, et la meilleure dans les mines de cuivre. Pour la fabriquer artificiellement, il suffisait de Jaisser couler de l’eau dans les puits de mine, jusqu'au mois de juin, pendant tout l'hiver, et de laisser sécher pendant les mois de juin et de juillet. On voit par là que la ypusoxola n’est que du çuivre 02706 (vena putris). La native (nativa) est beaucoup plus dure et s'appelle uva, raisin. Elle aussi est teinte au moyen de l'herbe lutum. Elle est pilée dans un mortier, passée au tamis, moulue, passée plus fin encore: le résidu est de nouveau pilé et moulu, la poudre est ensuite trempée au vinaigre, pilée de nouveau, lavée, séchée, enfin saturée d’alun et de lutum. Les peintres appellent cette masse verte arabites: ils en employent de deux espèces, l'une entièrement sèche et l’autre liquide. On fabrique les deux en Chypre, mais la plus estimée. vient d'Arménie, la meilleure ensuite de Macédoine et la plus grande quantité d'Espagne. Son mérite est de donner une . Couleur semblable au vert tendre d’une jeune moisson. On mélange aussi le lutum avec le caeruleum pour l'employer en guise de ypusoxokka, ce qui donne la plus mauvaise espèce de couleur. Voilà ce qu'il y ג‎ de plus important dans la longue description de Pline. Plus loin, il dit encore que la chrysocolla des fondeurs a donné son nom à toutes > les substances vertes, et qu'on imitait la couleur de la chrysocolla avec d'autres substances, qui fournissaient la plus mauvaise espèce de couleur.

De tout cela il ressort que, parmi [68 couleurs vertes, la chrysocolla était la meilleure et la plus estimée, comme la couleur magfek en Égypte. C'était avant tout une couleur produite par l’oxyde de cuivre, comme celle de l'Égypte. Il ne faut donc plus douter que, dans les points les plus essentiels, la chrysocolla était identique au mafek des Égyptiens. |

Il peut sembler étonnant que Pline, en décrivant longuement la fabrication de la chrysocolla, ne mentionne pas un procédé de vitrification, que nous avons pourtant reconnu pour le mafek Égyptien. Théophraste lui-même n’en dit rien, et pourtant, en parlant du xbavoc, il y fait allusion par les expressions de yurés et de merupwuévos. Cela nous porte à conclure que cette. manière de préparer la couleur verte la plus soignée et la plus précieuse n'était pas en usage chez les Grecs et les Romains. Théophraste ne traite pas aussi longuement de la שגגסאססטקץ‎ que du xüavoc. Il effleure à peine le sujet, sans quoi il aurait fait mention de la chrysacolla Égyptienne, comme du xpavos. ‘Même en parlant du xvavos, il ne dit pas qu'on se soit servi en Grèce, comme en Égypte, de verres colorés, et ses citations des anciennes annales Égyptiennes, sur le Pharaon qui a fait la découverte et sur le tribut que les Phéniciens payaient aux Égyptiens, nous indiquent, qu'il ne connaissait le procédé que par des sources Égyptiennes. On devrait analyser les vieux restes de couleur Grecque, ce que je n'ai pas fait, avant de décider si les Grecs se servaient, oui ou non, des verres colorés. Les Romains n’ayaient pas non

MArrx. | 43

plus ce procédé pour le caeruleum. Cela ressort du texte de Pline. Car, non seulement il ne le mentionne pas, mais il dit, «On en avait jadis trois espèces, l'Égyptien, le Scythique et le Chypriote»; puis il ajoute ces mots qui ne semblent se rapporter qu'au Chypriote : 616 reste de la fabrication est le même que pour la ckrysocollæ. Cette préparation qu’il vient de décrire ne dit rien au sujet des verres colorés.

nous reste à montrer ce que les Égyptiens comprenaient par mafek vrai, et ce‏ ןז qui le distinguait du mafek ordinaire. L’analogie avec le 26826) devra nous guider. Le‏ 1esbet commun était, comme nous avons vu, le verre bleu et la couleur qu'on en prépa-‏ rait. Le lapis lazuli en différait entiérement, et on s'en servait surtout comme pierre‏ précieuse pour la confection d’amulettes. Il est probable qu’on le pulvérisait pour en faire‏ une couleur, mais nous n’en savons rien directement, et nous n’avons pu trouver jusqu’à‏ ce jour aucun échantillon de cette couleur. Si les Égyptiens connaissaient le saphir et‏ la turquoise des peuples modernes, ils les appelaient aussi zesbet, en leur appliquant le‏ nom du lapis lazuli qu'ils avaient connu plus tôt. On pensait peu au lapis de cuivre,‏ auquel sa couleur bleue valait le nom de yesbet, parce qu’il est rare d’en trouver des cristaux‏ bleus solides, et parce que le verre pouvait être coloré au moyen d’autres oxydes de cuivre‏ et même de cobalt. Ce qui déterminait le nom était toujours la couleur bleue.‏

