‹ Les météoresChapitre 112 sur 117 · LOIS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

LOIS GÉNÉRALES

tion* des Nouvelles météorologiques dans une circulaire adressée aux présidents des sociétés météorologiques et aux directeurs des instituts météorologiques de TEurope : «La météorologie ne peut progresser que par le concours d'un très-grand nombre d'observateurs conscienaeux ; mais, par sa nature même et par son application à tous les usages de la vie dans nos sociétés modernes, elle a su faire naître autour d'elle un mouvement considérable et des sympathies actives, dont il lui importe de faire un bon emploi. Il lui faut favoriser le mouvement qui la pousse en avant, et encourager tous les genres de concours, en approchant de chaque effort le but pratique auquel il doit tendre, tout en permettant à là science de se constituer. »

Lois générales.

Dans sa première séance TAssociation scientifique a voté une subvention applicable à la construction d'un grand télescope qui sera placé dans une de nos villes du Midi.

Les liens qui unissent l'astronomie, la météorologie et la physique du globe ont été indiqués avec une gi'ande élévation de vues par le P. A. Secchi, directeur de l'Observatoire à Rome ^, dans une série de mémoi-

1. Cette commission est composée de MM. Charles Sainte-Claire Deville, Marié-Davy, Renou, Lemoine et Sonrel.

2. On doit à ce savant la construction d'un météorographe destiné à enregistrer les phénomènes météorologiques, au moyen de courbes graphiques tracées sur des tableaux dont le mouvement est réglé par une horloge. Le grand prix a été décerné par le jury international de l'Exposition universelle de 1867, à cet appareil, qui fonctionne régulièrement depuis neuf années au Collège romain.

res relatifs aux rapports observés entre les variations atmosphériques et celles du magnétisme terrestre, ainsi que par M. Quetelet dans son beau travail sur les phénomènes périodiques. Ce dernier dit très-bien : « On peut regarder l'astronomie, et surtout Tobservation des deux grands corps célestes qui frappent le plus nos regards, comme renfermant T origine de tous les phénomènes qui méritent de nous occuper dans nos études. »

Arago, dans son Astronomie populaire^ a aussi montré la beauté des rapports que l'observation des phénomènes cosmiques * et terrestres nous découvre :

ce Les divers phénomènes de la voûte étoilée et de la météorologie, lors même qu'ils paraissent déjouer par leur inconstance toute la perspicacité des hommes, finissent, à la suite d'une étude approfondie, par se rattacher les uns aux autres dans une sublime coordination. »

M. Renou , dans son mémoire sur le retour périodique des grands hivers, a recueilli les faits importants qui semblent prouver que la période des principaux phénomènes météorologiques est liée aux périodes des étoiles filantes, des taches solaires et des oscillations de Faiguille aimantée. Ces rapports, qui, pour la plupart, comme le fait observer M. Renou, ne sont encore basés que sur des conjectures, doivent cependant nous guider dans la recherche des grandes lois qui président à l'organisation des mondes.

C'est par la connaissance de ces lois, par l'admiration qu'elles nous commandent, qu'il nous est surtout possible de concevoir l'action bienfaisante de la puis-

1. Du mot grec cosmos, qui veut dire également ordre^ monde et beauté.

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