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Chemical NeiM, 19 juin

1 Comptes rendus, t. ICI, p. 20.

S04 ENCTCLOPÉD» CBOnQUE.

A la substance pierreuse inattaquable sont associés des grains noirs» absolument opaques, comme le fer chromé, présentant parfois des contours octaédriques ; leor nature est confirmée par Tessai direct au chalumeau.

L'examen d'une lame mince permet de voir comment ces éléments sont associés dans la météorite. Tout d*abord on distingue l'enstatite» disposée en aiguilles rayonnant autour de certains centres et constituant des masses globulaires. Ces parties sont disséminées au milieu de péridot granulaire, qui contient aussi des grains métalliques de fer nickelé et de pyrrhotine.

Veid-Chair. — La météorite de Feid-Chair^ se com|H>se d'une partie pierraise, d'un gris clair, dans laquelle sont disséminés de très petits grains à éclat métallique, de formes irrégulières, les uns d'un grb de fer, consistant en fer nickelé, les autres, d'un juuiic de bronze, formés de troïlite ou sulfure magnétique de fer. Gomme il arrive très fréquemment, la substance pierreuse est en partiesous forme de globules. La structure bréchiforme est d'ailleurs reconnaissable à la teinte différente des fragments empâtés. Une plaque polie fait ressortir ces caractères et laisse apercevoir, en outre, de petits grains d'un noir mat, qui sont disséminés dans toute la masse, et adhèrent tantôt aux grains de fer métallique, tantôt aux globules pierreux. Ainsi qu'on le peut constater sur des plaques minces, toute la partie pierreuse agit sur la lumière polarisée. Il est difficile d'y reconnaître des contours nets de cristaux.

Traitée par un acide, la partie pierreuse est attaquée en partie, et parait consister en un mélange de péridot et d'enstatite.

42* Type.

BANJITE. (Stah. Mecx.)

Roche d'un gris cendré, cohérente, renfermant de gros fragments plu^ durs et clivables. — Densité : 5.5, Stanislas Meunier. — Composition minéralogtque : Mélange de montréjite (voy. Zô*" type) et d'erxiêljénite (voy. 21* type).

Chute unique :

1872, 15 octobre. Soko-Banja, Alexinatz (Serbie).

Soko-Banja, — Peu de météorites ont un aspect plus hétérogène que la remarquable roche sur laquelle j'appelle l'attention, et qui est représenta; au Muséum par un échantillon de près de 2 kilogrammes, donné en 1878 par M. le professeur Pancitch, au nom de l'Université de Belgrade.

On peut la caractériser d'un mot en disant que cette pierre, malgré de profondes différences chimiques, prosente la structure du trass des bords du Rhin.

Elle est entièrement élastique et l'on y remarque à première vue des galets un peu anguleux quoique fortement arrondis, empâtés dans une masse brécboïde ellemême, mais dont les éléments sont beaucoup plus petits.

i. Comptes rendus, l. LXXXIV, p. 71.

Cet pirtiei constituantes, galets et masse bréchoide gëoërale, sont doac dans la même situation relative que les fragments plus ou moins auguleui de ponce et de Dachjte dans le conglomérat i grains Ans du Irass des bords du Rhin.

Les galets ne dilT^-ent pas seulement de la bràche générale par leur structure : leornuance et leur composition s'unissent pour les en séparer nellement. D'ailleurs ilsn'ont avec elle qu'une très faible adhérence ; on peut très aisément les en détacher et ib laissent alors une empreinte profonde dans la roche oh ils étaient encastrés. L'échantillon du Muséum montre ainsi la place occupée par plusieurs de ces galets DHÎntenant disparus (fig. 69).

La première chose à faire pour étudier la météorite de Soko-Banja était suivant moi, et contrairement h la marche suivie par les cliimistes qui se sont déjà occupés de cette masse, de séparer des éléments litholo;,'ique$ si évidemment difTérents et de soumettre chacun d'eux à un eiamcn distinct, puis de les comparer à des types lithologiques antérieurement définis.

Les galets empfttés dans la météorite de Soko-Danja sont avant tout remarquables par leurs formes.

Ils constituent des masses polyédriques dont les angles sont fortement émoussés et qui rappellent â s'y méprendre la l'orme de h plupart des pierres météoriques craùdérées dans leur ensemble.

Leurs dimensions sont très variables. Les plus gros que j'ai observés mesurent 19 millimètres de diamètre, beaucoup ont de 5 â 5 millimètres ; il en est de bien plu petits.

366 ENCYCLOPÉDIE CUllIIQUE

La cassure de ces galets est finement grenue. On ne l'obtient d'ailleurs pas trè aisëment, à cause de Textréme tendance des galets à subir un véritable clivage qi s*opère suivant des surfaces planes. Ces surfaces, qui s'entre-eroisent en divers sent offrent une apparence nacrée, et sur elles se montrent des granules métallique étirés et irisés. 11 va sans dire que ce clivage doit s'entendre ici dans son sei lithologique, les galets, loin d'être des fragments de cristaux, appartenant a contraire à une roche très complexe. 11 faut assimiler les fissures dont il s'agit an joints qui, chez les roches terrestres, déterminent si souvent l'isolement de bkN pseudo-réguliers. En effet, les galets qui nous occupent se divisent eux-mêmes € blocs pseudo-réguliers, remarquables par l'acuité de certains de leurs angles.

