BOLIDES
le règne de Tullus Hostilius. En Galatie, Gybèle était adorée sous la forme d'une pierre venue du ciel. A Émèse, en Syrie, une semblable pierre était consacrée au culte du soleil. Ces deux pierres météoriques furent plus tard transportées à Rome.
Pluie de pierres.
Au dix-huitième siècle, les savants ne croyaient pas encore aux pierres tombées du ciel. C'est en 1794 seulement qu'un physicien allemand , Chladni, essaya de démontrer la vérité de l'explication qu'on reléguait parmi les superstitions populaires. Peu de temps après, le 26 avril 1803, une pluie de pierres qui vint à tomber sur la petite ville de Laigle, en Normandie, dissipa tous les doutes. Un procès- verbal fut dressé, et le commissaire de l'Institut qui se rendit sur les lieux rédigea un rapport, dont Humboldt^ a donné l'extrait suivant :
« A une heure de l'après-midi, par un ciel très-pur, on vit à Alençon, à Falaise et à Gaen, un grand bolide se mouvant du sud-est au nord- ouest. Quelques minutes après, on entendit à Laigle, durant cinq à six minutes, une explosion partant d'un petit nuage noir presque immobile, qui fut suivie de trois ou quatre détonations et d'un bruit que Ton aurait pu croire produit par des décharges de mousqueterie, auxquelles se mêlait le roulement d'un grand nombre de tambours. Chaque détonation détachait du nuage noir une partie des vapeurs qui le formaient. On ne remarqua en cet endroit aucun hénomène lumineux. Plus de deux