Phare de la Loire
affaiblies cependant, tandis que les deux extrémités du grand diamètre, irisées dès le commencement du halo^ conservaient une grande intensité lumineuse. »
Enfin, à Âmboise, le phénomène offrait des circonstances également remarquables :
c< Par un temps serein, qui laissait bien distinguer les étoiles, la pleine lune étant cependant voilée, est apparu peu à peu un halo ou grand cercle lumineux, assez large, dont la lune occupait le centre. Dans le même temps s'est formé un autre cercle, non moins large, mais beaucoup plus grand que le premier, et de la circonférence duquel la lune occupait, au sud, Tun des points. Les deux cercles se coupaient, et la lumière réfractée se trouvant en quelque sorte accumulée aux deux points d'intersection, situés à Test et à T ouest de la lune, on y remarquait deux foyers lumineux qui, par degrés, ont offert aux regards toutes les couleurs de l'arc-enciel, parfaitement visibles et parfaitement distinctes. »
Gl^^
Description. — Brume glacée. — firuit et odeur. — Courants électriques. — Influence magnétique. — Aurore australe. — Points de vue diflférents. — Périodicité des aurores.
Description.
Plusieurs heures, même quelquefois un jour avant l'apparitiou de l'aurore boréale, des mouvements irréguliers s'observent dans TaiguiUe aimantée. Sa déviation à l'ouest, ou déclinaison, augmente sensiblement pendant ce temps. Peu à peu, vers le nord, Tair se rembrunit à l'horizon, et on voit s'élever un rideau de brumes violettes, assez léger pour laisser apercevoir les étoiles. Sa partie supérieure s'éclaire d'abord faiblement, ensuite cette lueur devient de plus en plus régulière et forme un arc de couleur jaune pâle, tournant sa concavité vers la terre et^ ayant son sommet dans le méridien magnétique*.
] . On appelle ainsi le plan qui passe par le centre do la terre et par Taiguille aimantée.
L'arc monte avec lenteur dans le ciel et devient giaduellement plus lumineux. Des stries noirâtres f'j dessinent; sur toute sa longueur se manifeste uns sorte d*efiervescence. Bientôt des rayons se forment, variant de longueur et d*éclat et s*élançant dans le eial comme des fusées d'artifice. La tndnée de feu^ éblonis* santé par intervalles, passe du rouge pourpre au ybK d'émeraude ; le plus souvent une splendide teinte jaune domine.
Dans leur ascension, ces rayons dépassent le zénilli et paraissent converger vers un même point du ciel, 1b zénith magnétique, indiqué par le prolongement d*une aiguille aimantée librement suspendue.
Pour peindre les subites variations de lumière des rayons, M. Bravais dit qu^ils dardent. Par moments ils sont tellement multipliés qu'ils envahissent toute la voûte céleste, formant une immense coupole de feu, agitée comme les vagues de la mer. Aucune description ne saurait rendre la magnificence de ce spectacle.
Dès les premières clartés de l'aurore, l'aiguille aimantée éprouve de vives oscillations. Elles augmentent quand les rayons paraissent ; chacun d'eux, en se détachant de l'arc, fait en quelque sorte palpiter la boussole. C'est alors que les marins disent qu'elle est affo^ ' lée. Des intervalles de tranquillité de plus en plus fréquents marquent ensuite la phase décroissante de l'aurore. On a constaté que la déviation de l'aiguille a lieu alors en sens inverse de celle du début.
Voici comment M. Lottin, chargé, avec M Bravais, d'une mission scientifique en Islande, décrit un remarquable mouvement ondulatoire qui s'observe dans les rayons lorsqu'on les regarde avec attention. « Pendant que Tare monte vers le zénith, d'un pied à l'auti-e
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