Une lame transparente, placée sous le microscope, montre que la roche qui coi stitue les galets résulte avant tout du mélange de deux minéraux transparents as» ciés à des granules opaques.

La densité des galets est égale à 3>59.

Soumise à l'aimant, leur matière pulvérisée se scinde en une portion magnétiqi et métallique et en une portion non attirable et pierreuse.

Sur une surface polie, les granules métalliques se montrât d*un gris d'acie avec la forme ramuleuse ordinaire pour les fers nickelés des pierres météorique Ils représentent sensiblement 10 pour 100 du poids des galets.

Leur dissolution dans l'acide chlorhydrique donne lieu à un dégagement sensib d'hydrogène sulfuré et au dépôt d'une matière noirâtre oii l'on reconnaît la pr sence simultanée du graphite, de la schreibersite et de silicates dont font partie 4 très petits cristaux extrêmement brillants. La solution contient une quantité n< table de nickel.

Déjà nous avons dit qu'au microscope une lame transparente décèle chez 1< galets la présence simultanée de deux minéraux lithoïdes. De ces deux min raux, Tiin affecte la manière d'être du péridot, l'autre la cristallisation allong et rayonnée par place de l'enstatite.

Les cristaux de ces deux espèces présentent en nombre incalculable des incl sions qui paraissent consister en substances liquides ou gazeuses et qui affecte: souvent des alignements manifestes.

Des fissures de divers ordres traversent la masse dans toutes les directions.

Soumise en poudre fine à l'action d'un acide concentré, la substance picrreu des galets s'attaque en partie. Le résidu consiste en un silicate dont toutes les pr prictés sont colles des substances pyroxéniques qui constituent la portion insolub des météorites les plus fréquentes. L'attaque donne lieu à un abondant dépôt < silice gélatineuse et la liqueur contient de la magnésie très prédominante avec ( fer et des traces d'alumine et d'alcalis.

La roche dans laquelle sont empâtés les galets est elle-même brèchoîde, ainsi qi nous l'avons déjà dit.

Vue à l'œil nu, sur une section polie, elle se signale tout d'abord par le contras de sa pàtc blanchâtre avec des globules dont la nuance est bien plus foncée. Çà et brillent des grenailles métalliques dont les unes ont l'éclat de l'acier, tandis qi les autres sont jaunâtres à la manière du bronze ou du laiton.

Les grenailles douées de l'éclat de l'acier consistent en fer fortement nickel

leurs fonncs sont très ramifiées et il est manifeste dans quelques parties qu elle Ksont insinaées dans la roche après sa consolidation.

Celles dont U nuance jaune rappelle le bronze ou le laiton sont constituées par le sulfure double de fer et de nickel désigné parfois sous le nom de troïlite et qui se difl&re par aucun trait essentiel de la pjrrhotinc proprement dite. La pyrrhotine, fréquente dans les météorites, se présente ici en fragments clivables de formes irr^ulières et exceptionnellement volumineuses. Certains de ces amas atteignent 14 millimètres de diamètre. J*ai pu, sur Tun d*eux préalablement puriOé avec soin, m assurer une fois de plus que cette substance donne lieu à un dépôt de soufre quand on l'a traitée par l'acide chlorbydrique étendu. Par leurs caractères extérieurs les fragments de pyrrhotine se comportent comme des cailloux qui auraient été empâtés dans la masse, et non pas comme des concrétions qui s'y seraient directement déposées.

One lame mince examinée au microscope montre dans la portion pierreuse de la masse bréchoïdé générale l'existence de deux minéraux intimement mélanj^'és.

L*un d'eux, fendillé en tous sens, très actif sur la lumière polarisée, rempli d'inclusions, a tous les caractères du péridot. On constate d'ailleurs que l'acide chlorbydrique l'attaque aisément avec dépôt de silice gélatineuse et dissolution de magnésie.

L'autre, en cristaux allongés, souvent disposés en amas rayonnes, résiste aux acides et appartient à l'espèce enstatitc.

Outre ces deux minéraux bien cristallisés, se montrent de petits globules, de eoaleur très foncée, susceptibles quand on les coupe de prendre un très beau poli et qui, même en tranche très mince, ne sont pas toujours transparents. Certains d'entre eux présentent autour d'un noyau très noir une écorce grise rigoureusement concentrique.

Ces globules, en partie attaquables aux acides, ont des dimcnsioui très variables ; beaucoup sont tout à fait microscopiques ; un très grand nombre mesurent de i à 3 millimètres de diamètre ; il en est de plus gros. Paimi ces derniers^ qui atteignent 4 ou 5 millimètres, plusieurs se signalent par leur forme, non plus sphcroîdale, mais tuberculeuse, tout à fait comparable à celle des rognons de pyrite de la craie blanche.

