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ÉTOILES FILANTES

Bolides. — Pluie de pierres. — Pierres météoriques. — Météore extraordinaire. — Vitesse et apparences des bolides. — Chute d'aérolithes. — Composition des aérolithes. — Apparitions périodiques. — Obscurcissement du soleil. — Anneau de météorites.

Bolides.

Chacun a vu les sillons lumineux, de direction, d'étendue et de couleurs variées, que tracent rapidement à travers les constellations, tantôt des points brillants sans diamètre apparent, tantôt des globes de feu de diverses grandeurs. Ces derniers, qu*on désigne sous le nom de bolides^ se divisent quelquefois en fragments à la fin de leur course, en faisant entendre une forte détonation, et formant un petit nuage au point même où ils disparaissent.

Des traînées éblouissantes, des bolides incandescents ont été aperçus en plein jour, mais bien rarement. Pendant la nuit, on compte moyennement une dizaine d'étoiles filantes par heure ; mais à certaines époques de Tannée elles traversent Tatmosphère par essaims.

De nombreux bolides sont parfois mêlés à ces grandes apparitions.

Diverses conjectures ont été faites sur la cause de ces phénomènes. Kepler les croyait engendrés par des « exhalaisons terrestres, » et cette opinion, peu modifiée, s'est propagée jusqu'à nous. La plupart des savants ont cependant adopté une autre explication ; ils attribuent tous ces météores aux masses minérales connues sous le nom d'aérolithes^ qui, lorsqu'elles tombent sur le sol, présentent les traces évidentes d*une vive combustion. Un. passage de Plutarque montre que cette explication avait été déjà donnée par les anciens : « Quelques philosophes pensent, dit-il * , que les étoiles filantes ne proviennent point des parties détachées de l'éther qui viendraient s'éteindre dans Tair, aussitôt après s'être enflammées ; elles ne naissent pas davantage de la combustion de l'air qui se dissout, en grande quantité, dans les régions supérieures; ce sont plutôt des corps célestes qui tombent, c'est-à-dire qui, soustraits d'une certaine manière à la force de rotation générale, sont précipités ensuite irrégulièrement, nonseulement sur les régions habitées de la terre, mais aussi dans la grande mer, d'où vient qu'on ne les retrouve pas. »

Diogène d'Apollonie parle d'une « étoile de pierre qui tomba tout en feu près d'iEgos Potamos. » La chute de cet aérolithe produisit une vive impression sur les habitants de la Thrace. Suivant la description qui nous en est restée, il avait « deux fois la grandeur d'une meule de moulin et faisait la charge entière d'une voiture. » Une pluie de pierres tomba près de Rome, sous

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