Il en était de même pour la couleur verte (mafek). Ici encore, Théophraste nous met sur la bonne voie. J'ai déjà mentionné plus haut qu'il parle d’une fausse émeraude, 605% 06007506, qu’on trouvait à Chypre et dans une île prés de Carthage. Sur cette île, on en exploitait de grandes quantités, tandis qu'à Chypre on n'en trouvait que de petits morceaux, dont on 8e servait, comme de la ckrysocolla, pour souder l'or. Évidemment il comprend la malachite en bloc, par opposition à la malachite en poudre et au vert de cuivre. La malachite, que nous avons déjà trouyée mentionnée sous sa forme de rognons (uva), revient dans un autre endroit du texte de Pline (37, 114), emprunté sans doute à une source Grecque : «La malachite n’est pas transparente. Elle est d'un vert plus sombre et plus épais que l’'émeraude et prend son nom de 18 couleur des mauves. Elle naît en Arabie». Si Pline veut dire la péninsule de Pétra, il parle du mafe dont nous possédons des échantillons Sinaïtiques. Ce passage, comme celui du xvavos artificiel, doit être rapporté à une source Égyptienne. Ici, ג[‎ malachite est aussi placée à côté de l'émeraude, puisqu'elle est appelée 605% auapayôos. |

Le mafek ordinaire, c'est à dire la malachite avec le vert de cuivre et les verres qu'on en préparait, s'appelle aussi émeraude, mais émeraude fausse. Il en suit que le mafek en ma, le vrai mafek, était la vraie émeraude.

Nous avons donc, dans le nom Gree de ouapay8os, de quoi représenter très-exactement le mafek Égyptien; mais, comme ce nom Grec lui-même était employé à désigner une multitude de pierres différentes, et, comme le nom Egyptien de mafek avait déjà été transféré à plus d'une pierre verte, il est toujours difficile, de lui trouver un nom moderne. | |

Théophraste nomme l'émeraude en même temps que le saphir, c'est-à-dire, le lapis lazuli, parmi les pierres dont on se servait pour faire des sceaux (sopayl{ôta). Il parle, d'ane manière qui m'est tout à fait incompréhensible , d’une particularité de l’émerande: cette pierre communiquerait 8 couleur à l’eau, tantôt plus, tantôt moins, et ferait du bien

44 MArFEx.

aux yeux. Elle ne se trouve que rarement et en tout petits morceaux. Ici, nous ne pouvons songer qu'à notre émeraude ou à notre béryl, ou bien encore au Plasma ou à la chalcédoine connue des anciens. Je trouve mentionné dans HAUSMANN : qu'Irénée, «Contre les hérésies», parle de limitation de l’'émeraude par le verre. Parmi les joyaux Égyptiens, on trouve aussi des perles d’un vert foncé et brillant, qu’on peut prendre pour de l’émeraude fausse. Théophraste continue: «Si nous devons ajouter foi aux ren- «wseignements que nous possédons sur les rois d'Égypte, un roi de Babylone leur envoya «jadis une émeraude haute de quatre coudées et large de trois. Dans le temple d’'Ammon «Thébain, on avait placé quatre émeraudes, de quarante coudées de long et de deux à «quatre coudées d’épaisseur»?. Parmi les soi-disant émeraudes de Bactriane*, la plus grande, si ce n'est pas une émeraude fausse, était à Tyr et formait une des grandes colonnes du temple d'Hercule. Vient ensuite le passage mentionné plus haut, sur les pierres que nous devons prendre pour de la malachite.

Pline consacre à l’'émeraude 16 plus long article parmi toutes les pierres précieuses. Il compte sous ce nom douze espèces différentes. Les plus recherchées étaient celles de Scythie et de Bactriane, ensuite celle d'Égypte, qu’on tirait des collines près de Coptos. Toutes les autres espèces se trouvent dans les mines de cuivre, et la meilleure est celle de Chypre. 11 nomme encore une espèce d'Éthiopie qu’on trouve à vingt-cinq journées de distance de Coptos. Il conclut en citant avec Théophraste les grosses masses d’une sorte d’émeraude, qu'on prend souvent pour l'émeraude fausse.