Enfin je signalerai la découverte de cristaux de bronzite et d'un cristal doué d'une belle couleur vert clair que je n'ai pu examiner faute d'une quantité suffisante de substance. L'échantillon unique que je conserve, consiste en un cristal brisé d'un millimètre de diamètre environ et dont la section est sensiblement octogonale. Ce minéral est translucide et possède un éclat gras. Il paraît clivablc dans deux directions sensiblement perpendiculaires entre elles et contraste par la vivacité de n nuance avec toutes les espèces signalées jusqu'ici dans les météoiites.

AIGLITE. (Sta>. Meun.)

Roche grossière formée de grains arrondis juxtaposés et de couleurs variées. Cette rociie est dure et prend très bien le poli. — Densité (moyenne de très nombreuses

«M EKCTCLOPBDU CRIMIQUE.

ntmiii'^i («inoordantes) : 3,3. — Comjnntion minéralogique : La masse «Miintii<lleiUPl)tdu mëlangc de divers silicates magnésiens, dont les uni, a \\\i* Hux Milles, paraissent de nature pcridotique, tandis que les autres, rési (W n^irnls, offrent une composition voisine de celles du pyroiëne ou de l'amp lld [wlilos quantîlës d'alumine indiquent peut-être des traces de feldspath. nickfU est abondanl ; oq obserre la troîlite et l'analyse décèle du pho^ pout-AUra à de la schreibenîle.

IWKkJwlM- Alboreto, Hodène (lulie).

ITIW» SI juillet. Barbotan (Gers. France).

ttWt, If il'Wmlire, Bénarès (Bengale, Indes).

»MkA. ïtl tiviil. L'Aigle (Orne, France).

tijltKi ««'it' Himresrort, Tipperary (Irlande).

|(t||t 10 avril. Toulouse (Haute-Garonne, France).

ifSbit 4 aoAI. Aldsworth, Cirencester (Angleterre).

IHMI, tV janvier. Kaee, Sandee (Oude, Inde).

WK In avril. Akburpur, Saliaranpur (Inde).

lUttlt. (Ijuin. Chandakapur, Bérar (Inde).

Ilthlt, ÏM mars. Harîsson Gounty, Indiana (Ëlats-Unis).

IHIKI, U juin. Knyaliinya (Hongrie).

tM)N, llti mai. Siavelic (Croatie).

INOII. h mai. Krabenbcrg (Bavière).

(H7ti. lîl février, Wesl-Libertj, lowa-Township, Amann, lowa O (ËLits-Un

INNA, ïN janvier. Saint-Harlin de Quinsac (Gii-omle).

AlhiireUi. — Densili! ; 3,544, d'après Hardingcr ' I Akuil, ICiDn., I. XLVII, STmnrMSeJ.

MÉTÊOBITES. S60

Barhotan. — Analyse de Vauquelin.

Silice 46

Magnésie 15

Chaux 2

Sesquioxyde de fer 58

Oxyde de nickel 2

loi"

Densité : 5,6209, d*après Rumier.

Bénarh. — Howard a analysé séparément :

i* La matière pierreuse :

Silice 48

Magnésie i8

Sesquioxyde de fer 54

Protoxyde de nickel 2,5

102,5 2*^ Les globules chondritiqurs :

Silice 50

Magnésie 15

Sesquioxydo de i'er 54 (?)

Protoxyde do nickel 2,5 (?)

101,5 &» Les granules de fer malléables :

Nickel 26,09

100,00 4*" Le sulfure de fer :

Fer 75,00

Nickel 7,14

Soufre 14,28

96,42 Densité : 5,5659, d après Rumier.

L Aigle. — Analyse de Fourcroy et Vauquelin :

Silice 55

Magnési'* 9

Chaux 1

Protoxyde de fer 56

Protoxyde de nickel 5

Soufre 2

Laugier trouva 0,01 pour 100 d*oxyde de chrome. Densité : 5,4791, d*après Rumier.

I7t EHCTCLOPtoU CIDUQUB.

Mooretfort, Tipperary. — Aniljw de HigKins* :

Silice 48,25

Hagoésic 9

Nickel i,75

Soufre 4

Densité : Ttfim^, d'aiiràs Rumier.

3,67, d'après Higgins.

Tottlouie Densité: 5.7396, d'après Riunler.

"^^â^Sk^ï^

FiK- 11- — Aiglilc lombéo le 10 avril 1812 à Toulau«o. Lame mince vue au miennen|i?. AiAtLtmrih. — Densité, 3,-i.

llarmon Counly. — Analyse de Smith Aiiulytto de ta partie magnétique.

Fer

Nickel.

lS,2*i

A reparler. . . . 00,000

HtTÉORITKS. 271

Report 00,000

Cuivre 0,036

Hiosphorc 0,026

Soafre 0,022

i 00,448 Dans la partie terreuse l'acide sëpare :

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