Poggend. Ann., t. XGVIII, p
4. Der Meteor tteinfall von Pamallee Ak. Wien, 7 février 4864. — Der Ueleor von Parnallee. Id. 4 juillet 4861. — Pamallee. Dritter Berichi. Id. 45 mai 4863.
5. M. Cass -h avait déjà donné un récit circonstancié de cette chute et dÎTen détails minérilogiqui*s et chimiques dont plusieurs paraissent d'ailleurs peu exacts, comme Ix proportion de nickel
videmment beaucoup exagérée. Y. Silliman* American J., 2* série, t. XXXII.
Procentiiche Zuzammen setzung de» Meteoreteines von Pamallee. Ak. Wienn, 45 mai 4863.
METEORITES. 277
Malgré ces diverses publications, la météorite indienne m*a paru offrir encore le sajet d*une étude intéi*essante au point de vue de la géologie comparée. Mes recherches ont porté surtout sur les échantillons enregistrés dans les catalogues du Naséam d*histoire naturelle, sous les numéros2Q.il5;2Q.177;2Q.267 ; et 2Q.400. Le premier a été donné à notre collection par le British Muséum ; le second par M. Ch. Yoimg, professeur au Western Collège de Hudson (Ohio) ; le troisième par C. U. Chepard et le dernier, par M. le D' Lawrence Smith, professeur à TUniversité lie Louisville (Kcntucky). Mes résultats s'appliquent également en grande partie, aux pierres tombées à Gabarras (Caroline du Nord), le 51 octobre 1849; à Mezoïadaras (Transylvanie), le 4 septembre 1852; et à Bremerwôrde (Hanovre), le 13 mai 1855; pierres qui paraissent identiques à la météorite qui va m'occuper spécialement.
La pierre de Pamallee offre une structure tout à fait remarquable. M. Silliman, en publiant le travail de M. Casse!, qui vient d*ôtre cité, la qualifie depisolithique^n Mais cette expression parait tout à fait impropre.
En effet, la structure de la roche extra-terrestre est rigoureusement celle de DOS grès à gros grains. Il est bien vrai que certaines particules pieireuses sont enveloppées de couches successives de troïlite et que du fer nickelé est venu quelquefois s'appliquer sur certains grains de nature variée (circonstances qui se trouvent réunies, par exemple, dans Téchantillon n^ 115); mais cela résulte manifestement d'actions postérieures à la formation même du conglomérat.
Cynthiana. — C'est ici que nous rangeons la roche tombée à Cynthiana le 25 janvier 1877, tout en reconnaissant de grandes différences avec le type : peutêtre y aura-t-il lieu de procéder ultérieurement à un remaniement.
M. Smith' lui assigne une densité égale à 3,41. Son poids était de 6 kilogrammes; sa structure est essentiellement bréchiformp.
L'acide l'a scindé en :
Matière soluble 56,50
Matière insoluble 43,50
Outre la pyrrhotine, la matière soluble renferme :
Silice 33,65
Protoxyde de fer 30,83
Alumine . 0,11
Chaux traces
1. Compte* rendus^ t. LXXXY, p. 680, Lawrence Smith. S. Sillim. Amer /., 3* série, t. XIV, p. 224 (1877K
tn KIKÏCLOPÊDIE CHINIQUE.
La partie inallaquable donne :
Silice 57,60
Proloxyde de fer 11,42
Alumine 0,45
Chiui 5.70
Magnésie 23.97
OiTde de chrome 0,38
Soude J.24
Le 1er nickelé, qui repr&enle 5,93 p. 100 de la météorite, contient :
Fer 90,64
Nickel 8,55
Cobalt 0,75
La compoâtion minénlt^ique de la météorite de Cynthiana serait, d'apris Si
Hinérani péridotiqnes 50,00
Bronzite et minéraui pyroxéaiqnex 58,00
Fer nickelé 6,00
Troîlite 5,50
Fer diromé 0.52
45» TTPE.
CHUDNITE. {d- BosB.i
Boche extrêmement friable dans laquelle on distingue de grondes parties tout ) fait blanches, lamellaires, reliées par une sorte de ciment d'uQ gris très riair où se trouvent empâtés de tout petits grains complètement noirs, et d'autres d'un jaune plus ou moins ocrcux. - Densité: 3,039 (Sarloriusde WaltiTsIiausen), — Composition minéralogique : Celte roche est formée surtout d'enstatite blanche opaque. à laquelle se trouvent mélangés un peu de labrador, du fer nickelé, de la troîlite. etc.
KÉTÉORITES.
Chalet pnnetpalei :
18«, 25 mars. Bishopyille (Caroline du Suil, filals-Uiiis). 1848. 20 mai. Casiine (Haine. gtals-Unis).