Plus loin, il revient encore sur les pierres vertes et nomme [8 malachite d’Arabie et le jaspe vert; après quoi, il passe de suite aux trois espèces de xvavos, de Scythie, d'Égypte et de Chypre.

1 est done évident que nous avons à faire ici à des pierres très-différentes. On doit exclure celles qu'on trouve en grandes masses, lorsqu'il s’agit du vrai mafek. Le mafek ne paraissait commg le yesbet qu'en petits morceaux. Aïnsi le montre le tableau de Médinet-Habou, où il est représenté, comme l'or et 16 yesbet, en monceaux de moyenne grandeur. Le monceau vert (mafek), que les représentations d’un tombeau de Thèbes nous font voir dans un panier, était du vrai mafek. C'était sans doute l’'émeraude de Scythie; les Assyriens qui l'apportent forment la station intermédiaire entre l'Égypte ct l'extrême Orient. Il n'est pas invraisemblable de croire que les Égyptiens connaissaient et recevaient des pierres précieuses vraiment vertes, l’émeraude, 16 béryl, le jaspe vert et d’autres. Pour reconnaître celle qu'ils appelaient mafek 0, et s’il y en a dans nos musées, il faudrait entreprendre des recherches minutieuses. Dans les musées nous trouvons surtout du spath vert travaillé en amulettes. 1[ 6ם‎ faut pas croire que nous devions reconnaître dans cette pierre blanchâtre et laide le mafek ma des Égyptiens. Il semble bien au contraire

. 1) Mineralogie 1847. I. p. 608.

D'après le texte actuel: 0904610001 55 nai êv ti -05 Arès 606) 020075006 Tétrapas, pinnc pév‏ )2 ו TH pév tétrapas, | 55 500, il n'y a pas de sens possible. Au lieu 10060‏ 56 60006 ד rettapdxovta‏ il faut lire 600 Les pierres en forme d’obélisques donnèrent lieu à la glose ôBekloxouc devant ouapayôous.‏ Pline avait déjà trouvé le texte corrompu, car il parle (37, 74) en citant Théophraste, d'un obélisque qui‏ aurait été fait de quatre émeraudes, et aurait eu quarante aunes de hauteur. Les obélisques et les mo-‏ numents semblables étaient toujours monolithes en Égypte, et on les érigeait deux à deux.‏

3) La lecture est incertaine.

que le spath vert s'appelait [| 5 ual. Il est difficile d'admettre qu'on taillait l'émeraude

en amulettes: elle est trop dure pour cet usage. On ne pouvait que la polir et la porter en anneaux. Tirer des espèces communes une poudre colorante aurait été d'autant plus inutile pour les Égyptiens qu'on pouvait obtenir la splendide couleur du mafek au moyen d'un verre coloré au cuivre. Mais, quand on parle, d'après des documents Égyptiens, de blocs d'émeraude de quarante coudées de long, il semble en ressortir qu'on employait le nom de mafek à désigner de temps en temps d'autres pierres, par exemple, le granit vert dont on se sert fréquemment sous la XXVIiè® dynastie pour élever des obélisques et de grands sarcophages.

1 paraît du reste qu'on employait beaucoup plus 16 lapis lazuli, car le vrai yesbet est nommé beaucoup plus souvent que le vrai mafek, dont je ne connais que deux mentions.

La fabrication du verre bleu et vert et des couleurs qu’on en tirait était, il ne faut pas l'oublier, plus importante pour les Égyptiens que la possession du vrai yesbet et du vrai mafek. Dans les temps anciens cette fabrication était difficile et 60046086, non pas à cause des ingrédients qu’elle comporte, mais à cause du procédé de fusion: aussi fat-elle abandonnée sous les Grecs et les Romains, au moins pour les couleurs de peintres. On donnait au yesbet et au mafek une place d’honneur derrière 107 et l'argent et devant les autres métaux: ils se maintinrent à cette place jusqu'aux temps modernes, bien que leur valeur eût changé essentiellement.

0 Q , | Do xomt, go, le cuivre, yalxoc, aes.

Le signe de ce métal se trouve, dans 88 forme la plus ancienne, au % Maghara1 CJ. La forme ordinaire, pendant la première partie du nouvel Empire, était [ et, depuis les époques Grecques, souvent, mais pas toujours, 3». Chez DÜMICHEN [6 trouve aussi une seule fois [75 . Ajoutez, dans les inscriptions Éthiopiennes de Barkal, les formes \ + \E / . CHAMPOLLION et Bmcx? prennent [ pour un creuset. La forme la

plus ancienne C2 prête à cette supposition, mais non les formes modernes.

