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Annales de CUniv. du Chili, 1859, p

Khetree, — Analyse de Waldee '.

Analyse minéralogique :

Fer nickelé 18,55

Pyrrhotine et schreibersite 5,22

Matières terreuses solubles 35, 18

Matières terreuses insolubles 42,36

La partie insoluble est un minéral augitique qui ressemblerait très exactement à la trémolite et à Tactynote, si les deux tiers de la chaux n*y étaient pus remplacés par de l*oxyde de fer.

iïaprès H. Waldee, la densité des parties claires est égale à 3,743, et celle des parties foncées à 3,612.

KérilU. — Les faces de la météorite tombée à Kérilis* sont recouvertes d*une croûte remarquablement épaisse et généralement chagrinée , sur laquelle quelques grains métalliques font fortement saillie. Ça et là brillent des paillettes de mica, d'origine évidemment terrestre, aussi bien que Targile qui salit la surface de Téehantillon en certains points.

Une cassure artificielle a mis à découvert une surface frottée et striée intérieure, sur laquelle ont été écrasés et étirés les grains de fer nickelé, comme il arrive souvent. Considérée dans sa cassure, cette météorite est d'un gris foncé, avec des taches ocracées, qui résultent évidemment d'une altération que la météorite a rapidement subie depuis sa chute, comme il pourrait résulter de traces de protochlorure de fer.

Sa structure grésiforme résulte de Tagglomération de grains très différents les unes des autres. Les uns, parfois assez volumineux, sont d'un blanc crayeux ; les plos nombreux sont d*un gris cendré. On distingue ça et là des grains globuliformes (chondrites de Gustave Rose) et des grains arrondis, d'un jaune de bronze, consistant en pyrrhotine. Sur le fond pierreux et sur les surfaces striées qui traversent la masse, on voit aussi de nombreuses gi'enailles de fer nickelé, qui apparaissent de toutes parts à la suite d'un polissage artificiel. Elles sont de tr^s faible dimension et d'une forme tuberculeuse, très irrégulière. La densité de la météorite, à la température de 21®, est égale à 3,51. Soumise à Faction de Tacide chlorhydrique, la météorite perd environ 60 pour 100 de son poids. La partie attaquée consiste en un mélange de péridot, de fer nickelé et de pyrrhotine, qui est reconnaissable à l'hydrogène sulfuré qui se dégage.

Le résidu inattaquable, examiné au microscope, contient un très grand nombre de grains cristallins, très actifs sur la lumière polarisée, dont quelques-uns présentent des contours prismatiques. On y observe aussi, d'une part, des clivages parallèles entre eux, disposés les uns suivant la longueur du prisme, les autres perpendiculairement, — d'autre part des inclusions, comme on en rencontre toujours dans Tenstatite des météorites.

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