BithopviUe. — D'aprèi une analyse faite par H. Shepard*, olle serait formée de :
Chiadnite (MgO.SiO»! 90
Anorthile fi
Fer niekélitèrr 2
Pyrite, soufre, etc 2
Cette composition immédiate a été déduite des analvses élémentaires suivantes, dont la première est de M. ShepanI et l'antre de M. Sartoriua de Wallershiusen*.
Silice
Magnésie 28,25
Alumine
Seaquioxyde de fer
Chaux
Soude
Eau
La pierre de Bishopville se distingue à première vue des météorites des types communs par la couleur presque blanche de sa pâte. Sa cassure est irrégulière et l'on reconnaît facilement qu'elle renferme beaucoup de grands cristaux blancs qui lui donnent une apparence porphyroïde. On aperçoit çà et là de petites taches ocreuses, dues évidemment à la suroxydation d*un composé ferrugineux. De très rares grains d'un jaune de bronze, analogues pour l'aspect au sulfure magnétique de fer, se voient aussi dans la masse. Enfin, de petits points noirs sont disséminés en assez grand nombre.
De toutes les roches terrestres, celles qui à première vue et indépendamment de leur composition ressemblent le plus à la météorite qui nous occupe, sont certaines variétés de trachytes porphyroïdes. Les cristaux disséminés sont tout fendillés et il faut les manier avec précaution pour ne pas les désagréger, tant est grande leur friabilité.
Un vernis enveloppe la météorite de Bishopville. Il est marbré de blanc et de gris avec de toutes petites veines noires. Il se distingue de la croûte des météorites ordinaire, non seulement par sa couleur, mais encore par un éclat bien plus vif, au moins dans certaines parties.
D'après H. Sartorius de Waltershausen, la densité de la météorite de Bishopville est égale à 3,039 <.
ORNANSITE. (Stan. Med«.)
Roche d'un gris foncé entièrement oolilhique et tellement friable qu'elle tache les doigts au moindre contact. Le ciment des globules est invisible. — Densité: 3,599 (Pisani). — Composition minéraiogique : Le péridot constitue les trois quarts de cette roche; il est mélangé à des silicates magnésiens plus acides, à du fer nickelé et à de la troïlite. On v constate aussi des traces de fer chromé.
Chutes principales :
1868, 11 juillet. Ornans (Doubs, France). 1877, 1*' janvier. Warrenton (Missouri, États-Unis).
1. Voyez dans le Journal de 5t7/imaft, t. XXVI, juiUet 1885, une étude de M. E. Wâdsworth sur cette question.
OnUAt'. — L> deDsiUde la météorite d'Omansest de 3,599 (en petits fragineiits).
Du» le matras, elle ne change point d'aspect. Cliauiït'e dans un tube ouvert, ïUe devient ronge en dégageant de l'acitle sulfureui. Au ehalumean, elle est fusible ta icorie Doîre magnétique. Sur lu coupelle, avec le carbonate de soude et le nilre, elle donne une faible réaction de manganèse. Au spectroscope, on voit la chaui et la unde.
Elle est attaquable en grande partie par l'acide chlorhjJrique avec d^agement d'hydrogène sulfuré en formant une gelée abondante.
Le fer eit tellement disséminé dans la masse avec la pyrite magnétique, qu'il a été impossible de la séparer au barreau aimanté, tant en opérant ù sec qu'en opérut tons l'eau.
On finit par attirer toute la masse par petites portions, ce qui tient sons doute à ce que la pyrite est aussi attirablelouten étant très intimement mélangée avec le reste. DuH l'impossibilité de déterminer la quantité de fer ntckélilSre au moyen du barreau aimanté, H. Pisani a employé un moyen détourné pour y arriver, en dé- Icnninant le Tolume d'hydrogène dégagé par l'acide clilorhydrique. Il est vrai qu l'on obliait ainsi seulement la quantité totale de fer et de nickel; mais, en tenant compte de la quantité moyenne de nicltcl que contiennent les fers météoriques, on pent avoir, du moins tris approximativement, la teneur en fer nickélifôre de cette oiéléarite. Ce moyen est même à recommander, non seulement dans ce cas particulier, mais encore comme conlrâle dans le cas ordinaire de ces analyses où l'on détermine le fer nickélifère au moyen du barreau aimanté -, en effet, par ce dernier procédé, quelque précaution qu'on prenne, on a ordinairement une certaine quantité de silicate mêlée au fer.
La pyrite qui se trouve dans cette météorite n'est pas le sulfure simple,, mais bien le sulfure Fe^S', puisqu'on déterminant la quantité d'hydrosulfure dégagée par l'icide cblorfaydrique, H. Pisani a trouvé une quantité de soufre moindre que edle obtenue par lui en attaquant la météorite par l'eau régale et déterminant le amrre au moyen du chlorure de baryum.