La prononciation avait été difficile à déterminer jusqu’à ce jour, car le signe, à son origine, a toujours une valeur idéographique et non phonétique. Il se joint comme déterminatif à beaucoup de mots différents, dont il dénote la nature métallique, sans que rien nous autorise à en tirer la prononciation du signe idéographique lui-même.

CHAMPOLLION, qui traduisait DS par «fer», le comparait au Copte herune, ferrum, sans se

décider au sujet de la prononciation hiéroglyphique; de 200055 prenait aussi 7 pour fer ou acier, et lisait ba; BircH de même ba, bois, fer ou laiton. (CHABAS° ne donne

1) Denkm. II. 137 c. | 2) Dans BUNSEN, Egypt's place, vol. 1. 2° Ed. 1867. p. 555. 3) Rev. Arch. 1860. II. 305. 4) L 1. 5) Pap. mag. p. 249.

46 Xourt.

pas de prononciation et traduit bronze ou fer. Dümicen! le rend sans prononciation par métal. Brucscx, dans son Dictionnaire, hésite entre diverses lectures: aux pages 51. 571. 618, il incline à lire 620) et à comprendre par fer (Ben-mu); à la page 751, il traduit par bronze et lit, page 1592, tekset: enfin il revient? à sa premiére idée, lit 46 et traduit fer, (lance de fer) 12 , le fer sacré, dans les inscriptions d'Edfou, que

Navizes a publiées et que 2200801 a traduites en partie.

C'est justement de ces inscriptions d'Edfou que ressort l'égalité des deux signes D et D et leur signification de cuivre ou de bronze. Sur les murailles du temple on voit souvent Horus et le roi occupés à percer avec une lance Typhon sous beaucoup de formes différentes et surtout sous celle d’un hippopotame. Le nom de cette lance <—., 1 revient cars ne tableau sous les huit variantes : |

D, P CAE 6 af, TD חח‎ = cho, il -ד-> א > -ד> -ד->‎ +

Dans les - ו‎ formes ainsi que dans les deux dernières, la forme ancienne [J s’échange avec la nouvelle 1(. Les trois du milieu donnent la prononciation yemt, les deux dernières 467008. ], échange de l’idéogramme d'un objet avec une orthographe phonétique du même objet prouve assez la prononciation originelle du signe. Il n’y a pas de raison pour admettre que nous ayons ici, par exception, un signe polyphone, car nous ne trouvons pas qu'il s’échange avec aucun autre groupe polyphone. Au contraire, la lance 1 à cause de sa prononciation phonétique yomt, se place directement pour le

métal [J comme métal, même sans déterminatif , par ex. 7 3 ה‎ xomt en Sets, «bronze d'Asie»; d'un autre côté, Do se met à la place de la lance, même sans déterminatift. La prononciation yomt est aussi celle du nombre 3, pour lequel on trouve le même groupe : - - , d'où est sorti, par contre-sens, ro none . Il est étonnant de trouver la variante הח‎ , Qui signifie 30 et non pas 3: elle סטן8'0501‎ peut-être par ce que, dans l’ancien temps, 108 racines de 30 et de 3, qui sont différentes en Copte, gour et ne ont pu être identiques, comme celles de 5 et de 50, de 6 et de 60, de 7 et de 70, de 8 de 80, de 9 et de 0. L'échange, aux temps des Ptolémées, de 3 pour - ne serai pas extraordinaire. Nous trouvons pour la lance le groupe yoms, écrit de même que celui de 1 — |] זי‎ Sessc, (6גגק‎ 82000: ici, la terminaison différente nous force à prendre deux mots différents, ce qui s'explique facilement, comme nous le verrons plus tard. Revenons au métal que nous devons trouver dans ]( 1 Si nous avons écarté

KO <= 0 1 mafka, de la série des métaux, cette série même, or, électrum, argent, nous רלק‎ à trouver le cuivre dans zomt. Il s'appelle en Copte ns goxs, qui s'écrit avec une extension bien connue, goxnr, comme mosnr, tres, à 0066 de momr, auirr, decem, à côté de san etc. Que yomt soit le même mot que le Copte som, on n’en saurait douter, bien que nous ne trouvions plus en Copte une forme Sous, à côté de .ד\גסק‎ La lance d'Horus, ou du moins la pointe, était de cuivre. On pouvait donc appeler tout simplement cuivre la lance qu'il enfonçait dans le corps de Typhon. Si l’on trouve parfois yems ou

1) Rec. IV. p. 2. 2) La légende de l'uræus ailé. 3) Textes relatifs au mythe d'Horus. 4) .אמט‎ Tempel-Inschr. 1. 102, 18.

