‹ Les météoresChapitre 87 sur 117 · POUSSIÈRES COSMIQUES · texte numérisé non relu

POUSSIÈRES COSMIQUES

Un savant allemand, M. de Reichenbach, qui s'est beaucoup occupé des aérolithes, a publié des travaux remarquables sur leurs relations avec les comètes, qu'il considère comme composées de la même matière, réduite à des particules excessivement petites et trèséloignées les unes des autres ^ La condensation à divers degrés de ces nuages de poussière cosmique lui paraît pouvoir rendre compte de l'apparence granuleuse observée dans les pierres météoriques, et même dans les masses de fer, qu'il est aussi parvenu à séparer en globules.

La chute de poussière dont la matière était identique à celle des aérolithes, ressort des récentes analyses chimiques, aussi bien que d'un assez grand nombre de relations historiques. Hine affirme « qu'on a vu dans le ciel un incendie tomber sur la terre en pluie de sang.» Cet incendie devait être la lumière répandue par un bolide, et le sang une poussière rouge mouillée par la pluie. Dans Procope, il est question d'une grande chute de poussière noire, aux environs deConstantinople, en 472, poussière qui devait accompagner un météore lumineux, car, d'après l'historien, « le ciel semblait brûler. »

Arago a réuni beaucoup de faits semblables dans son Astronomie populaire. Il cite la chute d'une matière rouge et noirâtre qui eut lieu à Verde, en Hanovre, et fut accompagnée d'un globe de feu et de détonations. Cette matière brûlait les planches sur lesquelles elle tombait. En 1813, le 14 mars, on vit tomber en Calabre, dans la Toscane et le Frioul, de la poussière et de la neige rouges ; on entendit en même temps

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