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LES NUAGES

rienne, et qui, s* abaissant parfois jusqu^à la surface de la terre, y produisent les grands changements de température que l'observation des météores nous permettra peut-être un jour de prévoir avec une suffisante exactitude.

Formes des nuages.

Les causes qui déterminent la forme des nuages, leur couleur, leur élévation, ne sont pas encore bien connues. La double action des courants d'air chaud qui s'élèvent de la terre pendant le jour et des courants horizontaux, peut faire comprendre la suspension dans l'atmosphère de vapeurs visibles, plus lourdes que le milieu dans lequel elles flottent. Suivant Fresnel, la chaleur solaire, absorbée dans le sein des nuages, en fait une espèce d'aérostat, qui s'élève d'autant plus que la température est plus haute. C'est par suite de ces influences que généralement les nuages sont plus élevés à midi que vers le soir.

M. Jamin* a montré que les particules aqueuses dont l'ensemble constitue un nuage sont à l'état de gouttelettes pleines, et que, lorsque le rayon de ces gouttelettes est suffisamment petit, c'est assez d'un effort très-peu considérable pour les soutenir dans l'atmosphère. Cet effort est toujours réalisé par les déplacements que l'air subit constamment.

Un savant physicien et météorologiste anglais , Howard, a le premier distingué dans les nuages quatre formes principales : Cirrus, Stratus^ Nimbus^ Cumulus ^

l. Cours professé à la Sorbonne.

î. An Essay on the modifications of clouds^ ànd on the principles of their production, suspension and destruction, Londres,

3ï LES MÉTÉORES.

LcH cimiH sont les nuages déliés et transparents qoi reiHemltient à des plumes légères et qui se maintiennont toujours à une grande élévation. Ou les voit sonvont dÎKpQsés en bandes parallèles , en filaments dirigés (lu Hud au nord, paraissant divei^er d'un point d< l'horlxon et converger vers le point diamétralement opjiOHi'. " l'IuHÎeurs méléorologiates dit M. Ch. Martini, Howard, Forster, Peltier, croient que ces cirrus servenl do conilucteurd entre deux foyers lointains d'électricitJ do nom contraire dont les fluides tendent à se recom-

Focmoi dca nuages. — Cirrus ou queues de chat.

poser, et que la flexibilité des nuages conâuctenrs finit par leur donner U forme rectiligne nécessitée par la condition du plus court chemin d'un foyer à l'autre, » Lu blancheur des cirrus provientdes particules glacées, dos flocons de neige dont ils sont composés. Leur appirence leur a. fa.il donner les noms de queues de chai, i/ueues de ckeval, arbres de vent. Ils annoncent presque toujours un cliangeraent de temps.

Le stratus est la longue bande horizontale de nuages,

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