Xour. , | 47

70786. il faut y voir le mot propre pour lance qui, ou bien provenait du même mot, ou bien pouvait être un mot tout à fait différent, pris de m 66346, 1. gexc épi, avec lequel il aurait en commun l'idée de pointe. Je ne crois pas que yomé ou zoms, 18 lance, soit dérivé de yomt, wo 7, et donne le sens de trident, car, ni la lance 6110708 à Edfou, ni aucune autre lance à ma connaissance, n'est représentée avec trois pointes: il faudrait faire entrer en ligne de compte les deux barbes de la lance, ce qui est insoutenable,. Pour montrer la différence entre yemt et 7ems, on pourrait dire aussi que, derrière Yems, le signe [J ne manque jamais, mais était tenu pour inutile et ne se trouve pas d'ordinaire derrière yemt. Xems, sans déterminatif, signifierait 1601; c'était, d’ailleurs, l'habitude de

déterminer par ]( tous les ustensiles ou toutes les armes de bronze. Naturellement xemt

pouvait aussi être déterminé par [: on trouve ו‎ 1 à côté de 7 : , pour 86 bronze,

dans un des chapitres additionnels du Livre des Morts (115, 4. 5).

Le Copte a une autre dénomination, n &apor. (àspurr), qui semble être le vrai nom du cuivre, tandis que oox-r a plutôt la signification de erz en Allemand. Cela semble ressortir de ce qu'on dit toujours וח‎ hapurs en combinaison avec d’autres métaux: n noyh aan mar ai רשקה ח‎ (Z. .כ‎ 600), «or, argent et cuivre», צר‎ ægimpomk 6 n sp, metallurgia nous apparaît comme ca n gomir, aerartus faber; du reste goxT 86 met aussi pour pecumia. La locution ה צהחגגסץ‎ hapoz est étonnante: on la traduit yakxoAlBavos. Elle paraît désigner le cuivre, et âspo-r doit être la plus restreinte des deux expressions.

Dans les Hiéroglyphes, le mot &spoz ne désigne aucun métal; il doit donc s'être

formé plus tard et paraît correspondre, dans sa première partie, à J | ce bäa mi-

néral dur, pierre. [J est done le cuivre dans son sens le plus étendu ו‎ le LPS restreint.

Dans le décret de Canope, 1 37, on traduit ON YI—= — ÿ ךר‎ uit en àner אקסע‎ homt, par strAn Adivn | yahxi. |

Le cuivre est représenté? comme l'argent et le plomb, en grosses plaques appuyées les unes sur les autres, dans le trésor de Ramsès 111, à Médinet Habou. Parmi les tributs que les peuples de la Syrie et de l'Asie, les Rotennou, les Anoukasa, les Asi et d’autres encore, apportent à Thoutmosis 111, on nomme surtout du cuivre et du plomb, et le cuivre toujours

D Le ב‎ ee: «cuivre dans 88 gangues, ‘comme nous avons trouvé plus haut, «or dans sa

gangue», C est à dire, cuivre et or en fragments bruts, massifs, mais non purifiés par la fusion. Une fois seulement cette épithète manque, mais doit être rétablie d'après le sens général

de la phrase. Car on peut à peine douter qu’à ces masses de cuivre brutes soit opposé le ve LR , Xomt sotefu, le cuivre fondu. ou purifié, copt. 601, 61% Théb.

purus, purgalus, דט‎ Memph. cffundere , que. donnent les Asi dans la grande inscrip-

tion de Karnak :.

Le cuivre brut, comme le plomb, est pesé toujours en [> fob, c'est à

1) On dit expressément d'une fourchette à trois pointes: or 1 ה‎ MORT .קד א‎ 20804, Catal. 334.

2) .צאט‎ Hist. Inschr. 1. 34.

3) Auswahl XII 11, 33; Denkm. .זוז‎ 31 8, 6. 8.

4) Denkm. 111. 1

5) Auswahl XII. 55.

