‹ Les météoresChapitre 86 sur 117 · Bulletin de V Académie royale de Belgiquej t. XVITI · texte numérisé non relu

Bulletin de V Académie royale de Belgiquej t. XVITI

sière; de sorte qu'il n'existe plus rien de ce qui pourrait déterminer un développement de liunière. Nous rappellerons ici que, d'après M. Jules Schmidt, les météores les plus lumineux semblent s'allumer à des hauteurs plus considérables, tandis que ceux d'un éclat moins intense appartiennent à des régions moins élevées. Les différents modes de diffusion de la lumière peuvent être attribués au plus ou moins de volume des particules. Les plus petits grains de poussière émettent de la lumière dès qu'ils ont atteint les couches supérieures, et s'éteignent tout aussi promptement, parce que, après un court trajet, ils sont dissipés par la résistance de l'atmosphère. Les particules moins déliées parcourent un chemin plus long, mais s'éteignent aussi, généralement, à des hauteurs considérables, i Les grands météores, arrivés aux couches inférieures, qu'on a vus animés d'un mouvement de rotation, et qui ont disparu sans donner lieu à une chute d aérolithes, peuvent être considérés comme des agglomérations relativement volumineuses de substances pulvérulentes. Us laissent fréquemment des traînées lumineuses qui persistent longtemps. L'amiral de Krusenstern, dans son voyage autour du monde, a vu la large trace d'un bolide briller pendant plus d'une heure, sans changer sensiblement de place. Nous avons parlé de nuages qu'on voit pendant le jour à la suite des météores. M. B. V. Marsh, en décrivant celui qui a paru le 15 novembre 1859, dans une partie de l'Amérique, dit qu'il laissa une colonne de fumée d'environ mille pieds de diamètre, dont la base était située à une élévation d'à peu près huit milles. Ces apparences ne s'expliquent que par la supposition d'immenses amas de matière pulvérulente.

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