De Vinfluence exercée par V atmosphère sur la végétation
aqueuses qui se sont élevées du sein de la terre et des nues, les matières innombrables que Ton a appelées les immondices de Tatmosphère ; ces matières retombent avec les pluies, la grêle, la neige, à la surface de notre planète ; là elles se disséminent et elles vont porter jusque sur les roches les plus arides les éléments nécessaires à la vie des plantes, qui peuvent ainsi se multiplier sous presque toutes les latitudes, quel que soit le sol où tombe une semence. Les couches aériennes inférieures qui baignent la surface de Técorce solide de notre globe et la surface deux fois plus étendue des mers, après s'être chargées de matériaux divers , se dilatent par réchauffement, et montent jusqu'à ce que le refroidissement qu'elles éprouvent à de grandes hauteurs les fassent retomber. Un va-et-vient perpétuel se produit dans cette tranche atmosphérique de sept kilomètres d'épaisseur que nous avons pu sonder. La pluie, la neige se forment, et, emportées par les vents des lieux qui ont vu naître l'embryon du premier nuage, elles vont féconder des plaines lointaines en les . arrosant d'une eau saturée d'air nouveau. »
En Angleterre, les dernières ascensions d'hiver d'un savant aéronaute, M. Glaisher, ont permis de reconnaître, à une élévation où la température avait été trèsbasse pendant les ascensions d'été, un courant d'air chaud, épais de 700 mètres, chargé de vapeur, et qui, peu de temps après, s 'abaissant sur la ville de Londres, la plongeait dans un brouillard intense.
Ces curieuses observations tendent à prouver que les hautes régions de l'atmosphère sont parcourues, comme les profondeurs de l'Océan, par de grands courants d'inégale température, qui contribuent sans doute aussi à l'entretien d'un système général de circulation aé-