48 Xowr.

dire en briques (copt. rmke, + later). On trouve des masses de 40 fob1, 80 2 40 tob3, 2 000% 76 65%

Le passage cité plus haut sur le cuivre purifié a une grande valeur: LS 1 --

/ = NE הדו הייו‎ 100 108 em ]תס‎ sotefu ten 2040, «108 briques de cuivre purifié pesant 2040 £exs. Chaque brique pesait en moyenne 188/, de ten. Probablement on coulait le cuivre fondu dans des formes qui, remplies exactement, renfermaient, en chiffres ronds, 20 ‘en chacune == 1818 gr. == 31/, livres. Il était rare qu'on remplit les formes exactement, pour éviter la perte du métal liquide: la brique restait un peu au dessous de son poids normal. Cela avait peu d'importance, car les briques, qui n'étaient jamais exactement semblables, avaient besoin d’être pesées de nouveau après s'être refroidies. Le même usage, et presque les mêmes masses et les mêmes formes, sont en vigueur encore aujourd'hui dans les fonderies que j'ai récemment visitées. Le cuivre brut et les minerais de cuivre ne pouvaient pas se trouver en briques. Si nous trouvons néanmoins 16 cuivre brut pesé en 202, c'est que le £0b ne signifie que 16 poids en gros de 20 ten: on n'avait pas toujours besoin de la pesée plus exacte par fer. L'or, l’électrum et l'argent étaient aussi quelquefois coulés en briques, mais on ne 168 pesait jamais par /02, toujours par {en et Aile. Le cuivre avait moins de valeur: on le pesait non pas toujours par fer, mais quelquefois par /02. De même pour le plomb fondu. Dans ce passage unique 8 deux mesures sont nommées. Nous apprenons par là que la brique pleine pesait 20 ₪5. On ne saurait dire, si les briques de métaux précieux avaient même poids, et partant moindres dimensions, ou bien si elles étaient de grandeur égale et plus lourdes.

Dans des inscriptions de basse époque, à Dendéra‘, on trouve souvent le groupe

D 2— ,בד‎ %omt kem, cuivre noir. C'était7, avec l'or et l'argent, un des métaux dont 000 =

on fabriquait les quatorze organes d'Osiris pour les cérémonies sacrées : il servait pour la poitrine, le ventre (d'après une conjecture de Mr. DümicHEN) et les oreilles. Il s'agit ici du cuivre fondu et purifié puisqu'on le travaille. Aujourd'hui encore le cuivre qui 8 subi une première fusion s'appelle tout simplement cuivre noir$. Les Grecs parlent déjà du א(‎ pékac dans le même sens. Il est appelé sombre ou noir par opposition aux nombreux alliages plus clairs, le bronze, le métal du prince Robert (yalxos Aeuxos), le laiton ou cuivre jaune, dont une partie seule est du cuivre.

Si l’on donnait, aux basses époques, le nom spécial de cuivre pur au cuivre noir, c'est sans doute que yomt désignait à lui seul, non seulement ce métal, mais aussi les différents alliages de bronze dont on se servait pour la confection de vases, d'instruments et de statuettes. Les musées d'Europe possèdent beaucoup d’objets, non pas en cuivre pur, qui pe se prête que peu à la fonte, mais en alliages variés, dont on estimait les nuances claires. On trouve de temps en temps des objets presque aussi jaunes que le laiton. Quelques pièces du Musée de Berlin ont été analysées par VAUQUELIN. Un miroir contenait 850, de cuivre, 140/, d'étain et 1°/, de fer. La composition d’un autre miroir est peu différente,

1) Auswabhl XII. 11. 2) ibid. 33. 3) Denkm. III. 30 a, + 4) IL 318. 8. 5) III. 31 a. 6.

6) DÜüm. Rec. IV. 3, 17 a. 10, 55a. 56. 578. 113. 1) V. .אסכ‎ L. L. texte p. 7.

8) HAUSMANN, I. 36, QUENSTEDT p. 611.

Lour. | 49

ainsi que celle de deux instruments, tandis qu'un poignard ne contient que peu d'étain, mais renferme une substance résineuse qui devait sans doute le préserver de la rouille. Les tombeaux et les temples nous ont conservé un grand nombre de dieux, d'animaux sacrés et d'emblêmes de grandeurs différentes. Parmi les dieux, la triade d'Abydos, Osiris, Isis et Horus, est très-fréquente. Au Musée de Berlin, il y a deux statues d’Osiris, hautes, l'une de 19 pouces avec des traces de dorure, l’autre de 16 pouces !/,. Une figure -de femme bien travaillée, mais malheureusement dépourvue d’attributs, est haute de 21 pouces 6% 4. Une plume en bronze, avec la corne et l’uraeus appartenant à un Osiris ou à un roi sous forme d’Osiris, est de proportions telles, qu’elle doït provenir d’une statue de grandeur naturelle. Le plus grand nombre des objets en bronze que nous avons dans les musées appartient à peu près aux temps des Psammétiks. Mais on en trouve de plus anciens, et le Musée de Berlin possède une statuette très-intéressante en cuivre ou en bronze qui représente Ramsès 11 sous forme d'Osiris: peut-être provient-elle de sa chapelle funéraire à Thèbes. Elle est du travail le plus fin, ainsi que l'inscription qui donne 6 nom du roi. Écrasée aujourd’hui, elle était coulée en creux: c'est donc un des rares exemples de bronze coulé en creüx, à une époque aussi ancienne que 6 XIVe siècle avant notre ère. On trouve dans les musées des instruments de toute sorte en bronze, des sistres, des clefs, des serrures, des cuillers, des clous, des instruments de chirurgie, des armes, des poignards, des haches, des couteaux, des têtes de lance, des miroirs, des plaques, surtout des vases sacrés avec leurs cuillers à longue tige, des coupes et des seaux, 6.

Dans les inscriptions anciennes, et surtout à Karnak?, on nomme des AU EU

hannu, de bronze. Ce mot correspond au Copte gnoar, gno, vas, supellez, instrumenfum quodvis, des vases, comme l'indique le déterminatif, ainsi que toute espèce d’ustensile ou d'instrument.

En plus, on nomme une quantité d'ustensiles , d'armes et de vases qui portent tous ]( pour déterminatif. On ne doit pas alors prendre ][ pour un mot et traduire «de bronze»: ]( désigne seulement que l'objet appartient à la classe des objets en bronze, ou peut-être seulement à celle des objets métalliques, car il est dit quelquefois que l'objet est d'un autre métal, d'or ou d'argent. ]( est alors un simple déterminatif générique. A

Karnak, on cite parmi le butin des Assyriens: A NA À Ko .NIN

0 1 nub mekrolina säm em xesbef, «d'or: un bâton incrusté de lapis-lazuli ou bien coulé en émail bleu.

ii 1 LE men meses en ET, «On métal men: un casque». On écrit aussi:

[HI | תה זו‎ * avec le déterminatif des animaux, ici celui du cüjir, car le casque était fait, tantôt en métal, tantôt en cuir, tantôt en métal et en cuir. A Edfou’, on parle

1) PASgALACQUA, Catalogue. Paris 1826. p. 238.

2) Rev. Arch. 1860. IL. pl. (XVI), 1. 33. 3) Denkm.. III. 32, 34.

4) Doit se rapporter à >p9, pl. rbpa, bacukus, pedum; "7 bp, hasta.

5) Denkm. 111. 30a, 15.

6) Denkm. II. 32, 27.

7) Düm. Rec. IV. 90,6. 92,18. Texte p. 51. cf. ibid. 10, 54. 59. où beti, ainsi déterminé, est masculin.

d’ e . ס ₪ י‎ 0 (er) D O 7 .

une cassette pour certains ingrédients לת | עבש‎ dde mme bett en

hat 0-0 «cassette d'or et d'argent»; de même à Dendéra. On trouve encore plus loin! 5-ו‎ D FA 620) (anos, abos) en nub, 000/02, scyphus en om; la cuirasse IN”

Ÿ &: ולי‎ | IL AN 7 3 taroina avec le déterminatif du cuir, par la même raison

que meses, le casque. MR. DE ROUGÉ a eu raison de l'expliquer ainsi et de le comparer à שריון‎ , 70, cuirasse. |

> D 1 un objet, sans doute une arme, que Mr. DE 10005 1 croit être un jam-

bard, bien qu’alors on eût dû le représenter debouts. La forme exacte semble être celle d'un poignard dans son fourreau =?" %

=- D? 7 KT DS mareh. D’après 32008011, Copte ascpes ל‎ spiculum,

--2 | lancea, enfin un vase.

D, xa la coiffure, le casque; Copt. sus pars pren d'aprés BruGscH, 8 armes en général, sans doute le même mot que ₪ ₪7 F4.

Tel [ D» mäloi; selon 00801, em partie de porte (Dict. p. 609).

D, uten, un anneau de métal. 200808 Dict. p. 609.‏ א AN D, tam, un sceptre de métal. Todtenbuch, Ch. 30, 3.‏ me Jo, la ville de Senfeb (PLevrE, Pap. de Turin, p. 16).‏

eSp, So, ut, un chaudron, une marmite (BruGsCH, Dict. p. 1685). Dans

les autres cas où [6 signe ]( est muni du déterminatif des trois grains, nous ne pouvons plus le regarder comme déterminatif: c’est un mot à part pour désigner «de bronze».

haustrum. 30008011, Dict. p. 300.‏ 6ק+יסצס D , th une ampoule d'airain, Copte‏ ָ ל - ב | = = Jo, , tab, d'après PLEYT= ?, un poids de bronze‏ =

De plus, certains ustensiles en bronze mentionnés dans la stèle Éthiopienne de Dongola !°.

sonuter kalere yomt äa 3, trois grands vases Æalere‏ )8 =1ך CL O1?‏ d'airain remplis d'encons.‏ <=>] [0 םב 0 PS‏ grands vases 201076 de bronze. Comp. 1] er‏ מ 7 LI 5 }s‏ ו <> et \Z à jjyr Sur une stèle de Barkal à Boulaq.‏ /

1) .אסכ‎ IV. 24,14. Bruascu, Dict. p. 50. 61. 1373. 2) V. De 20002, Rev. Arch. 1567. II. 96.

3) 25008011, Rec. 11. 54, 2. 4.6. Dict. p. 1706. :

4) Rev. arch. 1. 1. 5) PLEYTE, Zeiïitschr. 1871, 17. 6) Düx. Hist. Inschr. 5, 61. 7) 280080, Dict. p. 608. 8) Aegypt. Zeitschr. 1865, 68. 9) Aeg. Zeitschr. 1871. p. 17.

10) Denkm. V. 16 b. 9 ₪.

or. 51

AN [ROIS E 7, treize vases à lait de bronze.

QU -3 1 25 lu , deux vases à boire de bronze. FINE 5 ) NT six vases 207, comp. BruGscu, Dict.

[U Q, vase à anse, et לי [ח‎ |, des vases ken en électrum, et >< ANA ו‎ | 4000

ON | 5 La N / un vase 070 en argent, stèle de Barkal. ב‎ %( : / des vases kes de bronze.

SIX cuvettes, emsefs, de bronze.‏ !0 \\5 \\ | א

| à %6( 0! | / seize vases rolet de bronze.

MER deux vases feylet en bronze.

à oN, dix vases reb en bronze.

4 RS © ER deux vases 200: en bronze.

|85 à , deux vases ק6‎ en bronze.

Une autre suite de huit différentes formes de vases 86 trouve sur ג[‎ stèle de Barkal à Boulaq, stèle de la XXXVi® année du roi Horsiätef. Ce nombre considérable de noms pour les différentes espèces de vases est assez étonnant ; il indique un grand développement de cette branche de l'art et de l’industrie en général. (C’est une preuve de plus qu’il n’est pas question ici de fer, mais de cuivre.

Dans les anciennes inscriptions, les objets de cuivre sont toujours apportés par des peuples 0/4816: le cuivre sans épithète, le 20800) et l'uaf 5. par les Tahi de Syrie, le cuivre brut par les mêmes ou par les Rotennou, le cuivre purifié par les Asi. Des colonies Égyptiennes exploitaient le cuivre et le minerai de cuivre /mafka) sur la péninsule du Sinaï, comme on l’a dit plus haut. On faisait des portes précieuses avec le bois le plus dur recouvert de cuivre. Ainsi, sous Ramsës 111, à Médinet-Habou ?, ER [ A

D , 2 em à$ ânhe em yomt, «Porte en bois de cèdre entourée de cuivre»; et sous‏ --ן

mm . |‏ הוור ri 8 2-01 nefb em yomt, nub em‏ תי 5 NN‏ ו[ ו Séthos, à Abydos3:‏ äsem, «les battants des portes couverts de cuivre et ornementés d’électrum.‏ On désigne fréquemment, sous le nom de bronze Asiatique, une variété à laquelle‏ on attachait un grand prix. A Thèbes, on mentionne sous Taharka des portes de 87-‏

ANAAAN ס‎ À ו‎ | -0 Des 6/2ת‎ em yomt Set, «couvertes de bronze d'Asie; à Edfouf, (des

portes en bois Au de Tepyet), DA nf) וו‎ D << «ornementées de bronze d'Asie»; et

comore

1) cf. 200808 , Dict. p. 609 — [ר‎ ÿ: yahaxropépos, + נםח‎ % A הס‎ , Un vase mm) שא שיא אאא‎ ne

m hen en argent, sur une stèle de Barkal ג‎ Boulaq. 2) .אטע‎ Hist. Inscbr. 11. 17 6. 16. Comp. 1. 87, 2 à Edfou. 3) Bruasox, Rec. I. 12, 3. 4) .אטכ‎ Hist. Inschr. 11. 48, 8. 5) .צאט‎ Tempel-Inschbr. I. 87, 2. 6) Ibid. I. 102, 14. . 7%

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